|
Cliques sur l
|

|
|
Ce tableau de la cathédrale de Burgos en Espagne ,
est attribué à Giovan Pietro Rizzoli dit Gianpietrino
élève de Léonard de Vinci.
Ou au génie même du Maître.(lire en
castillan)
C´ est l´un des joyaux de cette chapelle dite de la Purification.
|
|
Cliques sur
l´image
|
|
|
|
La Cathédrale de
Burgos
Elle fut construite par Luis et Henri de Rouen,
respectivement le frère et le fils de Jean de Rouen , maître bâtisseur de la
si fameuse cathédrale de Chartres. Celle qui est sensée contenir l´Arche
d´Alliance.
L´art gothique y atteint son maximum de beauté. Surtout à la chapelle des
connétables de Castille où on peut admirer, sur la porte de la sacristie ce
tableau.
La
chapelle des Connétables, ou le chef d´œuvre dans le Chef d´œuvre.
Cette chapelle
de la Purification est magnifique dans tous ces
détails. C´est le panthéon funéraire des connétables de Castille, Pedro
Fermandez de Velasco et Mensia de Mendoza, comtesse de Haro, fille du marquis de Santillana et épouse du
connétable. C´est elle qui supervisa la décoration, et le responsable ne fut
autre que Simon de Colonia, entre
1482 à 1494.
Ce dernier travailla sous l´œil vigilant de l´évêque Alphonse de Cartagena, grand admirateur du lux dont
fit état la BOURGOGNE de son temps. Mais le tableau fut acquis par don Pedro,
lui-même comme l´ indique l´inscription du cadre, donc il échappa à
l´influence de l´évêque. Plus tard on pensa que ce fut son petit fils dit
aussi Pedro qui l´acquit, car sinon il ne peut s´agire d´un Giampietrino. ( le
grand- père mourut en 1492)
La famille Colonia travailla à la Chartreuse de Miraflores , et dut rencontrer Weyden , lors
de son séjour quand il nous laissa
son fameux triptyque
dit de Miraflores que l´on peut admirer de nos jours sur ces lieux.
Le retable principale fut dessiné
par Gil de Siloé, qui mourut avant de pouvoir l´achever, son
fils, héritier de son savoir poursuivit les travaux. . Il se chargea aussi de celui de la
chapelle de Sainte Anne, qui représente un
admirable arbre de Jesse polychromé .
Sur celui qui nous occupe, nous pouvons admirer la cène de la Purification
de la Vierge, ou Présentation au Temple de
l´Enfant devant le regard de Siméon.
Nous avons déjà vu l´importance de cette Purification
chez Weyden et son triptyque de Sainte Colombe, clef de l´Aiguille Creuse,
selon Maurice Leblanc.
Quant aux sculptures du double- tombeau elles sont dues à Jean de Bourgogne.
Remarquez les croix formée par 4 Taux !
Il y a aussi une INVERSION sur les angelots des trois arques de ce panthéon,
sur le Christ en croix ils ont la tête vers le bas.
|
Caractéristiques de
ce tableau.
Nous avons à faire à une Madeleine pénitente, qui semble sourire. Sourire si
particuliers des tableaux de Léonard. Elle sert ses bras sur sa
poitrine. Seul le Baume reste devant elle, ni croix , ni crâne .
Sur l´inscription on lit en ancien castillan :
ESTAIMAGEN
*DIO : AESTA : SVCAPILLA
DON : PEDRO ERNANDE3 :DEVELASCO :QVATROCO
DESTABLE : DECAS TILLA : DE LOS DE
SVLINAGE : DUQUE DE FERIAS : ECONDEDEARO ECETERA
Cette image donna a sa chapelle
Don Pedro Fermandez de Velasco quatrième
con-
-nétable de Castille de
son lignage , duc de Ferias et comte
de Haro etcetera.
Nous retenons les fautes d´orthographe faites sur son nom. Le H est muet en
castillan , par contre le F manquant pourrait faire qu´on lise son nom comme
Hermandez ce qui devait être impardonnable !
F et H comme femme et homme. Femina , Homo ? deux êtres qui deviendront
3, comme ce Z écrit comme une lettre « grecque » .
Tout cela n´est pas sans nous rappeler Boudet….et puis nous avons aussi ce
QUATRO, 4 cher à cet abbé.
Or Pedro Fermandez de Velasco était le second de son nom et pas le
quatrième connétable non plus….bizarre !
N´oublions pas que le 4 est un D dans l´alphabet hébreux et que cette lettre
signifie Porte.
Et ce tableau figure sur une porte, celle de la sacristie.
N inversés
Sur cette inscription , ce que nous remarquons
tout de suite ce sont ces N inversés. Tous les N sont inversés !
Erreur de l´artiste ? C´est
possible, n´empêche que cette « erreur » attire nos regards sur
cette « Magdalena » qui ne pleure pas.
Nous avons 5 N et le cinq est le chiffre de la perfection pour De Vinci ! C´est
aussi le chiffre de l´Homme, le 4 étant celui du monde matériel.
Inversement du
portrait
Les portraits suivaient une loi esthétique depuis Jan
Van Eyck, ils représentaient toujours le model de trois quarts regardant vers notre gauche.
La droite est le côté du libre arbitre celui du bon larron.
Cette loi fut définitivement établie
par Léonard lui même avec sa fameuse
Joconde. Or ce n´est pas le cas sur cette Madeleine.
Pourquoi faire le contraire ici ? Ce tableau ne serait-il pas
INVERSE ?
Sa Dame avec
Hermine est bien orientée mais elle regarde sur sa gauche ( notre
droite ) mais nous avons vu que Léonard n´apprécie pas cette femme.
Son autoportrait aussi est dessiné de façon
contraire à cette loi esthétique. N´a-t- on pas toujours pensé qu´il cachait
quelque chose ?
Et
son Jean-Baptiste aussi…
Jean Baptiste , inversé aussi
|
|

