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Teniers, Le Jeune(1)

"Bergère,
pas de tentation, que Poussin Teniers gardent la clef PAX, DCLXXXI ( 681) par
la Croix et ce cheval de Dieu, j'achève ce daémon de gardien à midi pommes
bleues"
Poussin et
Teniers
Cette phrase est le résultat du décryptage de deux objets assez
douteux de cette affaire: la dalle de Marie de Nègre d´Able, dame d´Haupoul
de Blanchefort effacée par Bérenger Saunière, mais reproduite par Eugène Cros et par
Eugène Stublein ( voir
) et l´un des parchemins, supposé avoir été
trouvé par cet abbé dans son église de Rennes –le-Château. C´est elle qui met
en jeu deux peintres : Nicolas Poussin et Teniers.

Si on admet pour le premier artiste, et ceci dès l´apparition des livres
de Gérard de Sède, que la toile est celle des Bergers d´Arcadie - seconde
version- en échange on ne connaît pas celle de David Teniers ou tout du moins on ne s´est jamais mis d´accord
sur la dite toile, aucune n´est assez convaincante.
Ceci importe-t-il beaucoup ? cette lacune fait que peu de chercheurs se soient penchés sur les
œuvres de la famille Teniers. Mais si on admet Les Bergers de Poussin, à
cause de la dalle et le tableau de Célestin V, par les écrits de De Sède il
nous faut retrouver les relations avec l´œuvre de Teniers.
Aussi précis De Sède se montre envers la toile du Sacrement du pape Célestin
V, celle du Louvre, dont nous avons accordé quatre chapitres, qu´il est flou vis à vis du Teniers
quand il dit « tout
simplement » que le sujet traité est une Tentation de Saint Antoine
Ermite. Peut-être à cause du mot
TENTATION du décodage ? comme BERGERE remet aux bergers de Poussin, si
de bergère il est question bien entendu, sans compter avec le fameux ET IN
ARCADIA de la dalle de Marie.
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Est-ce bien une tentation comme nous
dit De Sède ? Car ce n´est pas les tentations qui manquent chez
Teniers ! Il y en a de nombreuses comme nous verrons.
Par contre Gérard de Sède dans une lettre inédite adressée à Roger Corréard
et retrouvée par T.E.Garnier, se contredirait par rapport aux affirmations de
son livre, là il précise de façon formelle que le tableau du Château de
Valcros est bien celui dont il parle dans l’Or de Rennes, à propos du
portrait de saint Célestin ! ( voir ) C´est à se demander à quoi il joue ? Célestin V devient
Saint Augustin !
Peut-on alors être sûr sur sa Tentation de Teniers ? Peut-on se fier de
cet auteur, qui contribua à propager l´affaire de Rennes ?
Quoi qu´il en soit, comme nous avons étudié les œuvres de Nicolas Poussin à
travers son époque et ses mécènes, nous allons faire de même avec Teniers.
Teniers, le Jeune
David Teniers est un peintre flamand,
fils de David Teniers dit le Vieux ou l´Ancien et de Dymphna de Wilde. A son tour
c´est aussi le père d´un autre David
Teniers troisième du nom. C´est également le beau-fils de Jan Bruegel
l'Ancien, dit de Velours.
Teniers, le vieux fut aussi un
marchand de tableaux plein de succès, et on sait qu'il a pris part à la foire
de la Saint Germain à Paris en 1635, avec de nombreux tableaux de lui-même et
de ses quatre fils.
L´archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, lorsqu’il administrait les
Pays-Bas espagnols, lui confia la gestion de sa collection d’œuvres d’art.
Cette collection figure sur de nombreux tableaux de David le Jeune. Jetons-y
un coup d´œil.
La Grande Collection Habsbourg
Si bon nombre de tableaux se
retrouvent sur les toiles faites en
leur honneur, signe de détresse de
son coup de pinceau pour copier les autres grands maîtres de l´art, l´ordre
donné n´est pas toujours le même. En effet Teniers fut l´inventeur du
catalogue illustré. Lui-même dessinait les tableaux des grands maîtres
achetés par son mécène, puis il se plaisait à peindre des supposées galeries
d´art, distribuant ces miniatures comme bon lui sembla. Mais gardait-il un
ordre déterminé, suite à une logique ?

