LE COIN DE L´ENIGME

Nouvelle découverte :
Le  Salvator Mundi de…
 Léonard de Vinci


Des trinités de …Giampietrino aux Salvator Mundi de Léonard

  http://www2.artflakes.com/artwork/products/239623/poster/239623.jpg

 Deux Trinités attribuées à Giampietrino attendant à être comparer avec celle du Maître, hélas détruite, mal attribuée ou disparue dans une quelconque collection privée.
Comme le furent ces deux Salvator Mundi suivants :


http://blogstorico.files.wordpress.com/2011/07/copia-del-salvator-mundi-realizzato-allinizio-del-500.jpg?w=600  

Celui dit de Vinci, celui à droite vit le jour, il n´y a pas longtemps, sortant tous deux d´une collection privée, celle du marquis de Ganay
( les deux images sont cliquables)
Cette table fut restaurée en 2011. En France Léonard aurait peint cette œuvre pour Louis XII entre 1506 et 1513, puis on perdit sa trace.
On la retrouvera pourtant chez Charles I d´Angleterre en 1649.
 Vers1650 Wenceslaus Hollar en fit une gravure, puis cette œuvre passa au duc de Buckingham et de Normandie en 1763.

Elle réapparut en 1900, endommagée par les tentatives de restauration précédentes sans attribution reconnue,

quand elle fut achetée par un collectionneur britannique, Sir Frederick Cook, qui la vendit au baron de Lairenty et passa plus tard au marquis de Ganay à Paris.


Celui-ci possédait déjà l´autre, celle de l´auréole attribuée vaguement à plusieurs élèves de Vinci, dit disciples.
Les descendants de Cook la vendirent aux enchères en 1958 pour 45 £.
La peinture fut redécouverte après l´ acquisition par le groupe américain de marchands d'art de Robert Simon en 2005, et authentifiée comme étant un Léonard.
Rares
sont jusqu'à présent les nouvelles sur les circonstances de l'acquisition de la table, qui aurait été comptabilisée en vente aux enchères en 2005.
Après l'achat de l'œuvre elle fut apportée aux conservateurs du Metropolitan Museum pour une évaluation, puis à ceux du Musée des Beaux-Arts de Boston,

 qui, cependant, ne se sont pas prononcés.


En 2010, elle fut finalement portée à la National Gallery le réalisateur Nicholas Penny invita quatre chercheurs pour l´ évaluer:

 Carmen C. Bambach, conservateur du département graphique du Metropolitan Museum, Pietro Marani et Maria Teresa Fiorio,
universitaires auteurs milanais de plusieurs essais sur Léonard et de la Renaissance, et Martin Kemp, professeur émérite d'histoire de l'art à l'Université d'Oxford.
Les opinions furent toutes positives, il a donc été décidé de procéder à la restauration puis exposition lors d´un monographique sur Léonard
 qui eut lieu dans le musée de Londres, la National Gallery du 9 novembre 2011 à janvier 2012.

Les nouvelles découvertes ont été publiées dans la revue Artnews, suivient par le Wall Street Journal, qui avait également aventuré une évaluation de 200 millions de dollar.

Barbe
et moustache, étaient originalement absents sur ce tableau, ( voir plus bas )
 ils furent probablement ajoutés après la Contre-Réforme, pour amener l'image du Christ à la physionomie «officielle».
 La restauration a révélé une qualité picturale bien au-dessus des spectatives espérées, par sa richesse de couleurs tout à fait comparable, selon Pietro Marani,
à la Dernière Cène, particulièrement riche en bleus et rouges de la draperie.

D´ailleurs là aussi le visage du Christ est aussi flou, la peur à le dessiner de Vinci dit-on.
 Une comparaison avec les pigments de la Vierge aux Rochers de la National Gallery a donné des résultats positifs quant à la compatibilité.
Enfin  la flexographie scientifique et analyses confirment l'analogie avec les dessins préparatoires.

Parmi les
meilleurs morceaux de virtuosité prouvée dans le monde, qui simule le cristal de roche,
 ce qui démontre une étude approfondie de la réfraction optique à travers la vitre, en harmonie avec les intérêts scientifiques de Léonard.


