William Blake

  

 

 

 

DU CERCLE ZODIACALE DE SAUNIERE A CELUI DE RENNES-LES-BAINS

 

 

 

L´Essence de Dieu est semblable à une Roue…
Plus on la contemple, plus on comprend sa forme
et plus on la comprend, plus on y trouve de bonheur..

J. Boehme

 

 

DE RENNES LE CHATEAU AUX BAINS DE LA REINE ou LA  MARQUE  DELACROIX

 

 

BEAUTE, FORCE ET SAGESSE

 

Le BS du bénitier annonçait la couleur. Pourquoi ? Je vous propose de passer à la langue chérie de l´abbé Boudet.  Je parlais de Sagesse et de Force, la première se dit en anglais « Wisdom » la seconde « Strength ». Sagesse et Force …il ne manque plus que Beauté, soit « Beauty » ! et nous aurions les trois piliers utilisés dans le Rite Ecossé Ancien et Accepté, ( nous avons bien un tissu écossé habillant un enfant sur la station VIII du Chemin de Croix )c´est à dire Beauté, Force et Sagesse, bien dans ce sens qui n´est plus celui d´aujourd´hui, marqués donc par le B S et le W.


Le BS que nous avons déjà rencontré dans l´
exlibris de Bérenger Saunière ,dans cette même série de chapitres à propos d´Asmodée.
BS, en gématrie, correspondait au Monde soit le XXI, plein de beauté et de force ( voir
page antérieure )

Mais où se cache le W ? Il se pourrait que dans la barbe de Jésus, le Fils de l´HOMME,( IHS ) puisque le bénitier rapporte au baptistaire.
La Sagesse se cache il faut la trouver.

Si la Force corresponde à 11 soit 2 de la dualité qui aboutie à l´
AMOUR
La Sagesse, qui est Folie, au 22, ( crâne du cimetière et celui de Marie Madeleine ) soit le 4 de matière qui donnera la
PAX et l´Omega , La FIN
Alors la Beauté serait le 33 soit 6 ou l´hexagramme qui rassemble Haut et Bas et on obtiendra la
JOIE
La joie expérimentée par les premiers chrétiens lors de leur exécution, car par elle ils se rapprochaient du Seigneur..

Le Seigneur ou ADONAÏ = 44 soit 8 le Soleil de Haut qui se reflète au Bas.
Afin de trouver la Lumière ou
LVX = 68, hexagramme et soleil soit le 5 du pentacle ou le Vert, tous deux attribués à ASMODEE



Cet hexagramme est aussi présent dans l´exlibris de l´abbé avec les mots suivant s :
* TRIA SUNT MIRABILIA. DEUS ET HOMO : MATER ET VIRGO : TRINUS ET UNIS *
* CENTRUM IN TRIGONO CENTRI *

 

TRAVAIL DE LOGE, TRAVAIL DE MESSE

 

Remarquons la Matière Vierge ou Vierge Mère du côté droit de l´autel .Alors que sur ´illustration elle, la matière brute ou pierre à polir est à droite du pilier de la Sagesse.
Cette Matière Vierge à Rennes est placé à droite en sortant de la
Sacristie, domaine du curé qui s´apprête à dire la messe.
Saunière devra par son verbe transformer polir cette pierre.

 

( En Loge ) Le Vénérable Maître qui  demeure à l’Orient ( EST voir plan de l´Eglise de BS ) comme le soleil annonce le jour,  invoque la Sagesse, le W ,
(
A la messe ) soit le Fils de l´Homme soit Fils de Dieu, durant la première messe. ( En Loge et messe ) Son rôle est de mettre les ouvriers à l’ouvrage, c´est à dire les paroissiens.

( En Loge ) Le travail ne commence réellement qu’à MIDI. Du levé du soleil à Midi, c’est le domaine de la sagesse, ( A la messe Midi , heure des Pommes  Bleues ) préparer le travail, définir les objectifs à atteindre et les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre. ( A la messe ) Le phénomène lumineux balaye le mur Nord de l´église ou se trouve le clocher pour l´appel au fideles et la chaire du haut de laquelle le curé-berger, illuminé par le soleil, sermonne et dirige son troupeau.