Cliques sur l´image
|
Quand
nous regardons la toile telle qu´on la voit dans le Musée. Jean, qui ressemble
si bizarrement à la Joconde, signale
son plexus solaire tout en nous
montrant, non pas le centre de la croix, mais le coté gauche de celle-ci,
notre droite. Le côté où on représente Jean, le disciple préféré, ou lui même
sur d´autres tableaux : le côté masculin.
Par contre quand on inverse l´image, pour suivre la mode des portraits, cet
homme nous signale le côté où on représente les femmes au pied de croix que
ce soit la Vierge ou la Madeleine. Et si on regarde de plus prés on peut
apprécier une femme, la tête voilée et baissée qui se confond sur le fond.
Fait-il penser qu´il nous faudrait inverser la place de la Dame ? La
Femme remplace Jean, le disciple préféré. Le Baptiste de Vinci ne nous montre
pas Jésus mais la Madeleine ?
Alors regardons de plus prés ce tableau de Burgos.
|
|
Quand on INVERSE CETTE
MARIE MADELEINE…Regardons le haut du cadre , des lettres semblent plus
amples.

ATS EA OID NEGA MI ATS
Les
lettres, qui sont comprises entre ATS et son image, nous
disent :Attention écoutez on me nie !
Qui était Marie de
Magdala ?
|
|

|

|
|
Bernardino Luini Marie Madeleine
|
Saint Jean de Giampietrino au
musée de Hermitage de Saint
Petersburg
|
|
Nous savons que c´était la sœur de Marthe de Béthanie. Et Béthanie signifie
maison d´Anne.
Regardons à présent les mèches de cheveux qui semblent dessiner sur sa chaire
des lettres.
Ne lit-on pas JECCE et en castillan on prononce comme JESSE.
Et n´est-ce pas à la chapelle Sainte Anne de cette même cathédrale que nous
pouvons admirer un bel arbre de Jesse , du maître Gil de
Siloé ?
Jesse est le père de David et sur ce retable nous avons au milieu Sainte Anne
et son époux, Joachim.
Il s´agit d´un arbre généalogique, et on sait que Jésus descendait de David
par son père Joseph…ce qui serait contradictoire avec ce que l´église nous
enseigne sur la virginité de Marie.
Mais aussi par sa mère ! et Marie de Magdala aussi…car c´est une
Béthanie
Nous savons également d´après la Bible que les patriarches se mariaient
qu´entre cousins.
Bien sûr que la naissance de Marie fut particulière , comme celle de Jésus
mais pas plus que celle du fils d´Abraham, Isaac ou même Jacob et Essau.
Le J ECCE peut être aussi J voici…mais voici quoi ?
Je présente…qui ? Ou plus simple encore JECCE se prononce comme JE SAIS…
Regardons bien cette Madeleine de Burgos, ne semble-t-elle pas tenir un
enfant dans ces bras ?
Ce qui semble un sein nu protégé par la main de la femme serait la tête . Et
le bas du petit devrait passer sous le bras de la mère…
Voyez
ce petit bras est bien à sa place, mais caché par la longue chevelure.
Chevelure qui lui servit pour oindre Jésus et essuyer ses larmes.
Elle protège son enfant sur son cœur,
pour cela elle est heureuse et donc ne pleure pas. La pose est
d´ailleurs celle adopter pour allaiter un fils.
Donc Marie Madeleine serait bien la mère.
Je ne vais pas entrer dans la polémique de savoir qui est le père de ce
rejeton. Il suffit d´un peu de logique.
Nous savons que cette œuvre fut placée ici par Don Pedro, dans ce temple dans
le Temple, à la chapelle de la Présentation .Ce seul fait devrait nous faire
réfléchir, cette Présentation est célébrée le 2 Février, jour de la
Chandeleur, jour ou Perséphone sortait de son Enfer, pour couvrir, par la
joie de sa Mère, la terre de fleurs et fruits. C´est la Fécondité.
Et cela nous rappelle Weyden, qui sur le centre de son triptyque fait
apparaître se crucifix juste au dessus de la Mère qui présente son Enfant aux
Rois. Ce qui nous pose un problème pour identifier cette Dame de noir vêtue.
Marie Madeleine est aussi associée à Isis et nous savons qu´Horus naquit
après la mort de son père Osiris.
Elle procède de la famille d´Anne, c´est une cousine de Jésus et une mère
d´après cette toile. Mais aussi bien Léonard comme Giampietrino l´associe à l´apôtre Préférée de Jésus
assis à sa droite. Et non sa gauche où l´ on voit toujours dormir Jean.
Est-ce le secret qui se cache derrière cette
Œuvre ? Quoi qu´il en soit cette Madeleine est magnifique.
Une copie à Nancy
|

