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William Blake
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DU BAPTEME DU CHRIST AU SACRE ROYAL… ou ….CE DEMON DE GARDIEN ET LES ANGES DE L´EAU
DE LÀ
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I
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17. J. y ai lu que les générations succéderont
aux générations jusqu'à ce que se lève la RACE SAINTE,
jusqu'à ce que
le crime et l'iniquité disparaissent de la face de la terre, jusqu'à ce que
tous participent à la justice.
Livre d´Enoch
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Faisant suite
Aux Saints Bien Parlant ….Partant du fait que tant le symbolisme comme les mathématiques
suivis du langage des couleurs ont survecus à Babel, regardons l´Eglise de
Saunière sous un regard tout à fait different et mettons en pratique ici ce
que nous avons appris sur ce site tant à propos d´art et comme d´histoire.
Tout symbole
a au moins deux
lectures : une spirituelle, l´autre matérielle, une
explicite, l´autre implicite. La spirituelle est la première que l´on remarque
ici, puisque nous sommes entrés dans un temple chrétien. Saunière était
d´abord un curé, mais quelques détails, dans les deux images qu´il nous reste à étudier, celle
du bénitier et celle du baptistère, liés au fait de savoir cet abbé de Rennes-Le- Château engagé
politiquement, nous obligent à aller au-delà.
Donc après avoir étudié, tout le
long du chapitre antérieur , les vies des saints du
statuaire choisi par Béranger Saunière pour décorer son temple, il ne reste
plus que deux statues visibles dès l´entrée et relatives à l´eau sacrée .
Apporteront-elles de l´eau à notre moulin ? L´une semble interpeller
l´autre…et vice et versa.
Nous allons procéder par associations d´idées, en sautant aparament du coq
à l´âne, comme l´on dit populairement. Le résultat est assez
surprenant !
Etudions d´abord ce qui semble anodin
à nos yeux, ouvrons les et nous apercevrons un Monde différent en cette
petite église dédiée à Marie de Magdala.
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LA MISSION DE L´EAU
BENITE.
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Amiens : saints Jean
Baptiste et Denis portant leur chef, entourés par deux anges
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Finalement il y a le
« Gardien du
Temple » ou
« Démon de
Gardien » qui ploie
sous le poids de la croix angélique, symbole de l´Amour apporté aux hommes
par les messagers divins, ou fils des Dieux d´après Enoch. N´est-ce pas un
Fils de Dieu qui commença sa MISSION agenouillé sous l´eau bénite par l´Esprit Saint.
Ce Fils de Dieu et son
coussin Jean Baptiste, furent les fruits de naissances annoncées par des
anges, dites miraculeuses jadis, que nous qualifierions plutôt aujourd´hui
d´ « in vitro » ( voir chapitre antérieur ) puisqu´il est sensé ne pas y avoir de
contacte charnel.
La mort par
décapitation du Baptiste, qui a lieu juste après le baptême, symbolise le
détachement matérialiste, puisque la tête est le règne de la raison, en
faveur d´un monde purement intuitif dont le centre est le cœur. Disons que
le crâne passe au niveau du cœur.
C´est vrai que les saints décapités
sont nombreux à une certaine époque, puisque c´était la méthode usuellement
employée par les empereurs romains
pour en finir avec les chrétiens.
Jugée comme douce mort par ceux-ci,
les adhérents à ce que nous appelons mythologie changèrent de tactique
utilisant des tortures plus douloureuses.
C´est alors que fuyant ces nouvelles
méthodes, nombreux chrétiens s´installèrent dans les lieux peu propices, donnant ainsi naissance
aux ermites.
Ce fut le cas pour saint Paul, Antoine le Grand et Madeleine
l´Egyptienne.
Jésus lui-même, après avoir appris la mort de son cousin, partant dans le
désert sera tenté par le démon. Eau et démon font-ils la paire ?
La symbolique reste, même si elle ne
correspond pas à la réalité historique.
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DE SAINT JEAN
BAPTISTE A SAINT-DENIS
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Ainsi la liste des
saints céphalophores ou porteurs de tête est longue, ( voir ou lire
) Remarquons Orosia rencontrée à Jaca
lors des chapitres sur le Chrisme ou
les BERGERS d´ARKHO et une LIBERE , comme la mère
de ROCH, puis une GERMAINE, martyre en 451,
décapitée sur l´ordre d´Attila à Bar-sur-Aube !
