|
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|
|
|
Jolie Marie Madeleine Pénitente de Dominicus Tintoret et non du fameux Jacopo Robusti dit le
Tintoretto, ou Tintoret en France.
|
|
|
|
|
|

|
Quelques particularités de cette œuvre du XVII º s.
Cette Pénitente croise les doigts , mais ses mains sont vers le haut, comme
en prière suppliante
Ce
qui n´est pas le cas de la Madeleine
sous l´autel de Saunière, qui semble, elle ,s´être déjà résignée.
Cette Sainte auréolée, ne se contente pas de lire, elle écrit aussi
puisqu´elle s´est muni d´un encrier .
Le crâne est totalement édenté, et le
Christ, très peu travaillé, a une tête trop carrée qui lui donne un
air de Frank Einstein., il ne regarde pas en direction de la femme.
Elle, à son tour, lève le regard vers un point lumineux du ciel.
|
|
|
Mais le plus « bizarre »,et ce qui attira l´attention de Raoul, car
c´est à lui que l´on doit le plaisir de partager cette image , donc le plus
bizarre c´est ce tissu, très grossièrement tressé ,qu´elle porte à son bras
tel un énorme cobra enroulé.
|
|
|

|

|

|
|
|
Symbolisme du Serpent
|
|
|
|
|
|

|
Le cou du serpent entoure le bras de Marie Madeleine , le cou de cet
animal est le symbole de stabilité et de paix pour les orientaux.
Alors que pour la religion chrétienne le serpent est toujours synonyme du
Mal.
Donc étudions plus à fond le symbolisme de cet animal.
Mythologie grecque
Il est évident que si les pharmaciens et les médecins ont adopté les serpents
dans leurs emblèmes, c'est que cet animal représentait pour eux autre chose.
Tout vient de la mythologie grecque. Celle-ci raconte en effet qu'Hermès,
rencontra en ARCADIE deux serpents en train de se battre, les ayant alors
séparés avec sa canne autour de laquelle ils s´ enroulèrent, apaisés. Les
Grecs en avaient tiré leur symbole de paix, le caducée . Il faut noter que si le caducée des
pharmaciens possède deux serpents, celui des médecins n'en comprend qu'un
seul.
C´est le serpent d´Esculape dédié au dieu de la médecine, Asclépios , qui
pouvait guérir et ressusciter.
Il symbolise aussi les enfers et le royaume des morts, par son mode de vie
caché dans les replis de la terre. Mais par sa mue il donne l´idée de renaissance.
|
|
|
|
|
|
|
C´est aussi la Déesse Serpent, ou
Pythie qui continue de vaticiner sous le gouvernement d´Apollon.
|
|
|
|
|
|
|

|

|

|
|
|
|
|
|
|

|
Hindouisme
Les serpents, dans la religion hindouiste, sont censés, avec VISHNOU et
SHIVA, deux grands Dieux Védiques être les porteurs du Monde dont ils
assurent la stabilité. D'où la symbolique de paix dont ils sont également porteurs dans cette religion.
Dans le monde indien de l´adoration à la Mère divine, le serpent devient
alors l´énergie primordiale à l´essence féminine C´est la Kundalini., qui
ouvre le troisième œil , au-delà duquel
on atteint l´union parfaite de Shiva-Shakti dans le «
sans-forme » c´est à dire au delà du stade de l´Androgyne .
La déesse –cobra, Manasa régnait sur la terre durant le sommeil de Vishnou.
|
|
|
|
|
|
|

|
Pour les peuples germaniques.
C´est le symbole germanique de la mer
circulaire ,analogie dans l´Egypte ancienne au géant Apophyse qui
menaçait la barque du dieu Soleil. On est ainsi renvoyé à l´antique
équivalence de la mer et de la mère, qui range le serpent du côté des vielles
religions de la grande déesse.
En effet cet ophite dépend d´abord de
l´archétype maternelle.
Mère et Mater, la matière ont la même étymologie. ( Voir Fulcanelli )
Le héros doit combattre et tuer le dragon aquatique, la mère archétypique ,
pour accéder à son statut d´adulte, découvrir son trésor personnel et gardait
le serpent et ainsi délivrer son Âme.
Ici le Serpent féminin est gardien de Trésor ! (voir Mélusine plus bas
et sa version masculine cathare )
|
|
|
|
|
|
|

