|
|
|
|
|


|
|
|
|
|
|
|
|
|

|
|
|
Dante, dans La Divine Comédie, désigne la façon dont il va poursuivre son trajet
initiatique vers l’Enfer puis au Purgatoire et enfin au Paradis : il suivra tout
simplement les traces de pas de son guide, empreintes de pieds qu’il
désigne par « orma »,
ou au pluriel « orme ».
Cet orme désigne en italien les traces, les marques,
les marches de pas. Suivons
donc la piste de cet orme là.
|
|
L´ORME DE LA MARCHE
|
|
Guillaume Postel, nom
bien choisi , dit que l´orme identifie une délimitation territoriale, aussi bien sur
le plan horizontale, que sur le verticale ; Projetons nos regards au
cœur de la France où il signale la
présence d´un orme géant, au milieu de la Marche, qui indique, à qui veut
bien le remarquer, la porte du monde des Enfers.
Postel,
(1510-1581) voyageur infatigable, mais normand de cœur par sa naissance,
écrivit un livre sur l´origine scandinave de ceux-ci, à la façon d´un
Boudet. Mais lui dans son essai de philologie
comparée, De originibus seu de hebraicae lingual datant de 1538,
fait dériver toutes les langues de l'hébreu. Précédant ainsi Voltaire, il rapproche, par exemple, l'Abraham
hébreu et le Brahman des hindous.
|
|
|
Pour lui
les normands sont originaires de l´ extrême septentrionale, vers les
confins de la scandinavie. En effet, généalogiquement et linguistiquement,
les « nordmans » sont issus des Danois, tribus hyperboréennes du
« Danemarque » (notre « Danemark »,
Marches de la tribu de Dan, selon Postel, comme le spécifient les
prophéties de Merlin.
La tribu de Dan est encore celle
qui délimite le Septentrion de la Terre Sainte, région de l’Antéchrist occidental, et dont le
peuple émigra vers l’Occident. La Normandie, et plus particulièrement le
Mont-Saint-Michel, deviennent l’orient absolu, puisque les cartes
représentaient le Nord en bas.
Son De
orbis terrae concordia est un traité au sujet de la Monarchie
Universelle, qui lui tenait à cœur et qu´il croyait viable à court terme. A
cette fin il erra de partout pour christianiser le monde entier.
|

Arbre
de Vie
|
Il nomme l'esprit féminin de l'homme, anima Cette âme compromise par le pêché d'Ève n'ayant pas fait l'objet de
la rédemption du Christ, devait être sauvée par un messie femme,
incarnation de l'âme du monde. Sa Sophia s´identifiée à mère Jeanne. Tout
ceci lui valut les vilains regards de l´Inquisition.
Guillaume Postel fut enterré à Saint-Martin-des-Champs à Paris
|
C´est dans la place de Saint-Gervais à Paris, où l’orme des Compagnons du Devoir s’élevait au milieu du
carrefour, orme qui orne toujours de ses branches, le point de départ et le
point de ralliement des Compagnons du Tour de France.
Cette place de la capitale de Clovis, fut le lieu de construction du
premier temple catholique de Paris qui est associée à Gisors ( Gît Or) par
Gérard de Sède et son livre « Les Templiers Sont Parmi Nous », elle est dédiée aux saints Gervais et Protais, comme celle qui
dût voir la fameuse coupure de l´Orme entre les templiers et la Prieuré en
Normandie.
|
|
QUELQUES
SAINTS
|
|
|