L´état de l´œuvre était mauvais sur la partie haut du tableau, le visage ayant était retouché à plusieurs reprises durant ce temps.
Sur la main qui bénit on retrouva le sfumato signature de Vinci.
A cause des mauvaises conditions de conservation et aux pseudo –restaurations, le cou, pour un artiste connaisseur de l´anatomie humaine laisse rêveurs nos spécialistes.
Personnellement j´ai toujours vu sur la Joconde cet état de choses. Nous verrons plus tard l´importance de ceci.
Les deux bandes seraient les attributs impériales.

Le marquis de Ganay affirme que le tableau qu´il possédait depuis 1911 est l´original ( celui du haut à gauche).
Il le vendit à Sotheby's en 1999, attribuée au Cercle de Léonard pour 332,500 $.


Histoire d´une Fausse Signature sur un Salvator Mundi ou un Salaï qui cache un Vinci

Cette œuvre d´art fut achetée en janvier 2007 par Bernardo Caprotti aux enchères de Sotheby à New York, attribuée à Salaï, c´est à dire à Gian Giacomo Caprotti da Oreno,
 au prix de 440.000 $, le double de son estimation.
Bernardo la donna à la Pinacothèque Ambrosienne de Milan, le 11 avril 2013. Passée aux Rayons X et Infrarouges etc.
 il s´avéra, une fois restaurée que la table cacherait une vraie oeuvre de Vinci.
( Lire ) Une autre histoire de fausse signature, cette fois attribuée à ce diable, Salaï.
D´autres fausses signatures déjà rencontrées sur ce site :  celle du
Chevalier à la Main sur la Poitrine du Greco,
puis celle de la
Belle Ferronière de Vinci

Remarquons que sur l´image obtenue aux RX le Christ est imberbe.

  

http://lecoindelenigme.com/Joconde-Prado_archivos/image011.jpg

http://www.panorama.it/images/cultura/a/19914443-1/Anche-se-non-e-Leonardo-da-Vinci-e-un-capolavoro_h_partb.jpg
 


http://lecoindelenigme.com/Joconde-Prado_archivos/image013.jpg



Les Salvator Mundi, copies d´après Léonard de Vinci

 

  Deux Salvator Mundi de Giampietrino,
Remarquons sur le second que malgré la maîtrise des pinceaux et des proportions de ce disciple de Vinci, ses yeux bifurquent sur les côtés.
Ceci aura son importance pour ce que va suivre plus bas.

Remarquons que le Saint Jean Baptiste au sourire jocondien a un œil strabique.

 

Celui de Cesare da Sesto et un anonyme attribué à un élève de Léonard, d´Oggiono ?

   

 A Marco d´Oggiono on doit les deux premières peintures, l´autre reste anonyme pour l´instant



Jadis attribué à Léonard aujourd´hui à un de ses disciples qui reste encore à définir.
Voyez que le geste des dernières images est pratiquement le même.

Cet adolescent rappelle un autre tableau :
'El Salvador adolescente' du Museo Lázaro Galdiano à Madrid,
attribué d´abord à Vinci ou à
Giovanni Antonio Boltraffio ( des études sont en cours à cause d´une empreinte de doigt )
Celui-ci ne bénit pas de sphère, et semble avoir inspiré Le Corrège, qui le fait lire.
Au centre le Salvator Mundi , bien féminin de Sassoferrato.

           


Revenons au geste de nos deux tableaux de la collection Canay


  http://static.squarespace.com/static/5165dbc4e4b035d7482d7812/52100d17e4b004f80b48c8c8/52100d18e4b004f80b48c8ca/1376784015919/davinci-works-paintings-salvatormundi-oldphoto.jpg  

 
La copie qu´en fit Marco d´Oggino
Photo d´avant la restauration du tableau « retrouvé » ( 1912 ) avant restauration qui découvrit sous les capes de vernis le sfumato, signature de Vinci.
Il Salvator Mundi de San Domenico Maggiore, Naples, anonyme pour l´instant, mais après la dernière découvert il attire fortement l´attention.
Puis le jeunot de Boltraffio suivi de celui de Luini où le fond n´est plus uniforme, ni la sphère en cristal ou en globe terrestre, mais en plomb.
Enfin celui de Daniel Crespi…



http://lh6.ggpht.com/-blCnfNDglhk/USDNmjWHUII/AAAAAAAAW5I/J6P-0Hh-I98/B.LUINI-36-Christ%252520Salvator%252520Mundi.jpg



