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I
Les Bergers Au Tombeau D´Amyntas par le baron Pierre Narcisse
Guérin
«Les couleurs dans la peinture sont
des leurres qui persuadent les yeux, comme la beauté des vers dans la
poésie.» |
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Son bâton est plus court que ceux des
deux autres, et à première vue son ombre ne coïncide pas du tout avec sa
silhouette. Cette ombre est chauve et elle se tourne vers nous, son geste de
la main rappelle le Jean Baptiste de Vinci. Désigne-t-elle le roi dans
l´ombre ? ou le peuple agenouillé devant le berger qui montre son genou
et que la dame tranquillise en portant sa main sur l´épaule de celui-ci. La
dame dont les couleurs ajoutées au rouge donnent celles de la seconde République espagnole, dont le bleu
deviendra peu à peu du mauve. Ces mêmes couleurs seront reprises par
Delacroix pour sa Liberté Guidant le Peuple.
Le bâton, plus court du berger barbu
est courbé au sol, il semble, comme Archimède vouloir soulever le tombeau, mais
pour y réussir une pierre est nécessaire et sur celle-ci, clef de l´énigme,
repose le pied du pâtre à la couronne de laurier. Celui qui est « animé,
soutenu » par la Dame, cette Liberté qui une fois transformée en
Victoire coiffera ce bonnet phrygien écarlate comme sa tunique. Sous les
pieds de ce couple une source naissante.
République espagnole République française avec la ruche et la couronne de
laurier...des Barberini ! République espagnole
D´autre part les proportions seraient
mauvaises, mal calculées, ce qui est bien contradictoire avec le « modus
operandi » de Nicolas
Poussin. Si l´on redresse les deux pâtres pliés, ils seront beaucoup plus les
hauts que les autres personnages. Que cette Dame qui pose son regard sur
l´homme agenouillé. Trouvera-t-il la solution ? Ou sera-t-il dévoré par
le sphinx ? ARC - a – DIA
ARC a DIA, arc de
jour, arc-en-ciel, alliance entre Noé et Dieu Tout ceci est confirmé par la
composition de l´artiste : La droite renvoie d´habitude à
l´espérance de l´avenir , par contre la gauche symbolise les choses mortes du passé.
La Victoire couronne David d´abord de
laurier ( l´or-y-est ) puis d´or, lui qui est de petite taille, en tunique
rouge regarde le géant Goliath et son impressionnante armure. Il tient l´épée
de Justice assis sur une pierre angulaire, mais cette justice n´est pas
divine puisque l´épée n´est pas perpendiculaire exactement. Pour ce triomphe un seul instrument fut
nécessaire UNE FRONDE ! Les couleurs une fois de plus sont celles de la
république à venir. Les Benjamins aussi usaient la fronde, de cette tribu est
issu le premier roi israélite, Saul. QUE DE NAUFRAGES VERS MARSEILLE ! Son chant: la Marseillaise, écrite à
Strasbourg, mais entonnée par des soldats républicains marseillais entrant à
Paris lors de l'insurrection des Tuileries, fut le fait qui lui valut son
nom. Cette Marseillaise, rapporte à la ville de Marseille … et à notre Dame
de Marceille, à Limoux ? La Dame qui soigne les yeux gâtés. Le fait est que saint Vincent de Paul
se perdit quand il se rendait de Marseille à Narbonne par mer, et que durant
deux ans on ne sut rien de lui. Il n´est pas le seul si on en croit ses courriers
adressés à Antoine Barberini en 1653. Celui-ci, soit
disant, naufragea sur les côtes de Monaco, après une attaque des
« corsaires » ses hommes retenus comme esclaves par les turcs
seront rendus contre rançon. Vincent qui sait tout , se chargera des
négociations. Cette somme semble plutôt un payement à la Compagnie de
Vincent. « TENET CONFIDENTIAM »
Plaçons nous donc dans le contexte
politique du temps ou Nicolas Poussin peignit cette fameuse toile. Habitant
Rome il travaillait pour l´entourage des Barberini. Poussin voyagea à Paris , bien contre sa volonté, pour
entrer au service de Richelieu. Il repartit juste après le décès de ce
dernier. Etait-il en mission ? Une mission qui terminait avec
Richelieu ? Richelieu qui devait élire son successeur : un protéger
des Barberini.
Les Barberini envoyèrent Mazarin et sa
grande ambition, terminer le travail de Richelieu. Appuyé par la reine il
augmenta d´avantage les impôts, ce qui provoqua la colère : la Fronde, qui opposa les Orléanistes et
le trône. Le libertinage de la cour configura la Compagnie placé sous le
sceau du SECRET, celui de l´information qui est le réel pouvoir. Bossuet, Vincent de Paul, le prince Conti, la
reine Anne D´Autriche, Guillaume de Lamoignon et Nicolas Fouquet sont quelque noms qui composent cette
Compagnie. Si l´homme, le berger à genoux est un
descendant du barbé Henri IV , le premier Bourbon. L´homme en rouge
représenterait les cardinaux point d´appui de la régente. L´homme en blanc
pourrait être le pape qui placé plus haut que le roi, joue aux chèques entre les Bourbon et les
Autriche. Ou cet homme en blanc
serait-il le surintendant des finances ? qui fut plus puissant que le roi et son cardinal durant la Fronde. Pour que ce roi s´acharne
à vouloir connaître le contenu du message, de ce tableau, il suffit de
souffler mot, à l´oreille de Mazarin, ou de Colbert qui le transmettra à
l´oreille royale. Fouquet détenait-il des renseignements qui mettraient en
danger la couronne de Louis XIV ? Bossuet exprime, en 1652, le projet de
la Compagnie du Saint-Sacrement : "bâtir Jérusalem au milieu de
Babylone"[]. Si elle
cultivait le secret c'est qu'elle considérait qu'il était : "l'âme
de la Compagnie… Il permet notamment de libérer les œuvres des méfaits de
l'amour propre"[. VOIR : LE SCEAU DE POUSSIN « TENET CONFIDENTIAM » ?
Nous sommes revenus au
sud de la France, comme les Barberini.
Adela
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