|

|
Burgos
|
Nancy
|
Voici comment est
présenté ce tableau au Muséum de Nancy : « Donné
en 1930 par Monsieur de Saint-Clair de Dijon aux sœurs de la
Maison des Orphelines à Nancy puis déposé au Musée en 1935 , il fut d´abord
attribué à l’école allemande du XVIe siècle, puis à Giampietrino.
Giampietrino a représenté à plusieurs reprises Marie-Madeleine, dans des
compositions similaires, où la sainte apparaît mains jointes ou mains
croisées. Les répliques, variantes et copies sont nombreuses.
Deux originaux célèbres de Madeleine, mains croisées, sont
conservées à la Pinacothèque de Brera à Milan (bois, 56 x 70 cm ; la sainte a
les yeux levés au ciel) et à la cathédrale de Burgos (la sainte, à la
chevelure plus abondante, tourne les yeux vers la gauche). La copie de Nancy
reprend de manière fidèle la version de Burgos. La facture reste cependant
fort médiocre. »
Ici la chevelure ne dessine plus ce JECCE et ce qui ressemblait à la petite
tête d´un bébé allaité par sa mère est devenu un crâne, trop petit pour être
celui d´Adam- Jésus pris sur le Golgotha . Remarquons également qu´à Nancy la
sainte est aureolée.
Les autres
Giampietrino
|
|
L´Adoration avec
saint Roch .
Madone avec
Bambin à comparer avec son Saint Jean ( image
au-dessus, voyez le zoom du visage
proposé par l´Hermitage, ce Jean
ressemble à Ste Anne de Vinci). Ce Saint Jean qui ressemble à une femme et qui rappelle
la fameuse Cène de Léonard.
Cette Cène
, celle que l´on a l´habitude d´étudier n´est autre que celle de
Giampietrino à la Royal Academy des Arts de Londres, celle qui ressemble tant
à la toile l´exposée à Tongerlo.
Un autre Saint Jean
Evangéliste très féminin, cette fois-ci
à la Pinacothèque Ambrosienne, qui ressemble d´avantage à sa Madone du
dessus.
A Saint Petersburg nous avons le Christ
tenant le symbole de la Trinité à comparer aussi avec son Saint Jean. Nous
procéderons de la même façon à travers la page de l´Hermitage en faisant un zoom sur le
visage, qui devient encore plus
féminin ! La barbe est à peine visible comme dans la Cène de Léonard.
Quand aux Marie Madeleine, voyez celle-ci, qui semble ne pas avoir de jambes
et pousser sur la roche : Marie Madeleine Repentante , qui laisse voir la pointe de son sein, malgré sa
chevelure.
|