Les dessins préparatoires de Vinci selon quelques experts




Croquis préparatif attribué à Léonard de Vinci pour la tête de son Salvator Mundi



Dessin de Vinci pour l´étude des plis de son Salvator Mundi


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Comparatif avec son schéma de la Donna Vanna

On le compare donc avec une figure féminine ou plus exactement androgyne comme sa Joconde.
On sait que Léonard aime jouer sur l´ambiguïté sexuelle, ce qui laisse penser que pour lui, les âmes jumelles sont en nous, la Quintessence du
Cinquecento.
Voyez sinon :
Les Androgynes de Vinci ou l´Eternel Sacré
N´oublions pas qu´Hermaphrodite était le fils d´Hermès et d´Aphrodite.

L´exquise du haut est clairement féminine ce qui rappelle le chapitre : La Clef de la Cène
C´est à se demander si pour ce génie de la Renaissance, Dieu n´était pas Femme ou avait une part d´elle, comme être entier accompli.
C´est là la lecture secrète de sa Cène de Milan à travers les prénoms des apôtres.
Retrouvera-t-on des
effets miroirs parlants sur ces Salvator Mundi ?

 
 Les Effets Miroirs

Et bien pour le savoir examinons ces deux tableaux de la collection Ganay
Nous savons que jusqu´à l´époque de Vinci le Salvator Mundi devait être représenté traditionnellement par un visage vu de face et symétrique en tous points.
Cette symétrie traditionnelle nous l´avons étudié avec
les autoportraits d´Albert Dürer, qui eut le culot de se peindre en Sauveur.
Ce qui est assez simple pour un dessinateur, il suffit de superposer le calque à l´envers.
Mais voilà personne n´est symétrique 100%, personne n´est parfait, sauf Dieu. Léonard fut un très bon observateur à la fois très moqueur ou fiel à ses idées.

Superposer le calque à l´envers… Faisons de même avec nos ordinateurs actuels.
D´abord avec Dürer qui connut bien Léonard.



 

  
Hans Memling, Jésus Bénissant 1478 au centre l´original à gauche le côté droit est doublé en miroir, à droite le gauche. Ainsi pour toutes les images qui suivent.

Voyez comme chez Memling la symétrie est respectée comme l´exige le canon tradition. Sauf quelque jeu d´ombre, il n´y a pas de différence.

 Par contre pour Albert Dürer, il pourrait s´agire de deux personnes bien différentes…


Si vous avez visité un musée de science, il y a une machine qui double notre partie droite du visage puis la gauche.
Obtenant une face de bonté et l´autre de méchanceté, plus ou moins prononcée, délattant nos polarités, tout le monde possède le Bien et le Mal,
à nous et notre libre arbitre de développer l´un ou l´autre. C´est bien là l´enseignement du passage du Fruit Défendu de la Genèse.

Faisons de même avec les Vinci est leurs copies.
D´abord celui qui appartenait encore à la collection Ganay dont les traits semblent plus symétriques, et les yeux, à cause du dépilage de sourcils bien féminins.




 

Cette symétrie n´est qu´apparente
La première image montre des traits joyeux, sourire aux lèvres, yeux en amande, nez fin et système pileux peu actif.
Sur la suivant la barbe a poussé, le sourire disparu, le nez est ample et les yeux horizontales regardent devant, mais déviés sur les côtés externes,
comme ceux de la première image. Le
strabisme était symbole de communication divine, comme nous l´appris Raphaël.
Sur l´originale les yeux semblent regarder sur notre gauche, mais ce n´est que tromperie.




Passons à l´autre tableau, au sfumato léonardien dont les yeux restent inquiétants malgré la restauration.
A droite il louche, à gauche il regarde droit devant lui. ( lire
Louche ou Cuillère d´Y-voir )
Les sourcils semblent plus féminins, malgré la mâchoire carrée, le nez petit et le duvet sur la lèvre supérieure, pourrait être celui d´un imberbe ou celui d´une femme.
L´autre est bien plus masculin, le menton plus large et long et ressemble bien plus à un homme.

 

 Mais ce n´est pas tout… Le décolleté me rappelant celui de la Joconde, jouons aux miroirs avec l´ensemble du tableau…

   

La poitrine, obtenue en doublant la partie droite du tableau est plus volumineuse à la façon Joconde.
Les épaules s´élargissent si on fait l´inverse, alors que le torse est devenu plat.
Faisons de même avec l´autre attribution léonardesque.


