|
|
|

|
|

Jurgen Oven. Autoportrait 1670/75
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
5. LE TROISIEME NŒUD ET LE BLASON DE DÜRER
|
|
|
|
DÚRER et VINCI ou le CENTRE DE GRAVITE
|
|
|
|
|
|
|
|

|

|
|
|
|
A ces xylographies il
donna le nom de Troisième Nœud . Ce dessin est un arabesque de nœuds
entrelacés qui rappelle le labyrinthe des cathédrales et jardins. On sait que
la labyrinthe symbolise le long
procédé initiatique de l´être en quête de son centre spirituel. Ce qui rappelle le Jeu de l´Oie et
l´importance du 6 et du 9, comme les 6 cercles autour du central, tous
inclus dans le plus grand de la première image. Un total de 7 cercles
= LA MORT de la case 58 soit 5 + 8
= 13 ou XIII du Tarot, mais aussi 1 + 3 = 4 terrestre. D´ailleurs ce Jeu
termine à la case centrale, numero 63 = DIEU
C´est un mandala ou
image du monde dont le mouvement d´expansion puis de concentration est
ordonné autour d´un point central. Ce double mouvement est le dissolvant et
la coagulation du Grand Œuvre hermétique. C´est à dire la dissolution comme
mort et la coagulation comme naissance qui conditionne l´existence de toute
chose.
Certains auteurs
affirment que Dürer aurait appartenu à une organisation artisanale de type
ésotérique, dont il fut Grand
Maître. Les gildes étaient très en
vogue en à cette époque, mais aurait-on limité leur fonction à de simples
syndicats ? Ou s´agit-il des Sodalitas litteraria fondées par ses amis ? Ce fait
expliquerait pourquoi la signature de l´artiste apparaît au centre de cette
gravure. C´est bien aussi au centre des ses tableaux qu´il aime se représenter. Faut-il considérer ce
fait comme une preuve de narcissisme ou de vanité artistique ?
N´oublions pas que certains
architectes, appartenant à des corporations de constructeurs, c´est
à dire maçon de métier, signaient leur travail au centre du labyrinthe de
leur œuvre maîtresse.
Les nœuds qui
entourent le nom de Dürer représenteraient les membres de cette
organisation ou Sodalitas,
entrelacés et noués autour du
Grand Maître qui enseigne.
D´ailleurs Dürer laissa des livres non conclus pour ses élèves, dont on pense feraient
partie les gravure accompagnant sa Mélancolie.
|
|
Le grand Léonard fit
de même en Italie. Faut-il tenir en compte qu´il apparaît comme étant un
des Grands Maîtres du Prieuré de Sion ?
Phonétiquement parlant GM est un J´AIME ! et nous avons vu
l´importance de l´Amour ou 3 couché : m au chapitre antérieur au sujet des
Bergers d´Arcadie de Nicolas Poussin.
Mais GM est aussi associé à des lettres
G=7 et M= 13 toutes deux annonce la MORT ! Cette porte vers un
monde meilleur.
|
|
|
|

|
|
|
|
LE BLASON ALCHIMIQUE DE DÜRER
|
|
|
|

|

|
|
|
|
La famille Dürer s´établie en Allemagne, mais elle
procède de Ajtos, ville hongroise. Dans la langue de ce pays Dürer signifie
PORTE, et en germanique ancien Dür, c´est aussi une porte. On retrouve
cette porte sur le blason de la famille. La signature même de l´artiste la
rappelle par ce grand A majuscule
encadrant le D. Or la quatrième lettre de l´alphabet hébreux est Dalet, qui
signifie porte et qui équivaut numériquement au 4 ! Une porte sous une espèce de dolmen.
|
|
|
|