( En Loge et messe ) De Midi au coucher du soleil, c’est le domaine du travail qui est mis en œuvre par la force. L´abbé visitait sans doute aussi ses ouailles malades.

( En Loge et messe ) La parole est prise par le Premier Surveillant, toujours l´abbé Saunière, il demeure à l’Occident  à  OUEST où se trouve le confessionnel , pour observer le coucher du soleil, payer les ouvriers, en pardonnant leurs péchés et les renvoyer contents et satisfaits.

( En Loge et messe ) Après le Premier Surveillant, le Deuxième Surveillant prend la parole pour invoquer la beauté. Du coucher du soleil à minuit, la fin des travaux, c’est le domaine de la beauté, le travail s’achève par les finitions. La messe est dite à 20 h

( En Loge ) A Minuit, il y a renversement de l’ordre de la parole. Elle passe du deuxième surveillant, au premier surveillant et enfin au vénérable maître. Comme le mouvement doit être par la droite, la parole s’enroule sur elle-même, pour exprimer successivement la joie, l’amour et la paix. Le clocher marque minuit dans les villages.

22 juillet est jour de fête de Marie Madeleine soit 22 et 7, le chariot,  le voyage de l´homme avec le SM marqué sur la poitrine. SM de sa majesté qui se retrouve peint sur les murs de l´eglise de Bérenger formant un caducée.
La carte qui complémente le 7 est le 13 : la Mort. La vie n´est qu´un voyage menant à la mort.


Si la Force du Tarot est le 11 , son complémentaire est le 9 soit l´Hermite, celui qui illumine qui montre le Chemin. La Sagesse est le Fou ou Mât, c´est à dire le 22 ( 2 x11 ),  lui n´a pas de complément ! La Beauté correspondrait au 33( 3x11 ), le 44 serait  Adonaï, comme nous avons vu plus haut,  soit ( 2x22 ou 4x11 )


Nous avons bien trouvé 4 fois cette Force qui mouvait la RouX (
voir tableaux ) ou Cercle zodiacale de deux Rennes

 

LA CARTE BOUDET

 

«  Le Centre du cercle ( zodiacale ) est le Cercle » ou CENTRUM IN TRIGONO CENTRI.

Traçons un cercle autour du lieu dit du Cercle. Il passera par
La Gode, source d´eau de la Reine du Bas, appelée aussi source de la Madeleine, qui représente l´eau et le printemps chez Bérenger comme nous avons démontré.

 

Puis le compas rencontre l´église de Boudet et suit vers le Cap dé l´Hommé ou tête de l´homme, ce qui rappelle Jean Baptiste soit le Feu et l´été.

Vérifions à l´aide du livre de l´abbé Boudet : «  La Varie langue Celtique ou le CromlecK de Rennes-Les-Bains » si notre intuition s´avère juste :

 «  Alors, à l'arête du cap dé l'Hommé sur le haut d'un ménir, en face du temple païen, converti en église chrétienne détruite plus tard par l'incendie, fut sculptée une belle tête du Sauveur regardant la vallée, et dominant tous ces monuments celtiques qui avaient perdu leurs enseignements » p. 306


Nous rencontrons ensuite l´Haum-moor ou homme mort, qui devrait correspondre à Jésus donc à l´ épée et l´automne. Là l´abbé semble plus bavard.

« La pierre polie, dite hache celtique, faite de jade ( vert ), de serpentine ( pierre verdâtre sensée protéger des serpents )ou de diorite ( noir ), affecte diverses formes. Le dialecte languedocien la nomme pierre de Trou. Elle représente ce qu'il faut croire, c'est-à-dire, les enseignements nécessaires inscrits dans les grandes pierres levées – to trow (trô), croire » p 256

 

 

« Nous avons en notre possession un silex de quatorze centimètres de longueur sur trois centimètres de largeur, offrant de nombreuses dentelures sur les bords, trouvé dans le terrain de l'Haum-moor, tout près de l'emplacement d'une ancienne maison gauloise. » p 257 et Boudet souligne :  « Ce n'est point là, pour nous, une pierre de Trou » 

« c'était là ce que les Celtes appelaient le haum-moor, terme qu'ils ont écrit sur tous les points du pays gaulois, partout où se présentait à leurs yeux un
terrain plus ou moins marécageux. La petite source, sans nom comme toutes celles dont l'eau trop rare pour former un faible ruisseau, suffisait à peine à faire un terrain de haum-moor, retraçait toutefois à leur esprit une signification précise et vénérable. » p 278 à propos de Marsilla .

