Rogier de La Pasture



         

Ou la Clef de l´Aiguille Creuse



 

 

 

                eyden , il y a de la magie dans sa peinture.

 

Mais il n´aurait pas sa place sur ce site, dédié à Rennes-Le-Château , si Maurice Leblanc n´avait pas présenté  un de ses tableaux , comme étant la clef de l´Aiguille Creuse, refuge d´Arsène Lupin. Ce retable est la partie centrale  qui compose le triptyque de Sainte Colombe dit des Rois Mages , que dans deux occasions je vous ai déjà invité  à regarder avec attention. ( Bizarreries dans l´Art et mes  Interprétations des Peintures se rapportant à Rennes-Le-Château ) Donc je fus invitée par Leblanc à regarder Van der Weyden sous un autre angle.

Comme Grand Initié ? A vous de juger !


 

Par où commencer ? Car il n´est pas chose facile de transmettre ce que l´on comprend  par l´ intuition .
Tous les chemins menant au Cœur ( Centre ), si vous le voulez bien ,regardons  d´abord le polyptyque du dessus . Je vous propose cette
URL ,qui présente les œuvres des grands maîtres en haute définition , avec des détails impressionnants de clarté. Je vous guiderai au fur et à mesure en vous indiquant le numéro de l´image  à laquelle je fais référence , en commençant toujours du haut.


 

 



 

 

 

 

EAUNE

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce  merveilleux «  Jugement Dernier » se trouve sur l´ autel de l´ancien ancien Hôtel-Dieu : "la gloire des pôvres" de Beaune , son commanditaire fut Nicolas Rolin.



    Sceau de Salomon



Jésus qui trône sur l´Arc-en-ciel de l´Alliance,  sur la partie centrale, dessine un triangle avec la Vierge et Jean le Baptiste. Un autre triangle, inversé celui-ci, est formé par Saint Michel, archange, et les porteurs des instruments de la Passion , créatures ailées.
Nous avons  deux triangles équilatéraux inversés et entrelacés  : un Sceau de Salomon. 
En son Centre : le Monde marqué par le TAU :tout a une fin. Tau qui est repris, mais également inversé par l´auréole de Jésus : renaissance.

 

 


  
Paon

 

                 

J´avais déjà souligné l´importance de ce Saint Michel dans mes
Interprétations. Remarquez ses plumes : ce sont des plumes de Paon.
Le paon est  le symbole du soleil , tout comme ces dieux nés un 25 décembre d´une vierge , puis sacrifiés et ressuscités. ( Patriarcat )
En occident, le paon passe pour un tueur de serpents, donc ses plumes sur les ailes de notre saint Michel ne doivent pas nous étonner.
La couleur de ses plumes a la propriété de transformer le venin du reptile en substance solaire.
La secte kurde des Jedizi ( adorateurs du Diable) donne au paon le nom de Melek Taus ( roi Paon), messager de Dieu.
Pour la chrétienté sa chair passe comme impérissable, donc symbole du Christ au tombeau, renouveau, résurrection par excellence.
Le rôle  de peseur d´âme joué ici par cet archange, était tenu auparavant par Abraham, ce dernier apparaît sur les façades de  nos premières 
cathédrales.


Le Chœur

                 

Remarquez que ce Polyptyque  reprend la disposition des Eglises. Dompteur de serpent sous le Christ et Chœur de Saints de chaque côté. A  notre droite un homme nous regarde directement, à gauche une sainte femme accompagnée de deux autres :
Marie Madeleine peut être, car ses couleurs (le  rouge et  le noir), sont souvent utilisées par ce peintre pour ce personnage. Et la chaise de devant pourrait se confondre avec le Baume. Mais aussi à cause du numéro 3, car Marie Madeleine est la somme de trois personnages féminins cités dans la Bible et que l´on considère, après maintes discussions, comme étant la même personne : ( matriarcat ).
Le nombre de personnages  de droite et de gauche n´est pas le même et si l’on compte tous les humains des cieux, cela nous fait un total de 22,  Jésus inclus.( 22 juillet ?  sainte Marie Madeleine)

 


L´Echelle de Jacob

 

 

                

A gauche du Christ, la chute dans l´abîme, attend ceux qui n´ont su prendre  le bon chemin. Tandis qu´à droite, un ange accompagne  les revenants devant une église qui ne contient qu´un escalier qui monte au Ciel,
l´Echelle de Jacob .Ici bas et haut sont dissociés.