|
Certains dictionnaires
étymologiques avancent que ce terme dolmen aurait été forgé outre-manche, à
partir du cornique « tolmen », qui aurait désigné à
l’origine un CERCLE DE PIERRES ou une PIERRE TROUEE. D´ailleurs c´est bien
ce A qui sert sur la carte Boudet à signaler les dolmens, ou plutôt le
seul dolmen situé vers la Gode, au cœur de son plan.
Il semble que ce fut
Théophile Malo Corret de La Tour d'Auvergne qui le premier utilisa le terme
« dolmen », dans son ouvrage « Origines gauloises. Celles des
plus anciens peuples de l’Europe puisées dans leur vraie source ou
recherche sur la langue, l’origine et les antiquités des
Celto-Bretons de l’Armorique, pour servir à l’histoire ancienne et moderne de
ce peuple et à celle des Français », publié entre 1792 et 1796.
Cette appellation
« dolmen » fut reprise par Pierre Jean-Baptiste Legrand d’Aussy
(1737-1800) qui propose une interprétation différente de la fonction du
dolmen en y voyant, non plus une table de sacrifice ou un autel comme le
pensait Malo Corret, mais bien une SEPULTURE.
Une porte sous une
sépulture !!! Ce qui rappelle l´étrange dalle aux D de Batalha, cathédrale en forme de CLEF où sont
enterrés les rois portugais et le soldat inconnu.
Dans les
croyances populaires bretonnes, les dolmens s'ouvrent durant la nuit de
Noël, afin de révéler les TRESORS dont ils sont les GARDIENS.
|
|
|
|
Quoi qu´il en soit
Porte de la Sépulture, fait aussi
allusion à l´épreuve d´initiation de la renaissance à une nouvelle vie
après la mort fiction. Donc parle Poussin à travers certains de ses
tableaux, surtout son autoportrait. Le D est la lettre signalée par le
doigt du berger d´Arcadie sur le tombeau de la première version de Poussin.
Ce A dolmen rappelle
la pierre de four des Goliards
ou pierre de 4 ( four en anglais ) et 4 est ce D mais
aussi la couleur jaune, jaune d´or, jaune d´œuf, jaune POUSSIN !
La compréhension des
symboles contenus dans ce blason , aidera à cerner la personnalité de Dürer
reflétée dans la vie et sur ses œuvres.
Le langage totalement hermétique des blasons si apprécié des Goliards est
aussi alchimique et parlant au sujet des personnes qui le possèdent.
Pour franchir la porte ouverte sur
la partie basse de blason, il faut monter trois marches, référence aux
trois étapes ou phases de l´œuvre hermétique et précédé initiatique en
général. La porte est symbole de passage et traverser son seuil c´est
accéder à un temps ou espace sacré. N´y a-t -il pas trois marches devant l´autel,
symboles de Foi, Espérance et Charité ?
Cette porte posée sur
un nuage, désigne un caractère plus aérien que terrestre donc sur un plan
plus subtile de réalité.
La porte soutient un couvre-chef de
caractère chevaleresque propre à la noblesse, qui pourrait être une
allusion à la geste ou action spirituelle suivie à la recherche ou quête de
la connaissance luttant contre les ténèbres de l´ignorance. Cet aspect
chevaleresque dans la vie de Dürer reste imprimer dans sa gravure «
Le Reître, la Mort et le Diable » que nous avons étudié le long des
chapitres précédents.
La figure humaine de
la partie supérieure du blason
porte en héraldique la nomination de « Tête de Maure » ou
de « NEGRE » , elle est a rapprocher à l´esprit intelligible
contenu dans « le noir plus noir que le noir » de la
putréfaction alchimique. Cette figure est donc une allusion à la matière
première du Grand Œuvre.
Phonétiquement parlant Tête de Maure ou Tête de MORT, qui rapporte au ET IN
ARCADIA EGO du Guerchin.(
voir I, II )
Enfin les ailes déployées symbolisent le vol spirituel, c´est à dire, la
possibilité de s´élever au dessus des conditions matérielles, obstacles des
réalisations spirituelles.
Ses ailes suggèrent à l´initié de délaisser les « fruits de
l´action ».
Dans ce sens, les dernières
années de Dürer sont remarquables , car il abandonna la gravure et la
peinture pour se retirer à la contemplation et la méditation, réactant les
traités et études sur l´art en y mêlant ses connaissances philosophiques et
cosmologiques.
|
|
« La pureté
et la simplicité sont les deux ailes avec lesquelles l'homme s'envole
au-dessus de la terre et de toute nature éphémère. »
« Garde la paix en toi, ensuite offre-la aux autres. »
« En toutes choses j'ai cherché la paix et ne
l'ai point trouvée, sauf dans les livres et le retrait du monde ».
Thomas a
Kempis, L'Imitation de Jésus-Christ
|
|
|
|
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|
SUIVRE :
EN
CONSTRUCTION !
|
|
|
|
|
|

|

|

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|