|
Religions précolombiennes
Il est inutile de répéter ce que représente le Serpent emplumé pour ces cultures.
Dans les religions précolombiennes , le cinquième jour du calendrier était
dédié à cet animal, ainsi l´homme , qui par malheur naissait à cette date,
n´aurait jamais de demeure et serait très pauvre. Ce qui va comme un gant à
notre ermite !
|
|
|
|
|
|
|


|
Le Cobra Sacrée et l´Egypte
Le Cobra était le symbole de la Haute Egypte.
C´est un cobra femelle, couleur bronze, comme sur le tableau de
Tintoret ,qui protégera le pharaon contre ses ennemis.
Les artisans égyptiens représentèrent souvent le serpent comme une déesse
protectrice, symbole de la vie divine et de l’ordre.
Le cobra restera pour l´ Egypte un puissant symbole de protection royale et
divine.
L’importance du cobra égyptien est expliqué dans le fameux « Papyrus
Bremner-Rhind », ( 4ème siècle a .J-C ). Ce texte contient deux versions du
mythe de la création . Dans les deux versions, Atoum créa Shou et Tefnout
l´air et l´humidité respectivement en « expectorant » ou en « éjaculant » à
l’intérieur des eaux primordiales. Ce qui rappelle la naissance de Venus –
Aphrodite . Puis il envoya son oeil pour récupérer Shou et Tefnout. Quand son
oeil les retrouva et ramena l’Unité
Primordiale de la Puissance Divine fut atteinte. Cependant, l’œil du Démiurge
devint enragé quand il s’aperçut qu’il avait été remplacé par un objet plus
brillant que lui : le Soleil !
|
|
|
|
|
|
L’œil se transforma de façon magique en cobra,
puissance féminine servant à protéger les dieux et les rois contre les
puissances des ténèbres dans le Monde créé. Le dieu de la création apaisa
l’œil- cobra, en le plaçant sur son front ( Troisième œil) La pacification du
cobra marqua ainsi l’établissement de la monarchie, et le serpent devint le
symbole de la protection et de l’unité de la royauté légitime.
Ophisme et Gnose
D´autre part il existe le culte des adorateurs du serpent.
Ces doctrines ophites et celles des
sectes païennes nous sont connues par la littérature hermétique. Ces sectes
furent probablement pré-chrétiennes et, sans doute, antérieures à l'émergence de la
Gnose historique.
L'Ophisme , qui contient l' Aeonologie
,c´est à dire la chute de la Sophia, la Sagesse, représente la phase
primitive du mouvement gnostique
|
|
|

|
|
|
|
|
|
Pour les Ophites ou les naasènes le Serpent
était le messager d'un dieu inconnu, Sophia-Achamoth, plus ancien que
IHVH, qui aurait eu pour mission de transmettre secrètement
le Savoir à l'homme. IHVH commençant à devenir orgueilleux au point de
s'affirmer unique, le dieu inconnu a décidé de le combattre
en donnant aux hommes la possibilité de voir la Vérité.
À ce titre, ils considèrent le Serpent comme un des principaux
véhicules du divin, mais non comme un dieu à part entière. Il est
révéré car il a fait don de la Connaissance - Gnosis -
que le démiurge voulait garder pour lui afin d'asservir ses créatures !
|
|
|

|
|
|
|
|
|
"Ils adoraient le serpent qui, en incitant Ève à manger
du fruit défendu de l'arbre de la science (Gnose), avait permis aux hommes
d'accéder à la connaissance".
"Dieu défend aux hommes formés par lui la GNOSE qui distingue le bien
et le mal. N'est-ce pas excessivement étrange ? Car qu'y aurait-il de plus
stupide que l'incapacité de discerner le bien et le mal ? Il est évident, en
effet, qu'on n'arrivera pas à éviter l'un, je veux dire le mal, ni à suivre
l'autre, je veux dire le bien. En somme, Dieu a défendu à
l'homme de goûter de la sagesse, alors que rien ne pourrait être plus
précieux pour l'homme. Car la
GNOSE qui distingue le bien et le mal est l'œuvre propre
à la Sagesse. Voilà ce qui est
évident, je crois, même pour les insensés ! Par conséquent, le
serpent est plutôt un bienfaiteur, et non un fléau pour la race humaine"
Tiré de "Contre les Galiléens"
écrits de Julien l'Apostat.
|
|
|
|
|
|
|