On représente ainsi dignement le personnage "avec toute sa tête", lui qui
en fait l'avait perdue par son
martyre ! Remarquons également que la tête descend au niveau du cœur
dans les illustrations.
La légende, toujours symbolique, souligne des patrons récurrents : le
porteur de tête traverse une rivière puis gravit une côte et enfin choisit
son lieu de repos qui deviendra un lieu de culte. Il lavera son chef dans
cette rivière, source ou fontaine
puis le posera sur une pierre. Là un personnage féminin se chargera des derniers soins. Ou comme sainte Noyale dont trois goutes
de sang versé donnèrent naissance à trois sources.
Pouvons nous ne pas
penser au crâne et aux sources qui accompagnent notre Marie Madeleine ? MAGDA SARINA, petite
princesse anagramme de SMARAGDINA , Table d´Emeraude, matériel qui dans certaines versions
forme le Graal ( Voir
) Quand celui-ci est l´Emeraude tombée ( Le Silmarion ) du front de
Lucifer ( Porteur de Lumière ou Venus ) Pour Enoch se sont ses anges déchus
qui apprirent maintes choses aux humains comme le fera Hermès, messager des
Dieux au même titre que les Anges dans le mythe grec. ( Voir )
Mais crâne est aussi C- râne :
« c´est Grenouille » ( Lire
l´explication ) allusion à la fois à l´eau et à la pierre, la Crapaudine, cette
pierre magique, logée dans le crâne du crapaud, guérit toutes les morsures
et piqûres . celle-ci placée sur un anneau, pâlit lorsqu'elle est en
présence de poison.
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Sainte SolANGE
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Saint Denis à Notre Dame de Paris, avec deux anges
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Sainte Tanche ( saint Ange ?)
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Le plus connu des céphalophores reste saint Denis, patron de Paris et premier évêque de la capitale
de la France. Décapité, Denis aurait marché vers le nord pendant six
kilomètres, sa tête sous le bras, traversant Montmartre par le chemin qui
sera nommé rue des Martyrs. À la fin de son trajet, il donna sa tête à
une femme pieuse originaire de la noblesse romaine et nommée Catulla,
puis s'écroula. On l'ensevelit à cet endroit précis et on y édifia une
basilique en son honneur.
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ADELA
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AVANT REIMS … SAINT- DENIS
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Valdés Leal, Cathédrale de Séville,
Madeleine, Lazare et Marthe.
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Près de cette
basilique, une abbaye sera fondée au VIIe siècle, elle deviendra prestigieuse
grâce aux largesses royales depuis Dagobert… Dagobert Ier fils de
Clotaire !
Inutile de rappeler ici que l´abbaye
d´abord puis la basilique de Saint-Denis sont des nécropoles royales, non
seulement dynastiques !
Les rois merovingiens , comme nous le
savons, étaient élus par
l´aristocratie et le peuple ( comme le
roi Saul ) donc n'accédaient pas au pouvoir après un sacre. Le premier
à demander le sacre fut Pépin le Bref, maire du palais, qui inaugura cette
pratique religieuse pour les rois
de France. Bien entendu il n´avait pas droit au trône d´après les lois
merovingiennes.
Il envoya d'abord Burchard, évêque de
Wurzbourg, et Fulrad, l'abbé de
Saint-Denis en ambassade auprès du pape Zacharie,
pour avoir son avis, puisque le roi franc ne gouvernait pas , c´était bien
le maire du palais qui disposait en réalité du pouvoir alors qu'il n'en
avait pas la légitimité. : cette alliance favorisait l´Eglise.
Le roi en effet plus qu´un ours était
un sanglier : un lien entre le Haut et le Bas. Ce rôle que
s´attribuait le pape. Il n´y a pas de doute que ce roi le gênait aussi.
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G. De la Tour
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Delà le titre de rois fainéants, qui
apparaît pour la première fois sous la plume d´ Eginhard, biographe de Charlemagne,
dans sa Vita Karoli (Vie de Charlemagne), écrite au IXe siècle, pour
designer les derniers rois merovingiens depuis Dagobert 1er.
L'Église donna donc la légitimité au pouvoir par le rituel du sacre. Le modèle est l'onction que reçut le roi David par Samuel
dans l'Ancien Testament. En échange de son accord le pape
espérait l'appui armé du carolingien face aux menaces lombardes.