Le marécage suppose une décomposition qui est en accord avec l´automne, saison ou le feuillage tombé sert à abonner la terre.

 

 

Jésus reçoit lors du baptême de l´eau versée sur sa tête alors qu´il s´agenouille dans l´eau peut profonde d´une rivière : le Jourdan. Nous verrons plus loin que le Jordan et la putréfaction sont unis en alchimique. Mais ce n´est pas tout à propos de cet «  Homme Mort » 

« Les premiers missionnaires chrétiens, comprenant la difficulté de faire disparaître du coeur du peuple cette vénération idolâtrique pour les fontaines, firent ce qu'ils avaient déjà fait pour les ménirs sur lesquels ils avaient gravé le
signe de la Rédemption. Ils placèrent auprès des sources, des croix, des statues de la Sainte Vierge, cherchant ainsi à rendre la pureté aux croyances en éclairant les esprits. » p 278-79

En haut  de ce cercle on a le Lampos ou Agneau et en bas le Diable, dessiné par Edmond Boudet , confondu, mais malgré tout bien visible, avec les traits du  relief.

« Il porte dans le cadastre le nom de Roc Pointu : il fait face à une autre roche naturelle fixée sur le flanc de Cardou et ornée de plusieurs aiguilles très aiguës. Cette dernière roche, séparée de Cardou et offrant plusieurs pointes réunies par la base, a présenté à nos ancêtres l'idée des petits êtres composant une famille et retenus encore auprès de ceux qui leur ont donné le jour, et ils ont nommé poétiquement ces aiguilles Lampos. Ce mot dérive de lamb, agneau, ou de to lamb, mettre bas, en parlant de la brebis. » p 231

Où loge l´hiver lié à la terre ?


« Pourquoi les Celtes ont-ils nommé cette éminence Goundhill ? Certes,
ce n'est point à cause de la beauté du site et de la fertilité du terrain, puisque le sol est couvert de bruyères dans toute la pente nord du Serbaïrou, tandis que la pente sud, très escarpée, n'offre à l'oeil qu'un maigre bois taillis,… ».p 239

 

 



Delacroix autoportrait

Donc le sud de la carte, lié au Diable, est peut fertile. Ce Diable est lié au Cochon-sanglier d´Antoine….

 « Le Neimheid n'a pas laissé dans l'ombre le souvenir de ces chasses dangereuses, et dans toutes les montagnes couvertes de bois profonds, pouvant servir de retraite sûre aux
sangliers, on trouvera des terrains appelés pijole ou pijoulet, – pig, porc, – to jole, heurter avec la tête –. Le Pijole de Rennes-les-Bains a sa place au Serbaïrou, au sud des deux roulers ou roches tremblantes. » p 302

Tout se passerait donc au sud comme symbole de désolation et danger de mort.  Je me demande ou le Serpent zodiacale se mord la queue par vous ? Voyons ce que nous en dit l´abbé :

 « Un seul
( nom ) a été conservé, et il s'applique à une des sources ferrugineuses froides du cromleck. Cette fontaine, placée sur la rive droite de la Blanque, se trouve à la distance d'un kilomètre à peu près au sud de la station thermale. On la désigne depuis peu d'années sous le nom de la Madeleine ; mais son nom celtique reproduit dans le cadastre, est celui de la fontaine de la Gode. L'eau de cette source, émergeant avec abondance de la faille inférieure d'une grande roche de grés, est très ferrugineuse, et d'un goût atramentaire fortement prononcé.