|
Le Serpent dans la figure du Sauveur est
également représenté enroulé autour du Tau Sacré. Comme symbole d'Unité,
Ennoia et Ophis sont le Logos; lorsqu'ils sont séparés, l'un est l'Arbre de
la Vie (Spirituelle) et l'autre l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal.
Par conséquent, nous trouvons Ophis poussant le premier couple humain - la
production matérielle de Ialdabaoth contenant toutefois le principe spirituel
de Sophia- Achamoth - à manger le fruit défendu.
Et selon un ancien manuscrit : « Apprends
à manger à l'Arbre de la Science et savoure le fruit de l'Arbre de Vie. Cherche
les dieux en toi-même et si tu les reconnais et découvres le lieu de leur
demeure, tu as gravi la marche supérieure de l'échelle des douze degrés. »
Enfin le serpent est souvent associé à l´oiseau aussi bien le cobra
égyptien avec les ailes d´aigle comme celui de Marie et l´Ave , littéralement
oiseau sur le symbole du le caducée,
ou quand serpent devient dragon ailé.
Et ce n´est pas étonnant car c´est le venin de vipère qui donna à
Cassandre la faculté de comprendre la Langue d´Oiseau
|
|
|
|
|
|
|

|
Pourquoi avoir représenté ici ce serpent ?
Cet enseignement qui donne la paix intérieur ,lui permettant de voir la
Lumière, vient d´Arcadie. Il transmet aussi le pouvoir de soigner, de guérir voir même de ressusciter .
Et Marie Madeleine de ce Tintoret regarde bien la lumière divine et non la
croix. C´est elle qui soigna le corps de Jésus après la crucifixion. On lui
attribue bien une ressuscitation celle d´une femme à Marseille.
C´est la déesse protectrice du royale et du divin. Hermès, comme messager des Dieux transmet la Sagesse, comme
celle-ci fut transmise à Eve, par le Serpent. Le Serpent initia Eve qui à son tour le fit avec Adam.
Certains voient en cette sainte femme, l´héritière des enseignements du
Maître, ce serait-elle qui passa son sage savoir à Jean. Si il ne s´agit pas
du même personnage, car bien des fois, et l´histoire se répète sans cesse les
femmes durent prendre l´identité d´un homme pour être tenues en compte, comme
Georges Sand , Catherine de Russie ou
la « mythique » Jeanne la Papesse dont la vraie identité vu le jour
que lors de son accouche.
|
|
|
|
|
|
L´évolution historique a fait du serpent de nature féminine et vulvaire
un symbole masculin phallique. Mais le serpent est en lui-même un couple
d´opposés aux dimensions cosmiques qui réunit les valeurs du jour et de la
nuit, du bien et du mal, de la vie et de la mort, du masculin et du féminin.
Distinguer le Bien du Mal rend libre. Avec cette faculté de vision, la
religion, telle que nous la connaissons, n´aurait plus aucune raison d´être.
Pourquoi montrerait-elle du doigt ce qui est péché et ce qui ne l´est pas. De
quel droit peut-elle dénoncer une femme comme Pécheresse ?
Pour cela IHVH condamna le Serpent à avoir sa tête écrasée sous le pied de la
femme ! N´est-ce pas ainsi que l´Eglise aime à représenter Marie ?
Le Matériel et le Spirituel sont-ils si désunis ? Pas tant que ça, car
on sait bien que Rome
« confondit » les enseignements de l´Arbre de la Science avec la
sexualité symbolisée par la pomme, fruit non cité dans la Genèse.
|
|
|