    

Le cou est plus féminin, son creux est visible, le buste est plat ou les seins tombants.

 Ici, le ROUGE domine, couleur de valeur 2, couleur du dualisme, de l´activité, la couleur de la robe virginale mais aussi des prostituées ( Lire Prostitution Sacrée ).
Remarquons que la décoration du croisement est horizontale, symbole de passivité, adjectif attribuée au rôle de la femme.


Dans l´autre cas ces pierres sont verticales, masculines donc. Le Bleu de valeur 6 domine, celui de la passivité pourtant
la pomme d´Adam est pressente ici. Le Salvator Mundi récupère les
couleurs de Jésus sur la Cène de Vinci à Milan.
( on verra l´importance de ces contradiction plus tard )
Passivité et activité ; Femme, Homme ; Bas et Haut, se symbolisent par la croix, présente ici sur ce globe.

Faut-il s´en étonner, non ! Rappelons-nous de l´
étude du paysage déséquilibré de notre Dame du Louvre
 « 
La gauche symbolise l´homme, le Yang tandis que la droite serait la femme ou Yin. »
Nous n´avons fait que croiser l´image de notre gauche avec la droite et vice et versa, comme indique la décoration de l´habit,
avec ses bretelles qui ne passent pas aux épaules mais sur les bras limitant ainsi le mouvement, rebroussant la tunique vers le haut.


Retrouve-t-on ceci sur les autres copies ?
 Sur le Salvator de Giampietrino le strabisme est déjà sur l´original, invitant peut-être ainsi à ce jeu de miroir.
Ce qui se trouve sur les images obtenues par PC, où en ayant une photo de l´œuvre et en plaçant un verre au milieu du visage.
Un beau Christ Sauveur est un personnage assez inquiétant ou plus âgé et sévère. Le dieu de l´A.T. ?
Sur le premier la ceinture est svelte et des seins aplatis par les bandes se dessinent timidement.

   

Sur le Luini c´est plutôt le contraire, la dernière image ressemble d´avantage à un visage ovale plus souriant, mais barbé.

  

 

Le Salvator avec empreinte « de Vinci » de Naples :
Il est vrai que l´image que j´ai de lui est moins bonne, pas trop de changement avec la première phase de l´effet miroir,
mais la seconde est un visage plus nettement féminin avec moustache, comme nos
Saintes Travesties !
    

Passons au Caprotti qui cache un Léonard

 

 
 

Etude des Couleurs par la Gematrie des deux Salvator Mundi de la Collection Garnay


Le premier du Haut celui dont la symétrie est moins marquée :
On a le Rouge, le Bleu et le Blanc => 2 + 6 + 9 = 17, l´Etoile du Tarot ou 15 + 2 => le Diable et la Papesse !
( voir
Dirck Crabeth :Allégorie du Christ Sauveur de l’Humanité de 1550 )

Le Rouge étant la couleur dominante ici, symbole de dualité, du féminin.
Mais aussi 17 => 1 + 7 = 8, La Justice, le Soleil du Haut qui se reflète au Bas.

*
Le Salvator attribué à Vinci par le sfumato :
Le Bleu est roi ici, puis le blanc et enfin le «  jaune doré » => 6 + 9 + 4 = 15 + 4 , le Diable et l´Empereur…très terrestre n´est-ce pas ?
Mais aussi 15 + 4 = 19 , le Soleil, symbole de divinité.
19 = 1 + 9 = 10, soit le Bateleur et l´Hermite qui donnent la RouX de Fortune.

Mais si on regarde l´image en HD on se rend compte que Vinci dessina avec du Marron et non du Jaune
Alors on a 1 + 6 + 9 =>, le Bateleur, l´Amoureux et l´Hermite ou 15 + 1 => le Diable et le Bateleur, mais le total est 16, la Maison de Dieu…

Au cours du temps, le graphisme de cette carte a beaucoup évolué.

Pour Jacques Viéville (vers 1650), le seizième arcane majeur du tarot de Marseille représente un arbre sous lequel un berger et son troupeau s'abritent du soleil.
 Sur l'édition originale du tarot de Viéville, le « berger », les bras écartés la tête levée vers le ciel, semble recevoir une « pluie »,
ou manne céleste, détail qui est resté dans le tarot de Marseille, mais avec des teintes plus catastrophiques de nos jours.
Dieu est bien nommé le Bon Berger !