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En haut à gauche :
Un paysage de Jan van Troyen avec Trois Philosophes d´après Giorgione( voir
plus loin ) , l´un d´eux assis regarde le rocher , puis suivent une paire de
tableaux avec deux portraits de la noblesse, l´un d´eux amateur d´art, la
décapitation du Baptiste, ou Judith avec la tête de Holopherne, ce n´est pas
celle de David, une VERONIQUE offrant son voile pendant que Jésus refuse
quelque chose du soldat, un Teniers avec un ange soutenant la dépouille du
Christ, aujourd´hui au Louvre, accompagné d´une scène classique.
Au centre de l´action :
Teniers à droite, avec son aide encadrant l´archiduc qui signale une toile, avec des vénus en
bas, plus précisément il s´agit d´un autre Teniers, Léandre Noyé Retrouvé par
les Néréides.
Teniers y pointe son doigt, mais de son
autre main appuyée sur un autre cadre, il montre une vierge à enfant, où un trait
parallèle au bâton du gouverneur mène au petit Jésus, droit sur son sexe.
Revenons au bras tendu du peintre, son
doigt indique le point de croisement entre le bâton et son épée, celle qui
indique qu´il est chevalier.

Christ soutenu par un Ange de Teniers
La table :
Elle est soutenue par un humanoïde
tenant un utile, pendant qu´il étrangle ou embrasse un aigle. C´est l´oiseau
qui soutient la table. L´aigle c´est le symbole impériale !
Sur la porte entrouverte, le portrait d´un Habsbourg.

Léandre noyé retrouvé par les Néréides et Résurrection Du Fils De La Veuve De Naïm
En haut à droite :
Un pape encadré par des hommes en habits noirs et le portrait d´une femme en
vermillon, qui porte un bacul terminé en vase de baume.
Un berger couronné tenant un agneau devant qui on se prosterne tout en
regardant ailleurs. Suit l´arrestation de Jésus, puis un charre mené par des
chevaux, un bœuf entre trois paysans. Le tableau suivant rapporte à la table
puisque l´on voit un homme transporté par un aigle noir qui semble mordre son
foie, au bas un fauve attends. Ce
serait alors Prométhée, lui qui façonna les hommes en argile, ce qui rapporte
au tableau de gauche, placé au même niveau.
Un joueur de flûte, un repos durant la fuite en Egypte, un saint Jérôme avec
son lion, puis d´autres musiciens. Les Rois Mages, plus bas une femme
agenouillée devant Jésus en tunique rouge, Marie Madeleine ? au nomment
ou lui furent expulsés 7 démons ?
Non il s´agit d´un autre Teniers, le RESURRECTION DU FILS DE LA VEUVE DE NAIM ! épisode
narré dans Évangile selon saint Luc, VII.
Suit Marthe qui par la CROIX, ( signe ) vainquit le dragon-serpent. Il peut
aussi s´agire de sainte Marguerite. Puis ce qui semble être une résurrection
de Lazare, mais une plaie est visible sur son côté et il ressemble bien au
Christ, en rouge qui se tient penché comme dans la scène de l´escalier. Deux
Jésus, un couple de Jumeaux ?
Finalement en bas, une descente de la
croix sur laquelle on apprécie un
Jésus , posé , tombé ? sur Marie, une sorte de piétât où les corps du
fils et de sa mère forment une autre croix. Ce tableau est encadré de DEUX
CHERUBINS , comme sur l´ARCHE .
Juste au centre, au bas du tableau un homme couronné se tient devant un
autre qui nous tourne le dos,
derrière duquel il semble cacher quelque secret, son visage rayonne. Cette
toile a une relation avec sainte Marthe ou Marguerite : le voile rouge qui doit la couvrir.
Cette œuvre semble dire : je
détiens un secret, par ce signe tu (le) vaincra ? Le secret lié à
l´Arche d´Alliance à la mort ou non-mort de Jésus, à sa tombe ? Au fils
de Veuve ? Allusion cachée à la Franc-maçonnerie ? A
l´initiation ? ( Voir plus loin )
Les noms de quelques villes sont,
peut-être, sous-entendus : SERRES, (table) les bains de la RENNES ( tableau Venus), Rhédae( la charrette), RENNES-LE-CHÂTEU, ARQUES (le tableau avec
Chérubins).
Des Etoiles, Des Lieux
La scène se complète par deux chiens de
chasse ,qui accompagnés des autres éléments que nous avons relevés : Bouvier,
dragon-serpent, lion et petit lion, font allusion aux constellations limitrophes de la Grande Ourse qui contient
l´étoile ALCOR ?
Est-ce pour cela qu´ aussi bien la canne de l´archiduc comme les deux épées
forment une « casserole » ou
perol en catalan , Peyrolles ? La Grande ou la Petite Ourse, puisque la forme est
semblable, cette dernière contient l´étoile POLAIRE et c´est ARCAS, fils de
Callisto( G.Ourse) du grec ARKTOS, ours. On la désigne aussi par Septentrion,
à cause des 7 étoiles qui la composent. Septimanie ?
D´après un mythe cette constellation ne serait pas une ourse mais un chien,
qui conduit l'étoile polaire à être parfois nommée cynosure,
« queue du chien », terme signifiant également « objet
d'intérêt » en anglais ou anglé.
L'Étoile polaire possède également un petit compagnon qui orbite autour
d'elle
Mais on repère la Petite Ourse à
travers de la Grande ou Grand Chariot . Et l´étoile Polaire donne la
MERIDIENNE !