|
|
|
|
|
|
La pomme est le symbole de la science sacrée de la femme, le schème
fondamental serpent-femme/mère-science/divination s´en trouve d´autant plus
renforcé dans une évaluation péjorative et une misogynie évidente.
C´est d´autre part ce lien du serpent Samael avec Eve qui explique dans le
renversement sémantique de Eva à Ave et la rédemption de la Mère primitive
par la Mère du Christ venu racheter le péché originel et assurer le salut de
l´humanité , que Marie soit traditionnellement représentée comme écrasant la
tête du serpent .
|
|
|
|
|
|
|

|
La vierge ne symbolise plus dés lors que le versant lumineux de
l´archétype maternel et, en
remportant la victoire sur le serpent chtonien , institue la division qui
courra pendant des siècles entre la vierge et la prostituée , tombée peu à
peu en état de hiérodule comme l´était Olympe aux serpents , à celui de
prostituée profane, comprise littéralement !
On dit aussi que le Serpent ne mord que les personnes habillées et recule
devant les personnes nues. Aussi l´homme doit hotter « la feuille
de figuier de son plaisir » , qui est l´habit « du vieil
homme » pour être nu de péchés , afin que le Malin ne puisse
l´attaquer.
Ainsi sera éveillé l'amour "divin" qui ne demeure pas dans les
hallucinations de l'homme mais dans son "cœur"; et cet amour
divin donne naissance à la force
libératrice qui nous permettra la contemplation de la lumière éternelle et
qui détruira toutes les erreurs."
|
|
|
|
|
|
|

|
Mélusine
Si l'on en croit la légende, la fée Mélusine apporte la gloire, la puissance et la
fortune à ceux qui lui font confiance. Telle fut l'aventure d'un jeune
seigneur nommé Raymondin, qui chevauchait dans la forêt. Il errait ainsi,
sans fortune, sans famille, sans fief et fort triste, car il avait tué par
accident le comte du Poitou au cours d'une partie de chasse, et craignait
vengeance ou châtiment. il atteignit la source de "la Font de
Cé", où il rencontra Mélusine. Charmé, le chevalier la demanda en
mariage. Elle accepta, lui disant qu'elle pouvait accroître son pouvoir et sa
fortune s'il devenait son époux, mais à condition de ne jamais la visiter
dans sa chambre où elle se retirait tous les samedis. En effet, condamnée en
punition d'une faute ancienne, Mélusine muait, jusqu'à mi-corps, en serpent.
Si elle se laissait voir dans cet état, elle risquait de ne plus retrouver sa
forme humaine. Malgré sa promesse, le seigneur trahit son serment et
découvrit son secret. Quand Mélusine le vit, elle se transforma en dragon.
Désespérée, cette dernière s'enfuit et disparut à
jamais...."
C´est une fée bâtisseuse , elle construit châteaux et églises avec ses arts magiques :
Beaucoup d'édifices
en Poitou doivent, selon la légende, leur existence à Mélusine, la fée
"constructrice" de forteresses (Ex : Lusignan) et d'églises (Ex :
Parthenay).
Ces bâtiments suivent la Wieuvre, ou serpent
souterrain, qui symbolise la force de la Nature.
|
|
|
|
|
|
|

|
Conte du Serpent ou la Belle et la Bête cathares
Un agriculteur travaillait sa vigne, quand il leva une grosse pierre il découvrit un trou d'où surgit un gros
serpent. Il eut une grande peur. Le serpent lui parla: « Qui t'a permis
d'enlever la porte de ma maison ? » L'homme s'excusa en lui disant qu'il
n'aurait jamais pensé que cette pierre fut la porte de sa demeure. Le serpent
répliqua alors: « Je sais que tu as trois filles à marier, si tu ne me donnes
pas l'une des trois, je viendrai dans la nuit pour t'étouffer. Va-t'en et
donne-moi bientôt une réponse. »
Il courut chez lui mais, comme pour la Belle et la Bête seul la cadette
accepta d´épouser le Serpent.
|
|
|
|
|
|
Le serpent les attendait à l'entrée de sa demeure; du seuil de la porte
d'entrée, il les invita à descendre sous terre, il passa le premier en
rampant, le père et la fille le suivirent. Ils arrivèrent bientôt dans
« un château merveilleux dont les portes s'ouvrirent sur des
appartements magnifiques aux murs tapissés de diamants, garnis de beaux
meubles, éclairés par des lustres éblouissants.
Le père et la fille furent surpris de voir de si belles choses et la
demoiselle en fut si émerveille qu'elle se tourna vers son père pour lui dire
qu'elle acceptait volontiers de devenir la femme du serpent ». Les noces
se célébrèrent des gens de la meilleure société y assistaient; la mariée
était vêtue de sa robe blanche qui avait une longue traîne et le serpent
rampait à ses côtés.
|
|
|