 

A quelques mètres de cette fontaine, sur le même plan, coule une seconde source, peu abondante et saturée d'un sel de fer qui est le sulfate de peroxyde de fer. On retrouve ce sel chimique déposé sur le sol, desséché par évaporation sous l'action de l'air et produit par l'eau suintant le long des roches de grès sous lesquelles cette fontaine prend naissance. Ces roches de grès contiennent abondamment des parcelles de sulfure de fer. Il est facile de voir le travail de décomposition du sulfure de fer, dans une large roche dont la base plonge dans l'eau de la Blanque, et sîtuée sur le côté droit de la fontaine. A certains points, la roche se sépare aisément par écailles, et on aperçoit le sulfure de fer changé en sulfate de fer d'une belle couleur verte ; sur d'autres points, on voit encore le sulfate de peroxyde de fer tout formé, présentant l'aspect d'un sel blanc grossièrement cristallisé.

 

 

Ces deux sources ferrugineuses froides ont reçu des Celtes le nom de Gode, – to goad (gôd), aiguillonner, exciter, animer » p 273-74

Le cercle est fermé avec ses deux sources. Nous savons qu´Asmodée est lié à l´eau et donc aux sources.

Cela vous étonne qu´Asmodée soit si prés de la Gode ou Madeleine ? Rappelons ici le verset de la Genèse : 
3 : 15  « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon »

« L´Homme Mort » est très prés de la figure dissimulée du Diable, en fait elle est juste en dessous, cela pourrait nous étonner, mais si vous avez lu ma page sur Dirck Crabeth ce fait est éclairé.

Boudet explique la symbolique de ce petit cercle :
 
« …les Druides ont voulu exprimer l'idée très nette qu'ils possédaient
d'un Dieu unique et existant dans les êtres. Dieu étant l'Etre même par essence, il est aussi en toutes choses de la manière la plus intime, puisqu'il est la cause de tout ce qui existe. LE MONDE CREE EST ICI REPRESENTE PAR LE PETIT CERCLE ENFERME DANS UN PLUS GRAND, et ce grand cercle par sa figure sphérique, offre à l'esprit l'idée de la perfection essentielle de Dieu, en qui tous les êtres vivent et se meuvent, qui contient toutes choses et existe en elles, non point comme une partie de leur essence ou un accident, mais comme un agent est présent à l'être sur lequel il agit et qu'il atteint par sa vertu. » p 246-47.

 

 

« Dans le cromleck de Rennes-les-Bains, on voit aussi figurer deux pierres branlantes ou roulers. C'est le signe de la puissance de Dieu jugeant et gouvernant ses créatures. » p 247

L’omission volontaire du  H dans des mots qui reviennent le long de son livre, comme menhir ou cromlech, ce dernier mot  faisant partie du  titre, est troublante. Le H est l´initiale de l´homme dont le chiffre associé est le 5, comme nous le présentent nos cathédrales gotiques : Deux tours unies par l´arc de la grande porte. Boudet aime aussi jouer avec le chiffre  4 ( voir ici )

 

Essayez de relier les noms sur ce cercle et vous obtiendrez un joli 4, genre celui que l´abbé laissa à Quillan, mais aussi un pentacle et si on veut un hexagramme. Ou bien un « simple » sablier ou le 8, un signe d´Infini.

Le Cercle zodiacale de la Reine du Haut se trouve ainsi refléter sur le terrain de la Reine du Bas !

 

 

DELACROIX ET DES PIERRES GRAVÉES DE RENNES

 

J´aimerai attirer votre attention sur l´Autoportrait d´un jeune Delacroix. Nous avons pu apprécier l´importance des autoportraits pour l´étude de la personnalité d´artistes tels que Nicolas Poussin, Dürer, Van Dick ou le Guerchin par exemple.

Nous avions survolé la chapelle des Anges du Saint Sulpice à Paris, église liée aussi à la date 17 Janvier, et apprécié
les 4 Saisons de Delacroix présentes au même titre que celles de Signol, qui lui marqua les équinoxes et les solstices.

 

D´abord nous apercevons l´artiste en habits noirs sortant d´une grotte illuminée ou entrant dans un arverne. A sa droite un triangle est gravé, sommet vers le haut. Sur le même côté sa main va se poser sur la tête d´une espèce de corbeau ou de corneille, géante.

 

1816 - 1818

Portrait de l´artiste au Maroc

1837

 

L´habit : Ce portrait de jeunesse inachevé porte sur le châssis une annotation au crayon, de la main du peintre : "Raveswood" . Delacroix s'y représente sous les traits d' Edgar Ravenswood, personnage d'un roman de Walter Scott, « Lucie de Lammermoor », paru en 1819 et traduit peu après en français.