Sainte Catherine
|
|
|
|
Comparez
sa nudité avec celle de la toujours pudique Sainte
Catherine ( et celle du dessus ), la pucelle sage et intelligente à qui
on trancha la gorge pour la faire taire .Or ici, on ne voit ni épée, ni gorge
coupée .Par ce parallèle le peintre
ne veut-il pas nous
transmettre l´idée de silence de
Madeleine? Comme le symbolisa son Maître sur la Cène, en dessinant une main
en forme de couteau sous son cou.
Voyez cette belle femme nue que certains nomment Madeleine
( en grand
format )
.Le
paysage est celui que De Vinci donna à sa Sainte Anne avec Vierge et Enfant
Sa Léda ,qui est un thème cher à Vinci .Et celle du
Maître avec la Cléopâtre avec
Aspic de l´élève, sa Lucrèce Romaine, sa Didon et sa Sophonisbe qui coupe en main porte la
diadème comme chez Bernardino Luini.
Cette diadème que coiffera la Bergère de POUSSIN.
Comme
bonne valencienne je ne pouvais oublier cette Madonna du musée San Pio de ma ville.
Je vous invite à admirer et puis comparer avec l´œuvre de Burgos ces Marie
Madeleine de Giampietrino ( Giovan Pietro Rizzoli ) : Madeleine priant et surtout sa Madeleine
Regardant le Christ , qui ressemble tant à celle de Burgos, avec moins de
cheveux couvrant son corps laissant plus visible mais aussi pudique que ses
Stes Catherine.
Décidément l´œuvre de cet élève est digne de son maître.
Sa Madeleine avec angelots rappelle celle de Burgos mais ses deux tétons sont
bien visibles ici.
|

|
|
|

|

|

|
|
|
|
Burgos et le Graal / Grial entre
les vallées de Mena et Losa
La géographie de
la région de Burgos nous raconte son histoire.
Nous retrouvons des toponymes familiers : Santa Maria de SIONes en
Mena au pied de Montes de la Peña
plus connu dans la région comme MONT SALVAT ou Sierra Salvada .
Puis nous passerons
le petit port de la Madeleine jusqu´à
l´ ermitage de la Magdalena, qui fut brûlé lors de la guerre civile espagnole
,et dont les restes laissent encore
deviner une importance construction. Cet ermitage appartient à deux
vallées : celle de Mena et celle de Losa ( L´OSA, ourse ).
Enfin nous
traversons la ville de Criales, jadis appelée GRIALES ( Graals) jusqu´à San
Pantaléon à 5 km. de là.
|

|
|

|
A l´église de San Pantaléon il
paraîtrait qu´il y eut une AMPOULE CONTENANT DU SANG qui se solidifierait à
certaines dates. Ce qui rappelle le Saint Chrême , ou baume qui sert à
l´onction royale. Et c´est Marie
Madeleine qui oignit Jésus.
Saint Pantaléon est le patron des
médecins, tout comme LUC, il fut martyrisé à Nicomédie au 4ième s. sa fête est le 27
juillet. Jour où on célèbre aussi les Félix, les Célestins ( Le Pape Célestin
V), les 7 Dormants d´Ephèse que l´on veut liés à Madeleine, puis une autre
Madeleine celle de Martinengo.
Cette église est particulière, déjà sur le seuil de la porte, nous attend un géant,
son gardien . Sur sa tête une louve qui allaite ses petits.
Les arque-voltes ne sont que des cercueils qui laissent voir le
visage et les chevilles de leur occupants.
Nous retrouvons une Arca, barque sur ses capitaux,
allusion au voyage de Marie Madeleine ?
Suivi d´un visage à la bouche ballonnée.
Puis un joli N inversé sur l´arc d´une
fenêtre.
|
|
A
Santa Maria de Siones :Un lévrier
poursuit un lièvre ( lever le lièvre ! ) sur l´arc extérieur de la
fenêtre. Alors que des ceps de vigne nous donnent la bienvenue sur le seuil
de la porte. Nous avons aussi un crâne sur un pilier accompagné d´un M
Voir les belles images des Eglises de
Siones : http://www.astragalo.net/burgos/siones.htm
et celle de Pantaléon : http://www.astragalo.net/burgos/pantaleonlosa.htm
A 30 km de
San Pantaléon de Losa se trouve la ville de Frias , elle même placée à une distance de 50 km vers le nord ce
celle de Haro. Nous savons que Don Pedro était Conte d´Haro et duc de Frias …( voir inscription sur le cadre
du tableau de la Madeleine de Burgos plus haut)
|
|

Et pour finir, indiquer qu´en cette magnifique cathédrale de Burgos , nous
retrouvons une Roselyne ,
de Fernando González de Lara (1766 –
1769), un artiste issu de la haute
noblesse .
Elle se trouve à la chapelle de S.
Juan de Sahagun , qui fut archevêque de ce lieu jusqu´ en 1478.
Cette chapelle appartenait à la
famille Rojas. ( Rouges au féminin )
|
|


|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|