Revenons sur la partie centrale. L´épée est accompagnée d´une inscription gothique ( côté Enfer ); les lys aussi, bien que celle-ci reste transparente. ( côté Paradis ) ( voir l´ image en bleu  qui est un négatif )


 

 

 

 

 

 

 

 


Méridienne



L´alignement parfait entre les deux Tau  coupant l´arc en son milieu et unissant Ciel et Terre, est par définition la Méridienne  partant du   Point Immobile ,Dieu, le Père  Créateur , et qui n’est jamais visible chez Van der Weyden.

Nous avons vu dans mes
Interprétations  que la balance de saint Michel forme un angle de valeur 17º1 par rapport à la méridienne.* Le point d´équilibre de la balance est unit par une ligne oblique qui part du Méridien. Moi j´en ai tracé  deux , ma dernière se basant sur les écrits de Boudet.
Et mon ami Jacques fit la même en prenant comme base, la dalle de la Marquise.  Or regardez les deux instruments de musique des anges  qui encadre l´Archange…
* Remarquez que Jean Le Baptiste a son genou bien visible. Et Saint Genoux est fête un 17 Janvier.

Confirmation ou simple connaissance de son sens ésotérique ?…

Refermons  ce polyptyque…

Mais surprise ! Nous avons ici un très joli saint Antoine l´Hermite  accompagné par un saint Sébastien. Je rappelle que ce dernier ne mourut pas de son supplice, mais qu´il fut soigné par sainte Irène  et ses onctions. Donc il survécut . C´est le patron des soldats et spécialement des Archers : il est fêté le 20 Janvier .

Mais qui est  ce personnage dont le blason  montre trois clefs imposantes sous un ange peint en rouge, ange qui  se détache visiblement de l´ensemble : Nicolas Rolin  et son épouse Guigonne de Salins .
Les mains du commanditaire pointent vers Saint Sébastien  tandis que le regard de ce dernier semble se perdre sur le sol. Par contre Saint Antoine, derrière sa niche, espionne la Dame ou plutôt son  livre ouvert,  les mains de cette femme pointent vers les pages. Aurions nous un joli D ? Hélas l´image n´est pas assez visible, ici . Mais ce fait est plus que probable, car après étude des autres toiles de ce Grand Maître, je puis vous assurer et vous pouvez vérifier que tous ces autre livres  sont ouverts sur une page où l’on observe un D , la Porte  ( Voir :Pierre de Quatre,
Boudet et d´autres Pierres )

Les regards de nos personnages forment un M et la page montrerait un D : MD

Pour apprécier d´avantage l´ésotérisme chez Weyden, il est convenant de le comparer à son  présumé élève, 
Hans Memling  dont le « Jugement Dernier » est un bel exemple d´art, mais carrant du mystère qui rend les œuvres de son maître si particulières.
Il n´y a qu´à regarder les plateaux de la balance ,qui est si innovatrice chez Rogier .

Pour connaître pleinement un artiste , il faut se pencher sur ces mécènes.
Voir au sujet  de la balance et de l´influence  exercée sur lui par le duc, Philippe le Bon.
Qui souvent
confiait des missions diplomatiques secrètes  à ces artistes .


 

 

 

 

 










 

 

 

 

 

ICOLAS

OLIN

 

 

 

 

La mémoire de Nicolas Rolin, Chancelier du Duc de Bourgogne Philippe Le Bon, a perdurée à travers les siècles grâce à son Hospice de Beaune. Le Pape Eugène IV plaça cette œuvre de charité sous la tutelle du siège épiscopal.  Ce qui lui valu sa place sur le  polyptyque du «  Jugement » à côté de Philippe le Bon.

''Moi, Nicolas Rolin (...), en reconnaissance des grâces et des biens dont Dieu, source de toute bonté, m'a gratifié ; dès maintenant, à perpétuité et irrévocablement, je fonde, érige, construis et dote dans la ville de Beaune, au diocèse d'Autun, un hôpital pour la réception, l'usage et la demeure des pauvres malades, avec une chapelle en l'honneur de Dieu Tout-puissant et de sa glorieuse mère la vierge Marie, à la mémoire et à la vénération de Saint Antoine, abbé, dont il portera le nom et le vocable, en lui donnant les biens propres que Dieu m'a concédés''.