L'identification du peintre au héros malheureux, l'état inachevé du tableau dont les tons sombres renforcent le caractère ténébreux révèlent ici un Delacroix romantique, bien différent de l'homme mûr et assuré que présente l'Autoportrait au gilet vert  de 1837. Les teintes sombres accentuent le mystère.

Le costume à l'espagnole avec sa grande cape noire, porté par l´artiste correspond en effet à la description que Scott donne de son personnage, fils maudit d'Espagnol, dépossédé de la terre de ses ancêtres à la mort de son père. Or, les enfants Delacroix se trouvaient à cette époque dans une situation analogue, au bord de la ruine, à cause de la perte irrémédiable de la forêt de Boixe, propriété de leur mère récemment décédée et revendiquée par une meute de créanciers.

Delacroix, éprouvé dans sa situation familiale, l'était également dans sa santé, ce qui expliquerait ici les traits émaciés de son visage. A l'automne 1820, il était atteint d'une fièvre qui ne le lâchait pas, comme en témoigne une lettre à son ami Pierret : "La nuit ne m'apportait que de la fatigue, je ne faisais pas deux pas sans éblouissement, je ne pouvais écrire sans avoir la tête fendue." (A. Joubin, Correspondance, lettre à J. B. Pierret, 20 octobre 1820).

Certes, l'artiste a le teint pâle mais déjà son expression est fougueuse et déterminée, témoignant de cette sorte d'élégance, de distance que l'on retrouve dans la plupart des portraits exécutés de son vivant.

En 1825, il effectuera un court séjour en Angleterre, poussé par ses nombreux amis et peintres britanniques.

 

L´animal : un corbeau ou une corneille. Cette dernière nous l´avons déjà rencontré le long de ces huit chapitres dédiés à l´iconographie de l´église Sainte Marie Madeleine, à propos d´Esculape , fils d´Apollon et d´ une simple mortelle, Coronis, dont le nom en grec signifie corneille ce qui faisait dire de lui qu´il était né d´un œuf d´oiseau sous la forme d´un serpent.

Ce dieu de la médecine rapporte à la treizième constellation  zodiacale, le Serpentaire ou Ophiuchus et au caducée, comme celui formé par Asmodée autour de l´Arbre de la Science.( voir )  Car après la mort d´Esculape Jupiter le mis au ciel sous forme de constellation, celle-ci  représente un homme portant un serpent autour de lui. Le Serpentaire divise justement la constellation du Serpent en deux parties.

Esculape aurait tué un jour un serpent et aurait eu la surprise de voir un autre serpent le ranimer avec des herbes. Le savoir médical d'Esculape aurait par la suite crû au point où il était capable de ressusciter les morts. Ceci inquiéta fortement Hadès, dieu des Enfers, qui craignit de ne plus recevoir d'âmes. Aussi convainquit-il son frère Jupiter de le foudroyer et de décréter que tous les mortels doivent mourir un jour.

Bien sûr on retrouve ce châtiment dans le monde chrétien après l´épisode de la pomme et donc du serpent. Genèse 3 : 22  « L'Éternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. »

 


Rosslyn en Ecosse
La POMME est sur la tête de la Mort. Remarquez aussi le cercle mis à côté de globe planétaire marqué lui par le TAU.

L´Enfant chemine vers la vieillesse.
Il y a un pentagramme, sommet vers le bas et un X gravés sur cette pierre d´autel.

 

L'objet le plus significatif de la constellation du Serpentaire fut la supernova dont l'explosion fut visible le 10 octobre 1604, près de θ Ophiuchi. Elle fut observée par Johannes Kepler, d'où son nom d'« Étoile de Kepler ». Galilée utilisa sa brève apparition pour contrer le dogme aristotélicien qui indiquait que les cieux ne changent jamais. Un autre phénomène semblable eut lieu en 1848 alors que Delacroix comptait 50 ans. Mais sur l´autoportrait qui nous intéresse il n´en a que 21.