|
Saint Gervais et Saint Protais étaient les compagnons de saint Nazaire
et saint Celse. Nommer ces deux derniers évoque Rennes-les-Bains puisque
l´église de Boudet leur est dédiée
Saint Ambroise, évêque de Milan, était en oraison dans l’église des saints Nabor
et Félix, quand il eut la révélation lui indiquant l´emplacement du double
tombeau. Il les retrouva, en 386, enterrés côte à côte sous une voûte juste
au-dessous de son lieu de prière , c´est à dire dans une crypte sous
l´autel.
|
Saint Amboise découvrant le tombeau
des jumeaux
saints Gervais et Protais
|
Il dit à leur sujet : "Ils sont d'une taille prodigieuse, tels qu'on
l'était dans les temps anciens." Parle-t-il de géants ?
|
|
Ecoutons à présent ce que nous dit Jacques de la Voragine sur l´étymologie
de leurs prénoms : « Gervais (Gervasius) vient de gérar,
qui veut dire sacré et de vas, vase, ou bien de gena,
étranger et syor, petit… » petit vase sacré !
« Protais (Protasius) vient de prothos, premier et syos,
Dieu ou divin »
Et bien entendu leurs miracles sont liés à la vision récupérée. C´est par
le cœur, vase divin que l´on voit les choses avec claireté.
Pour Nazaire et Celse la Légende Dorée explique ainsi leurs noms :
« Nazaire vient de Nazaréen qui signifie consacré, pur; séparé,
fleuri, ou gardant »….« Celse, excelsus, élevé, parce qu'il s'éleva
au-dessus de lui-même »
Mais on y retrouve l´évêque de Milan . « Saint Ambroise trouva la vie
et la relation du martyre de ces deux saints dans le livre des saints
Gervais et Protais »
Ces quatre compagnons furent décapités : des géants sans tête ;
des gent avec cœur.
|
|

Martyre des saints Nazaire et
Celse
|
|
Saint Ambroise et les abeilles : il aurait
été mis , selon saint Paulin ,en son berceau dans la salle du prétoire. Il
y dormait, quand un essaim d'abeilles survint tout a coup et couvrit de
telle sorte sa figure et sa bouche qu'il semblait entrer dans sa bouche et
en sortir. Les abeilles prirent ensuite leur vol et s'élevèrent en l’air à
une telle hauteur que œil humain n'était capable de les distinguer. Son
père fut frappé de ce fait et dit : « Si ce petit enfant vit, ce
sera quelque chose de grand. »
Les abeilles qui butinent l´Orme, symbolisent aussi la vie et la mort, car
elles étaient sensées emporter
l´âme, comme les fruits de cet arbre.
|
|
|
|
ORME, ARBRE DE SAINT MARTIN
|
|
« Trouvant en son chemin un hault et grand
arbre (lequel communément on nommoit l'arbre de sainct Martin pour ce
qu'ainsi estoit creu un bourdon que ,jadis sainct Martin y planta) dist
" Voici, ce qu'il me failloit, cet arbre me servira de bourdon et de
lance. »
Rabelais , Gargantua au chapitre 36
|
|
L'histoire du bourdon de saint Martin a été
introduite dans la légende de saint Martin par Péan Gâtineau, auteur de la
" Vie de saint Martin Cette légende est censée se situer à Argy
(Indre)(argovie ?) les bourdons de saint Brice et de saint Martin (
encore un duo !)plantés en terre deviennent des arbres pendant le
sommeil de saint Martin. Dans cette localité, on trouvait en effet, au
Moyen Âge, les " deux arbres de saint Martin le-Riche".
L'auteur ajoute que plus tard un paysan avait coupé l'un de ces arbres , ce
qui lui valut un grave accident, punition divine. La symbolique de cette
légende est instructive. La malédiction divine s'abat sur ceux qui touchent
à un arbre de saint Martin mais c'est là une tradition païenne que l'on
rencontre encore au Moyen Âge pour la protection des pierres sacrées et des
mégalithes, comme par exemple le menhir de la cathédrale du Mans.
|

|
|
Saint Martin
|
|
Est-ce par la coupure de l´orme à Gisors, sous lequel saint Bernard médita la
règle des templiers, que la malédiction s´abattit sur les templiers ?
Ou faut-il y voir autre chose ? En se donnant rendez-vous sous l´orme,
c´est à dire à la frontière, sur la marche, cette coupure serait synonyme
de liberté sans frontière pour le supposé Prieuré de Sion ?
|
|