Voyez sur la première galerie sur la méridienne du tableau et le haut de la
porte ce Titien : Callisto surprise au bain par Diane. Callisto enceinte d´Arcas.
Remarquons que le Giorgione est toujours présent, tantôt inversé, tantôt pas.
Une version arabe dit que, il y a très longtemps, un père avait trois filles,
ce sont elles qui représentent les trois étoiles, mais le père est mort et
enterré dans un cercueil (le rectangle que forment les quatre étoiles
représente son cercueil). Ses trois filles le portent depuis la nuit des
temps, et essaient de rattraper son assassin (La Petite Ourse). Les croyances
disent que, le jour où les trois filles attraperont l'assassin, ce sera la
fin du monde.
Mizar avec son cavalier Alcor est une étoile double visuelle connue depuis
des temps immémoriaux, c'est la première double télescopique (Mizar A et B,
découverte par Giovanni Riccioli en 1650).Ce tableau date de 1640.
A.L.C.O.R.
sont les initiales de " Ad Lapidem Curebat Olim Regina " :
Vers la pierre autrefois courrait la reine … cette pierre dont parle MAURICE LEBLANC et que
Pierre Plantard situa sur le Serbaïrou est placée sur le méridien de l'église Saint Sulpice de Paris.
Elle aurait été retrouvé par trois chercheurs sur le dit lieu, mais ne porte pas
l´inscription présumée.( voir
)
Simple curiosité ? on reconnaît dans le mot ALCOR les initiales de
Rennes-le-Château c´est à dire RLC avec deux autres lettres A et O, or Ao ,
en portugais est un adverbe équivalant
en français à « en, dans »…Dans RLC !
Une bonne partie de cette
collection venait de ventes aux enchères de nobles anglais, qu'avait chassés
le Puritanisme : des maîtres italiens, aujourd'hui exposés à Vienne,
avaient même appartenu à Charles Ier d'Angleterre et au Duc de Buckingham.
Cornelis De Bie affirmait en 1661 que Teniers avait passé quelque temps à
Londres, rassemblant des peintures pour le duc de Fuensaldaña, alors
lieutenant de Léopold pour les Pays-Bas espagnols.
Lorsque Léopold retourna à Vienne, il emporta ses peintures et c'est le
prêtre flamand Van den Baren, lui-même excellent peintre de fleurs, qui
devint le gardien de sa collection.
Léopold légua cette
collection à son neveu Léopold 1er, de sorte qu'elle devint propriété
impériale et représente aujourd'hui une partie importante du
Kunsthistorisches Museum de Vienne.
Suite : Léopold -Guillaume de Habsbourg

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