Il ne faut pas confondre les constellations du zodiaque, découpages irréguliers modernes traversées par l'écliptique, dont le Serpentaire fait à présent partie, avec les signes du zodiaque. Le SERPENT ROUGE le nomme ainsi à la 11ième place :

 

SERPENTAIRE


«
Maudissant les profanateurs dans leurs cendres et ceux qui suivent sur leurs traces, sortant de l’abîme où j’étais plongé en accomplissant le geste d’horreur : voici la preuve que je connais le secret du sceau de SALOMON et que j’ai visité les demeures cachées de cette REINE. A ceci, Ami lecteur, garde toi d’ajouter ou de retrancher un iota... Médite, médite encore, le vil plomb de mon écrit pourrait contenir l’or le plus pur. »

 

Le corbeau, tout comme le loup ou le hibou , n'a acquis une symbolique négative que récemment et quasi uniquement en Europe. Les romantiques, et c´est ainsi que Delacroix se représente sur ce tableau, voient surtout en lui l'oiseau noir qui vole au dessus des champs de bataille pour se nourrir des cadavres. C'est ici l'aspect charognard du Corbeau qui est "diabolisé" . D´ailleurs en ce point il s´assimile à Asmodée qui emporte les moribonds comme sur le tableau sainte Françoise Romaine de NICOLAS POUSSIN. Ainsi les Corbeaux sont  des messagers de la mort, comme le chantait déjà le Mahâbhârata.
 
Dans le
calendrier Babylonien, le Corbeau régit le 13ème mois, et est perçu de façon négative. On croyait aussi, auparavant, que les corbeaux pondaient leurs œufs par le bec, on les éloignait donc des femmes sur le point d'accoucher afin d'éviter que celles-ci ne souffrent trop. Est-ce une allusion à la mort de sa mère ? L´animal du tableau semble avoir son bec bien ouvert.

Dans la Genèse, le Corbeau, en allant vérifier si la terre réapparaît après le déluge, devient un symbole de perspicacité. Ailleurs dans la Bible, il apporte du pain dans le désert au prophète Isaïe, ainsi qu'aux ermites Antoine et Paul, comme l´immortalisa TENIERS. Certains saints chrétiens sont même accompagnés de corbeaux : Benoît, Boniface, Oswalde et Meinrad ; et St Vincent fut défendu de l'attaque des carnassiers par des corbeaux !

 

Les corbeaux au paradis possédaient un plumage multicolore, mais après la chute d'Adam et Ève, ( nos parents et particulièrement ici ceux de DELACROIX au moment de l´exécution de la toile ) ils se sont mis à manger des charognes, et leurs plumes sont devenues noires. Cette légende dit aussi que les corbeaux retrouveront leur beauté et un chant harmonieux à la fin des temps, dans un paradis nouveau. Qui ne rêve pas à ce Paradis ?

En alchimie, le corbeau est toujours associé à la phase de putréfaction, et à la matière au noir ( la materia prima ). Cette dernière est appelée Tête du Corbeau, ( c´est bien elle que l´on voit sur la toile ) elle est lépreuse, et il faut la blanchir " en la lavant sept fois dans les eaux du Jourdain" . L´eau qui servit au baptême du Christ.

En Grèce, là encore solaire, le Corbeau est consacré à Apollon, c'est un
messager des dieux, et il rempli des fonctions prophétiques.


Il fait aussi partie des attributs de Mithra, et il est réputé
capable de conjurer les mauvais sorts. Malgré tout et à cause de son coté trop bavard. puisqu'il ne put conserver sa place auprès d'Athéna, et fut remplacé par la chouette. Malgré cela, le Corbeau reste le compagnon préféré du Dieu Soleil.

Regardons ce dessin : il y a le coq solaire annonçant l´aurore, face à lui les ténèbres avec les chauvesouris et le sablier. Sous l´animal de bassecour , le triangle lunaire faisant face au corbeau charognard de la mort. Au centre l´homme, maitre est roi de son destin, attrapé dans ce plan terrestre, cubique. Il devra travailler sa pierre chaotique et la polir. 