|
|
|
|
|
|
Le
soir quand tous les invités se retirèrent la demoiselle suivit son mari dans
sa chambre, mais elle fut effrayée de se trouver seule avec un serpent à côté d'elle.
Celui-ci voyant son effroi la rassura en lui expliquant qu'il pouvait
redevenir « homme à son choix, le jour ou la nuit » Sa femme
préféra qu'il fut homme pendant la nuit Alors le serpent se dépouilla tout de
suite de sa peau, la suspendit à un clou près de son lit et lui apparut comme
un beau prince qu'une vilaine fée avait ensorcelé. Le lendemain matin il reprit sa peau et ainsi toutes
les nuits il était prince et tous les matins serpent.
Mais elle devait prendre garde au
moins de ne pas toucher à sa peau pendant qu'il dormirait, sans quoi un grand
malheur s'abattrait sur tous deux.
Lors d´une visite des ses deux jalouses et curieuses sœurs, l´aînée, plus
méchante, brûla avec son flambeau la peau du prince-serpent qui reposait dans
son lit. Aussitôt pour châtier les deux dames, il les toucha toutes deux
d'une baguette magique: les deux sœurs se trouvèrent alors hors du château en
rase campagne, d'où elles rentrèrent à leur maison
|
|
|
|
|
|
|

|
Le prince dit à sa femme: « Tu n'as pas
écouté mes conseils, je dois te châtier aussi; prends sept bouteilles vides et sept paires de
sabots de fer, lorsque tu auras rempli ces sept bouteilles de tes larmes et
que tu auras usé les sept paires de sabots, tu me retrouveras. » Alors il la
toucha de sa baguette magique, et elle se vit en rase campagne, seule,
égarée; elle pleura nuit et jour et marcha sans cesse, elle était d'autant
plus affligée qu'elle attendait la naissance d'un enfant. Ce fut un beau petit garçon . Elle marcha sans cesse
pendant sept ans en remplissant chaque année une bouteille de ses larmes et
en usant une paire de sabots de fer; elle était toute en haillons.
Au bout de
sept ans de pérégrinations elle aperçut un village et elle entendit des
cloches qui sonnaient à toute volée; elle demanda à la première personne
qu'elle rencontra quelle était cette grande fête et celle-ci lui répondit: «
C'est un prince qui s'était marié, mais qui a perdu sa femme depuis sept ans,
Il se remarie aujourd'hui. »
|
|
|
|
|
|
|
Alors la femme du serpent prit son enfant par la main et alla se placer à
la porte de l'église; son mari qui la reconnut avec beaucoup de joie,
s'arrêta sur le seuil, et dit à tous les assistants: « J'avais une jolie clef,
je l'ai perdue il y a sept ans, aujourd'hui je la retrouve. Que faut-il
que je fasse, que je garde l'ancienne ou que j'en fasse faire une nouvelle ?
» Tous répondirent: « Si vous étiez content de l'ancienne pourquoi en faire
une nouvelle », et ils s'écrièrent: « Gardez l'ancienne ! » Le prince dit
alors: « Voilà ma femme que je retrouve au bout de sept ans, je la reprends.
» Il l'amena dans son beau château où ils vécurent heureux et où ils eurent
beaucoup d'enfants.
|
|
|
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Dédié à Raoul avec mes remerciements
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|

|

|

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|