 

 

 

 

 

Les Hospices de Beaune



Remarquons d´abord , nous, les passionnés de
Rennes-Le-Château ,cette Salamandre du heurtoir.

L´Hospice de Beaune est dédié à Saint Antoine, donc la présence de son image ne doit plus nous choquer.

D´autant plus que  les principaux soins, donnés dans cet Hospices, étaient dédiés à l´âme et non au corps. Et Saint Antoine, fêté le 17 Janvier, n´est-il pas le patron des cimetières ? Comme celui des  animaux domestiques et des bouchers. Ce saint est souvent représenté avec un livre bien fermé.

Ne dit-on pas que Béthanie renvoie à la maison d´Anne, et qu´il s´agissait d´une famille aisée? La salle Sainte Anne de cet Hôpital des « pôvres » accueillait les malades plus aisés.

Cette richesse dans le mobilier fut voulue par Rolin, mais  cela choque pour un édifice dédié aux  pauvres.
 
« La richesse artistique des Hospices ne serait pas complète sans les tapisseries et les tableaux, tous d'une rare beauté. Le plus célèbre d'entre eux est sans conteste le "jugement dernier", célèbre polyptyque de Roger Van Der Weyden. Nicolas Rolin considérait celui-ci comme le plus grand peintre flamand après le décès de Jan Van Eyck. » ( je fais un parallèle plus loin entre ces deux peintres )

 

 

 

 

 

 

La Bourgogne



Créée sous les règnes de Philippe le Hardi, de Jean sans Peur, de Philippe le Bon et de Charles le Téméraire, la Bourgogne du 15e s. est un immense État qui chevauche la frontière de la France et du Saint-Empire jusqu'en Flandre et au Brabant. Densément peuplée, riche et commerçante, la Flandre bourguignonne est un vivier d'artistes - à la même époque, seule l'Italie du Nord est capable de rivaliser avec elle. En outre, nombreux sont les commerçants portugais, espagnols, italiens et français (comme les Arnolfini, Portinari et Adornes) qui travaillent et résident en Flandre. Ils contribueront par leurs achats et leurs voyages à diffuser ce nouvel art flamand

 

 

 

 

 

 







Les personnages



Philippe le Bon fonde à Bruges l´
Ordre de la Toison d´OR. ( dernière image )La cathédrale de  cette ville garde l´une des têtes de Jean le Baptiste.



Philippe III le Bon (1396-1467)
Duc de Bourgogne, de Lothier , de Brabant et de Luxembourg,
Comte de Flandre, d'Artois, de Bourgogne,
Palatin de Hainaut, de Hollande, de Zélande  et de Namur,
Marquis du Saint-Empire, Seigneur de Frise, de Salines et de Malines
Premier chef souverain de l'Ordre de la Toison d'Or


Nicolas Rolin est le Grand Prieur de France de l´
Ordre de saint Jean de Jérusalem ( Malte)
 

Pouvait-il être le mécène d´un peintre ignorant ? Surtout si on tient en compte que Saint Antoine est aussi le patron des fabricants de pinceaux, et des paniers en osier.

Le nom de Rolin rapporterait aux Raulin du Pays de CAUX.

Et nous voilà en Normandie ! Avec ses deux Arques.

Arques dans le Pas de Calais :
Ses nombreux espaces verts et les milliers de fleurs ont valu à Arques le titre très convoité de Ville Fleurie (une fleur au niveau national). Elle se situe dans la vallée d´Aa .
Cette ville est
quasiment sur le Méridien de Paris (c'est Saint Omer qui est sur le Méridien) et occupe pratiquement la même position que son homologue audois.
Voir :
Geoffroi de Saint Omer et l’Ordre d’Amus

Et Arques-la-Bataille ,
située à 6 km de Dieppe : Du château d'Arques-la-Bataille, on peut observer trois vallées principales : les vallées de l'Eaulne et de la Béthune, qui entourent le plateau d'Aliermont, et la vallée de la VARENNE.
 

Les livres de Maurice Leblanc ne nous renvoient-ils pas sans cesse à ce Varenne ? ( voir livre de Patrick Ferté : « Arsène Lupin, Supérieur Inconnu » )
 
Le château d´Arques-la- Bataille est dédié à
saint Eustache.( du grecque " eustachios", bon épi !)
Eustache chassait le cerf quand il vit la croix entre les deux cornes de l´animal. Cerf ou renne ?