 

Une autre légende raconte qu´Apollon transforma le Corbeau en une constellation d'étoiles du même nom car ayant envoyé l'oiseau dans un monde aquatique afin d'accomplir une mission, celui-ci, apercevant un figuier dont les fruits n'étaient pas encore mûrs, se posa près de l'arbre pour attendre que les fruits mûrissent au lieu de remplir sa mission. Apollon entra en colère et le transforma en constellation étoilée.

Les
légendes celtiques regorgent de Corbeaux qui jouent principalement des rôles prophétiques. La déesse celte de la guerre, Morrigan, ainsi que le dieu Lug sont des dieux aux corbeaux, et en Irlande, le surnom de la Déesse de la guerre, Bodb, veut dire "corneille".

 

Le Corbeau était d'ailleurs un animal sacré chez les gaulois, mais aussi dans les mythologies germaniques et nordiques, il est symbolisé par Hugin ( Esprit ) et Munin ( Mémoire ), les deux compagnons d'Odin ( Wodan ). Ces deux corbeaux sont à la fois des messagers et les envoyés d'Odin sur terre. Odin porte d'ailleurs parfois des noms voulant dire "Dieu aux corbeaux". Ces deux corbeaux survolent la terre du milieu chaque jour et chaque soir ils rapportent à Odin ce qu'ils ont vu et entendu.

A ce titre le corbeau devient donc un représentant des forces chtoniennes ( des forces de la terre ). Il symbolise le lien entre les hommes épris de spiritualités ( symbolisés par Odin ) et la terre ou monde physique. Ce qui expliquerait aussi le triangle de la toile.

Chez les Maya, le Corbeau est le
messager du Dieu du tonnerre et de la Foudre. En Amérique du Nord, le Corbeau est souvent un héros et un démiurge primordial, qui organise et civilise le monde déjà créé par d'autres esprits. Un peu comme Asmodée, l´architecte.

Le Corbeau est aussi un symbole de la
solitude, de la retraite volontaire, c'est-à-dire de l'isolement destiné à atteindre un niveau de conscience supérieur. il est aussi un symbole de l'espoir, son croassement répétitif voulant dire "demain, demain" en latin. Avouez que cette animal n´est pas mis là, par Delacroix, par hasard !

 

En plus de ses rôles de héros solaire, de démiurge ou de messager divin, le corbeau a aussi un rôle de guide, et entre autres de guide des morts, de par son aspect psychopompe ( il perce le voile des ténèbres sans se perdre ).

Les traditions celtiques reflètent bien cette symbolique double puisque dans celles-ci, le Corbeau est à la fois un oiseau céleste et solaire, et un oiseau des ténèbres et de la partie sombre de nous même. D'ailleurs l'expression Irlandaise " posséder la sagesse du corbeau" signifie avoir la connaissance suprême.


Ceux qui ont le Corbeau pour totem ne sont pas des solitaires, la solitude les met mal à l'aise, ils affectionnent la compagnie, cela les sécurise. C'est au sein d'un groupe ou d'une organisation qu'ils travailleront le mieux et qu'ils se sentiront le plus en sécurité, et heureux. Ils sont d'ailleurs loyaux à leur groupe et sont prêt à le défendre de toute attaque verbale. Ce sont aussi des confidents dignes de confiance, sur la discrétion desquels on peut compter.

Ils rêvent d'amour parfait, mais ils découvrent qu´en réalité la perfection est beaucoup plus difficile à trouver qu'ils ne le pensent. Tout un romantique !

 

Saturne, ( au N inversé ),  Chronos et Esculape qui sont bien souvent confondus, ils marquent le temps qui passe.

 

Le Triangle :  il n´y a plus grande chose à dire sur cette figure géométrique que nous n´ayons pas déjà commenté .

Le triangle est aussi assimilé à la
PYRAMIDE, qui partant d´une base généralement carré, ( Terre ) arrive à unir ses quatre côtés visibles en un seul  POINT ( Dieu ). Cette figure est donc symbole d´immortalité.

 

Symbole solaire divin et humain essentiellement  masculin. Le triangle est aussi le profil de la pointe de flèche, le symbole de la direction, de la détermination, de la pénétration.

 

C´est la Trinité catholique reprise dans l´imagerie Franc- maçonne . Pour  un artiste peintre cela peut signifier Beauté, Force et Sagesse ou Harmonie, Proportion et  Sécurité.