Mais la Tour de cette Maison rappelle Magdala, car Magdala vient de l´hébreu Migdala qui signifie tour.

Elle représente l'humilité par l'ego anéanti par l'épreuve : Destruction violente des masques et autres montages fallacieux.
Salvatrice, le défi d'humilité peut être douloureux.
Lire le
Symbolisme de Marie de Magdala

Dans les pays musulmans ce sont des TOURS qui protègent les Lieux dits Terribles où le ciel et la terre s´unissent.
Ciel et Terre, le Masculin et le Féminin unis qui donnent ensemble la Quintessence.

Dans la liturgie catholique on nomme Marie, Tour de David, Tour d'Ivoire ( d´y voir ), symbole de l'entretien perpétuel entre la divinité et l'humanité.

Mais 16 ainsi obtenu peut devenir un 7, le Chariot
, la carte des difficultés vaincues.
Où on retrouve les deux couleurs dominantes sur ces Salvator : le Rouge et le Bleu, comme les chevaux de cet arcane. Ceux-ci sont parfaitement opposés.
 L'un rouge, symbole d'activité, est pourtant placide sur cette carte, tandis que l'autre, bien que bleu-passif semble fournir un gros effort.
 À moins que son attitude n'exprime de la hargne.

Le chariot porte un écusson où figurent les lettres S et M, initiales des couples « Soufre et Mercure » et Spiritua et Materia…ou Salvator Mundi…
Le personnage porte des épaulières de Janus .. de là peut-être les yeux loucheurs ou strabiques.
Dieu n´a ni début, ni fin ( alpha-omega) il est le gardien des portes ( jugement dernier )
Le Chariot  représente un roi guerrier, qui triomphe sur son char, un conquérant qui voyage.
Après avoir réalisé l'amour inconditionnel, ( carte VI, l´Amoureux ) s'être réalisé dans sa vie matérielle et spirituelle, l'homme a réussi son parcours, le voile est levé.
Le chariot, numéro  7 du Tarot, est aussi identifiable à la
Grande Ourse, ( voir aussi ) qui se compose de 7 étoiles, avec Alcor et nous montre le NORD.
 Le symbolisme de cette constellation est très riche que l´on parle de la Grande Ourse, du septentrion, des hyperborées,
du char tirée par 7 cygnes d´Apollon, Dieu du Nord. Ce Nord qui est Le Point Fixe, le Dieu de Pythagore ( cf. Le Pendule de Foucault d´U. Eco ).
Au Moyen Age et à la Renaissance, la tradition géo-mystique de Guillaume Postel situe le paradis au pôle Nord.
S'élever vers le Nord signifiait sortir définitivement de la caverne cosmique;
alors que descendre vers le Sud annonçait le retour au monde manifesté ou la descente aux enfers, ici-bas.
Nord : Le monde crée, sorti du chaos par la volonté de Dieu, est orienté Nord-Sud et Est-Ouest. On retrouve ici les dimensions du Temple.
 La course du Soleil ne passe pas par le Nord, elle a comme axe l´Est-Ouest ; la Naissance et la Mort
Ainsi au XVIIe siècle, le pôle Nord était souvent apprécié comme un gouffre d'eau ( où tombe l´eau ) et comme un LIEU DE RENAISSANCE ET DE MORT.  
C´est bien cette gardienne des sources qui fut présente tant au moment de la mort comme de la résurrection de Jésus.
*
Remarquons que la majorité des Salvator Mundi sont en tunique rouge, sur chemise blanche et cape bleue et que celle-ci, chez ses disciples, est fourrée de Jaune.
 2 + 9 + 6 + 4 = > Papesse, Hermite, Amoureuse, « souterraine »… Marie Madeleine ?
 ou 11 + 10 = 21 => la Force et RouX => le moteur du MONDE


Croisement sur le plexus solaire : Luini
http://www.nationalgallery.org.uk/upload/img/luini-christ-among-doctors-NG18-fm.jpg 

On le retrouve chez Luini : Jésus parmi les Docteurs
Ici le Christ, le Berger, le Sauveur fait le signe de l´Androgyne sacré tout en montrant trois doigts de sa main gauche au niveau du cœur.
Ses couleurs : Blanc, Bleu et Rouge, ajoutons-y le Marron => 9 + 6 + 2 + 1 = 18 soit La LUNE
Arcane traditionnellement rattachée à l'archétype maternel/féminin.
 Ses qualités physiques qui font que sans produire de lumière, elle reflète celle du soleil, contribuent à forger un symbolisme dual :
d'un côté le Soleil, source de lumière, actif, le Père / de l'autre la Lune, reflet de lumière, réceptif, la Mère.
Le 8 est bien le chiffre qui symbolise la Lumière du Haut se reflétant au Bas, mais aussi signe de l´Infini.