Je vous laisse admirer le  triptyque de
Dürer : à gauche saint Georges et à droite saint Eustache .

Nous avons deux autres saints Eustache : 

- Saint Eustache (abbé de Fly), (v. 1178-1211) qui combattit l´hérésie cathare naissante au LANGUEDOC.

-  Saint Eustache (abbé de Luxeuil), moine, (mort en 625), disciple favori de
saint Colomban, auquel il succéda comme second abbé de Luxeuil en 611.Ce Colomban est un personnage très particulier, qui rappelle les templiers avant leur création. Tout de blanc vêtu il veut l´unité européenne déjà au VIº siècle. De son Irlande natale, il débarque à Saint-Malo, si près d’ALETH.
Il fonde sa fameuse abbaye à Luxeuil–les-Bains dans les Vosges, où nous retrouvons une ville du nom de SION ( Ville  au  fameux pèlerinage à  Notre Dame de Sion) et en chemin une ARCHES !

Colomban :
Etymologie latine : "columba", colombe ( Voir  l´importance de cette étymologie pour la suite de cet article )
Un autre saint Colomban (+959 ),qui n´ était  qu´un reclus irlandais mort à Gand en Belgique, est fêté le 2 février, jour de la chandeleur.( Idem)

Béthune :  Le nom déjà attire à cause d´un descendant des premiers templiers,( André de Montbard, oncle de saint Bernard ) Gavin Montbard de Béthune
,,le mystérieux chevalier du Mont-Sion, est précepteur de Rennes-Le-Château , comme nous le présente Peter Berling dans « Les Fils du Graal ».

Béthune, Saint Omer…

Le Grand Bâtard de Bourgogne, Antoine, fils de Philippe le Bon, hérita les biens de Jeanne de Béthune.
 
La ville de Béthune possède  une tour Constantin : "Turis Canstantini", datant du XV e siècle, et qui est l´entrée des caves, qui rongent le sous-sol de cette ville. 



.Albert Dürer.

 

 

 

 

AN VAN  EYCK

EYDEN ,    et

AMPIN.

 



 



 Comparez à l´aide de ces URLs :
Eyck ; Campin ; Weyden.


Jan Van Eyck et Roger Van der Weyden eurent le même mécène : Nicolas Rolin .
Mais aussi  le même maître, Campin  dit Maître  de Flémalle, bien que là-dessus tout le monde ne soit pas d´accord. Sur quoi se base-t-on ? sur la ressemblance de certains retables.







Weyden et Campin



 « Sainte Marie Madeleine lisant » et «  Sainte Barbe »


                       



 
Campin : dernière image
 Weyden : première image

Nous avons deux femmes vêtues des mêmes couleurs qui lisent devant une fenêtre à travers laquelle on voit , dans un cas un ruisseau qui zigzague, dans l´autre un chemin  qui mène à une tour, puisqu´il s´agit de sainte Barbe. Le meuble est quasiment le même. Le livre ouvert est protégé par un linge…ouvert sur un D.

Or à Rennes-Le-Château nous avons une tour Magdala , bien sûr postérieure, mais s’il s´agit d´un Secret transmis de génération en génération, faut-il s´en étonner ?

Nous avons déjà vu l´importance de ce fragment de tableau,  « Sainte Marie Madeleine lisant » , qui nous est parvenu à travers les siècles, dans mes
Interprétations et son importance par rapport à la Méridienne.




 
Un autre livre ouvert sur un D chez
Flémalle, cette fois-ci  sur l´ Annonciation  de Merode.
Simple hasard ?

Voyez cette
autre Annonciation ( images 3 et 4 )
 

Le livre avec D est protégé par un linge fin. Sur la cheminée  une céramique montre Saint Christophe le géant, ce saint n´est autre  que la christianisation d´Enée revenant de Troie.  Fondateur de Rome, les Mérovingiens descendraient de lui.

Vierge à l´enfant :
Image 7 :Même siège, même tripode, fenêtre volet etc.… même page du Livre ? Hélas l´image n´est pas assez visible. Cette Femme regarde le
Graal sur la table et pas son petit.
Image 8 : il s´agit bien d´un D sur la page qui se retourne .