|
Saint Martin est
associé à l´ORME, lui, qui coupa la cape en 2 avec son épée, comme l´épée
du méridien divise la France en 2 et dessinerait un Sceau de Salomon ayant
pour centre Saint URSIN !
Il passa de Soldat à évêque de Tour, une sorte de chemin initiateur. Il fut le défenseur de Priscilien accusé
d´hérésie .
Le corps de l´ évêque
d´Avila, Priscilien, promoteur d’une philosophie hérétique ne serait autre
que celui qui reposerait à Compostelle
Après sa décapitation il fut porté par ses adeptes de Tréveris à
Santiago suivant le chemin de Oies, des signes ou cygnes tous deux oiseaux d´ Hermès.
Lui qui prêchait l´égalité entre hommes et femmes, qui condamnait
l´esclavage, lui qui sut combiner le christianisme naissant avec le vieux
culte de la nature, était très populaire. Il permettait au clerc portait
les cheveux longs et de danser durant la liturgie
Mais revenons à saint Martin.
À Saint-Martin-du-Tronsec près de Cosne: La légende locale dit que dans
leur voyage vers Auxerre avec le corps de saint Martin pour échapper aux
Normands, les moines, surpris par la nuit, auraient caché les précieuses
reliques dans le tronc creux d'un vieil orme aux branches sèches. Ils
auraient passé la nuit en prières et, au réveil, l'arbre aurait été couvert
de rameaux verdoyants. On y éleva une chapelle, puis au XIIe siècle un
prieuré dont le nom fut à l'origine du village actuel (Annales
Martiniennes, n' 43, mai 1896, 1030- 1031).
|
Buisson Ardant ou Pierre à Feu ? pour ce Moise de E. Quarton
|
|
|
Ce thème des bâtons qui prennent racine est un vieux thème du folklore de
cette partie de l'Europe. Comme la légende d'Agnès Sorel qui se confesse à
un ermite qui, pour l'écouter, a planté son bourdon en terre... la
confession est si longue que le bourdon s'enracine donnant le grand houx
qu'on put voir jusqu'à l'entre-deux-guerres dans le parc du château de la
Cour-au-Berruyer à Cheillé!
Celui de Joseph d´Arimathée, si lié au Graal est aussi connu.
|
|
|
GENEALOGIE SUR ECORCE
D´ORME
|
|
|
|
François Rabelais, dés le premier
chapitre de Gargantua, parle de la Généalogie Pantagruélique, « En icelluy fut ladicte
geneallogie trouvée, escripte au long de lettres cancelleresques , non en
papier, non en parchemin, non en cere, mais en escorce d'ulmeau, tant
toutesfoys usées par vetusté qu'à poine en povoit on troys recognoistre de
ranc »
Remarquez aussi qu´il nomme à
plusieurs reprises saint Genou une des fois en relation ave saint Antoine.
Rappelant
un endroit nommé Ormeau-de-Saint-Martin
près de Coudray, au sud de la Devinière ,
maison soi-disant natale de Rabelais. Plus tard, Rabelais rejoint le
couvent franciscain du Puy-Saint-Martin à Fontenay-le-Comte ( voir Boudet et d´Autre Pierres )
L’ «écorce d’ulmeau » évoque la généalogie des hommes
« ulmiques », hommes tenaces, échappant aux noyades, sauvés des
eaux diluviennes. Nous savons que les géants bibliques, fruit d’une
bâtardise entre les « fils des Elohim » et
les filles des hommes, ne doivent leur subsistance, raconte la tradition
orale, qu’à l´un des leurs qui chevauchait l’arche de Noé : OG le
seule qui n´avait pas de couple !
|
|
Rabelais écrivant à Érasme se
déclare fils spirituel de l'humaniste, en ce qu'il a voulu réconcilier la
pensée païenne avec la pensée chrétienne, construisant ainsi ce qu'on a
appelé l'Humanisme chrétien.
|
|
L´Orme conserve la généalogie biblique,
depuis cette croisée d´ADN qui rend une certaine descendance d´Adam et Eve
bien particulière puisque liée aux Fils des Elhoim ! Rien n´est plus
approprié au Prieuré de Sion.
Faut-il s´étonner que l´église de Gisors soit dédiée à deux géants, Gervais
et Protais
dénichés par saint Ambroise de Milan, lié depuis le berceau aux abeilles.
|
|
|
|
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|
|

|

|

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|