Le Sauveur du Monde serait-il pour certains une femme ? 

Quoi qu´il en soit, il semble bien que Léonard détenait un savoir, une croyance, qu´il transmit à ses élèves.
Eut-il accès, à travers ses mécènes, à quelques livres interdits par Rome ?

  Comme Diego Velázquez qui avait la bibliothèque royale à ses pieds ! et l´on sait combien les rois sont friands de livres interdits.
Pourquoi pas de Vinci ? Surtout si on se place à Florence et à Milan à son époque. ( lire :
DE L´ACADEMIE  d´ATHENES  à celle de FLORENCE )
J´ai démontré, je pense, que ses œuvres se basaient sur des écrits apocryphes, comme ses trois ici-bas :

Des Livres Sacrément Interdits

 Livre Sacré Du Grand Esprit Invisible

….Le panthéon, ainsi décrit, voit ensuite apparaître une série d'êtres transcendantaux dont les principaux sont :
 la VIERGE MALE BARBELO, L'ENFANT TROIS-FOIS-MALE, la Vierge mâle Youel (un double de Barbelo) et Esephech l'enfant de l'enfant ( UN DOUBLE DE L'ENFANT )

Ces émanations divines fonctionnent comme une double unité, c'est-à-dire comme des principes mâles-femelles
 comme il peut en être de Jésus et de Sophia , la « Sagesse ». La Sophia chutée devient par cette union la « Sophia-divine ».

Pour la plupart des gnostiques, le Saint-Esprit s'identifie à une femme immatérielle, sœur et épouse de Christos ;
l'âme est comme une jeune fille emprisonnée dans le corps de l'homme, les souffrances de Sophia incitent Jésus à la soulager et,
à travers elle, à délivrer l'humanité tout entière.
N´est-ce pas que cette Sophia va comme un gant à la Marie Madeleine de la Cène?
 
Livre de La Sagesse de Jésus Le Christ

Spontanément, la lumière de ce commencement se révéla en un premier Homme immortel androgyne, afin que,
 par cet immortel, les hommes pussent atteindre le salut et s’éveiller de l’oubli grâce à l’interprète envoyé
qui est auprès de vous jusqu’à ce que prenne fin la pauvreté des brigands.

Sa compagne est la Sagesse, la grande, destinée par le Père auto généré, depuis le commencement en lui, à former une union.
Les brigands sont aussi nommés archontes et correspondent avec les anges déchus et le dieu de l´A.T.
 …..

Le fils de l’Homme se mit d’accord avec la Sagesse, sa compagne, et se fit connaître comme une grande lumière androgyne.
Son aspect masculin, d’une part, est appelé “le Sauveur”,  “le Géniteur universel”.
Par ailleurs, son aspect féminin c’est “la Sagesse”, “la Génitrice universelle” ; certains l’appellent “la Confiance”.

Livre Secret de Jean

Elle qui est la première Pensée, l’image de cet Esprit, elle fut la matrice de tout car elle existe avant eux tous.
Elle est la Mère-Père, l’Homme primordial, l’Esprit Saint, le triple mâle, la triple puissance, le triple nom androgyne,
l’Éon éternel parmi les éons invisibles et la première à être sortie.
……..

D´autre par il est dit  que « 
de la lumière pure qui entoure l’invisible Esprit » regardez la sphère de cristal pur avec ses trois points
Pour en savoir plus sur ces livres et cet enseignement reflété sur les œuvres de Vinci, lire :

 
Léonard de Vinci, le Gnostique, son Œuvre à Travers les Apocryphes


Salvador Dali retrouvez-y les mêmes couleurs que sur les Salvator Mundi
Le même symbolisme, mais masqué sous la supposée folie de l´artiste..
… le sauvant ainsi de la censure dictatoriale.