Sur bon nombre de tableaux les mêmes personnes semblent avoir posé comme modèles , chez nos deux peintres.

 







 

 

 




 

 



Weyden et Eyck


      



 

La composition entre  cette œuvre de
Ghent ( Eyck : image 2 ) et celle de Beaune ( Weyden )  est semblable.

Ouvrons  ce retable.

Image 7 :Le livre de la Vierge montre un M, il est protégé par un linge
Images 10 et 11 : saint Jean Baptiste montre bien son livre qui n´est pas protégé. On dirait un P et sur la page d´avant un D , mais malgré tous les détails de ce travail, les lettres chez Eyck ne sont pas aussi claires que chez Weyden.

L´Adoration de l´Agneau Mystique

Ce centre du polyptyque est attribué à son soit disant  frère Hubert Van Eyck. Jan n´aurait fait que le terminer à la mort de celui-ci.( Remarquez le Lambos et la Fontaine  sont alignés ***)

Que de livres ouverts mais même conclusion : peu lisibles
Dernière image :  Le Géant Christophe vêtu du rouge royal, Enée.
Avant dernière : les Ermites, saint Antoine doit y être , mais  aussi notre Marie Madeleine qui est incluse dans ce groupe, par son isolement dans la grotte .
Images 2 et 3 :Les soldats du Christ . L’écu rappelle celui de nos Saints Michel, la Croix rouge avec un angle de 90º est aussi une Méridienne. La lance est inclinée par rapport à la perpendiculaire de la croix, de 17 º.

Le Jugement Dernier

Image 2 : Belle composition avec le Christ comme Axe Mundi mais le contenu ésotérique n´est pas aussi frappant  ni aussi complet que chez Weyden.


Saint LUC dessinant la Vierge ( Weyden ) ,La Vierge  et le Chancelier Nicolas Rolin ( Eyck )


Chez Eyck

Deux piliers , l´un marqué par une fleur à quatre pétales, le monde matériel , du côté de Rolin. Le chancelier est béni par l´enfant et immortalisé par son œuvre sociale et  magistralement par ce retable. Les paons en sont témoins, ce sont les oiseaux d´Héra , elle qui aurait semé sur leur queue les cents yeux du berger Argos, après  que celui-ci eut été tué par Hermès. Cette queue se renouvelle toutes les années, ce qui fait d´elle un symbole d´immortalité. Ils ne font pas la roue : donc aucune vanité n´est la cause de cette œuvre.

Nous pouvons dire qu´artistiquement parlant, la composition de Eyck est plus riche .Mais celle de Weyden renferme des surprises. Que je réserve pour la fin.

Image 5 : L´homme de ce
portrait  appartient à l´Ordre de Saint Antoine , par son collier. Les œillets aussi sont pleins de symbolisme , mais là , je vous laisse chercher ….

Avant dernière image : Le titre de ce retable m´attira :  la
« Vierge De la Fontaine » ,mais ma surprise fut de retrouver  ce «  boulier »  soutenu  en oblique par rapport au pli du paravent rouge,  si près de la fontaine.
( voir mes Interprétations  triptyque dit des Rois Mages de Weyden )

Vierge devant le Chanoine Georges Van  der Paele

Nous avons saint Donatien , patron de Bruges à  notre gauche  et saint Georges derrière le commanditaire  qui  porte ce prénom.

L´avant dernière image –détails – la force est vaincue à son tour par la force.

 







Mais surtout la dernière image avec   ses trois détails.
-Cet oiseau que l´on retrouve sur les blasons et qui est appelé « titi »
-Le bouquet tricolore
-L´alliance de la Madone
-Le tapis avec fleurs à 6 pétales, Haut et Bas. Contrairement aux motifs  du centre de ce tapis : fleurs à 5 pétales ( l´homme) contenues dans des étoiles à 8 branches : Eternel Retour.
-Le livre du chanoine ouvert sur un joli D.

La partie technique est plus développée chez Eyck,  sans aucun doute, mais les peintures de Weyden semblent  aller plus loin dans le contenu du message à transmettre.

Vous pouvez faire de même avec les autres artistes de l´Epoque , et ils sont nombreux !
Van der Weyden a quelque chose de particulier,  qui se retrouve sur bon nombre de ses œuvres.

Découvrons les  autres Weyden