 

Il symbolise la stabilité verticale et  horizontale par exemple qu'un tabouret à trois pieds n'est jamais bancal  Ainsi, une des positions de travail stable est la position dite du trépied  c´est à dire un genou au sol, l'autre relevé. Comme JESUS CHRIST et ASMODEE à RENNES-LE-CHATEAU.

Le triangle est parfait s'il est équilatéral, comme c´est le cas ici, car il représente l'équilibre entre l'intellect, le cœur et la volonté ou le corps, l'âme et l'esprit.

Mais c´est aussi un DELTA majuscule. Δ est la est la quatrième lettre de l’alphabet grec. Et donc Δ = 4 ! C´est notre D latin qui dérive de la lettre phénicienne et hébraïque DALET qui signifie PORTE, CHEMIN, ENTREE .  Delacroix est bien devant une porte, sa vie a pris un nouveau chemin, dans l´obscurité de sa grotte il y a du soleil : ce triangle.

A présent regardons les Δ gravés sur la pierre dans la région de l´abbé Boudet.

 

 Ce triangle de 50 cm de côté est gravé sur un rocher entre les Roulers et le Cap dé l'hommé

Triangles du Lampos  ( Voir site de JC de Brou )

 

Simples coïncidences ? C´est fort possible ! Marquent-ils la présence d´une grotte près d´eux ? pourquoi pas ?!

Nous parlions du cycle de vie terrestre , de la ronde du temps , des quatre saisons ou quatre âges de l´homme que nous avons découvert chez l´abbé Saunière et que Boudet nous indiquait sur le terrain par son énigmatique livre.

 

RESUMONS UN PEU

 

3 personnages qui donnaient un 11 de Force chez la Reine du Haut, plus le diable Asmodée marqué par la  croix aux anges. Chez la Reine du Bas nous avons 3 points plus la croix de l´église de Boudet qui dessinent un sablier autour du Cercle. On peut y juxtaposer le BS de l´exlibris de Saunière, qui nous parlait comme ses statues de Beauté, Force et Sagesse.

Eugène Delacroix connaissait-il ses termes, à part ses tableaux du Saint Sulpice qui font allusion aux saisons dans son âge mûr ? Jetons un coup d´œil au Delacroix décorateur :

 

En 1821, donc en même temps qu´il exécutait son premier autoportrait, il travaille le décor de la salle à manger de l'hôtel particulier que le tragédien Talma[] se faisait construire[], au 9 rue de la Tour-des-Dames, à Montmartre. Cette décoration à pour sujet les quatre saisons en dessus de porte, dans le style gréco-romain dont l'inspiration vient des fresques d'Herculanum.

En 1833, Thiers, ministre des Travaux Publics de l’époque, confia à Delacroix, sa première grande décoration : celle du Salon du Roi ou Salle du Trône, au Palais Bourbon , l´actuel Chambre des députés.

 

Dans les quatre caissons principaux, il a représenté quatre figures allégoriques symbolisant pour lui, les forces vives de l’État : la Justice, l’Agriculture, l’Industrie, le Commerce et la Guerre[].

Les quatre plus petits, disposés aux quatre angles de la pièce, entre les caissons principaux, sont couverts de figures d’enfants
[], avec des attributs, comme :

Le hibou de Minerve pour la Sagesse, la massue d’Hercule pour la Force, le ciseau et le marteau pour les Arts, c´est à dire la Beauté.

 

DELACROIX ET LE PRIEURE DE SION

 

Déjà à partir de 1826 Delacroix fréquentait Victor Hugo et son cénacle. Ce premier cénacle se réunit tout d’abord dans l'appartement de Charles Nodier, rue de Provence puis à l’Arsenal où il avait été promu bibliothécaire[].

Leur intérêt commun pour le Moyen Âge donnera naissance au « style troubadour » : Ingres et Delacroix, peintres antagonistes, l´un défendait le dessin l´autre les couleurs,  ont, l'un et l'autre, réalisés des peintures de petit format dans ce style.

Inutile de vous rappeler qu´autant Victor Hugo comme Nodier sont présents sur la liste des prétendus Grands Maîtres du Prieuré de SION !

 

 

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