Le premier sacre de Pépin le Bref eut lieu en mars 752 à Soissons où « les
évêques présents l’oignirent du saint chrême » en plusieurs endroits
du corps.
Mais en 753, le pape
Étienne II est contraint de se réfugier en Gaule où il demande
l'intervention de Pépin le Bref. Ce dernier promit une intervention armée
contre les Lombards, une fois de plus.
En échange, le pape lui
confère le titre de « patrice des Romains » , protecteur de
Rome, et le sacre une seconde fois à Saint-Denis le 28 juillet 754. Cette fois-ci, les
deux fils de Pépin dont le futur Charlemagne sont sacrés des mains même du
pontife qui bénit aussi Berthe, la mère de Pépin.
Par la suite, Pépin Le Bref tient sa promesse et engage plusieurs
expéditions en Italie. Les territoires abandonnés par les Lombards forment la donation de
Pépin qui constitueront l'embryon des états pontificaux à Rome.
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G-Cagnacci Madeleine en Extase
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Hugues Capet, qui était
abbé laïc de
Saint-Denis, s'appuya
souvent sur la puissance de l’abbaye pour conforter son pouvoir. Elle avait
d´autres privilèges venus de Rome ainsi une bulle du pape Nicolas IV, datée
d'Orvieto, confirmant elle-même une bulle de CELESTIN III, accorda aux religieux de
Saint-Denis le privilège de n'être soumis à aucune sanction canonique, émanée de
qui que ce fût, hormis de leurs abbés, sans une licence spéciale du souverain
pontife.
C'est à l'abbaye de Saint-Denis que
les rois de France se rendaient pour y prendre l'oriflamme avant de partir
en guerre ou en croisade. D´ailleurs le cri de guerre de « Montjoie
Saint-Denis » vient de là.
C´est là aussi qu´ en 1593, Henri IV
y abjura le protestantisme pour accéder au trône de France.
Il faudra attendre bien des années et bien des rois pour que Reims devienne
la cathédrale officielle du sacre.( de la Renaissance à la Révolution )
De toutes façons
Saint-Denis, église qui inaugura le
francigenum opus ou Art de France, appelé plus tard l'art gothique,
abritera toujours les regalia[ ], les instruments du sacre royale
français.
Il est curieux de
constater que le logotype de Notre Dame de Saint Jacques de Reims soit un
SANGLIER devant la silhouette de la cathédrale et son symbole est l´Ange
souriant! ( Voir
)

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DU BAPTEME DU CHRIST A CELUI DE CLOVIS
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Saint Rémi Recevant
la sainte Ampoule, sans Clovis
Après Hicmar
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La vie et miracles de
saint Rémi sont copiés de ceux de Jésus. Naissance miraculeuse d´une femme
stérile, annoncée par un ange à un aveugle qui récupérera la vue grâce au
lait de la mère de Rémi. Eau transformée en vin, exorcismes nombreux dont
celui effectué à une femme, résurrection d´un homme et un long etc. …( Le
corps de saint Remi s´était conservé intact jusqu´à la Révolution
française.)
Jusque là, bien
qu´étonnants ses miracles se retrouvent autant chez Grégoire de Tour comme
chez Jacques de la Voragine, sans que l´Esprit Saint n´intervienne portant
la sainte Ampoule, lors du baptême, c´est à dire que ce baptême dfut une simple conversion au christianisme de
Clovis, déjà roi des Francs, par élection populaire.
Grégoire de Tour sur
son Livre II, chapitre XXXI de l'Histoire des Francs ne nomme
que le saint Chrême et non la sainte Ampoule apportée miraculeusement.
C´est l´évêque de Reims Hincmar, issu de l´abbaye Saint-Denis, qui inventa l´histoire de la sainte
ampoule apportée par UN ANGE sous forme de colombe ( saint Esprit ?) lors du baptême
de Clovis, ainsi il
plaçait au même niveau le roi franc et Jésus Christ, le Mésie, le
Oint par Marie Madeleine !
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Saint Gilles: le Baptême de Clovis
Avant Hicmar
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Par là même, Hincmar accrédite l'idée que
« Dieu,
donc, et Dieu seul fait le roi, avec l'aide visible de l'office sacerdotal. »
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LE SAINT CHRÊME , LA SAINTE AMPOULE et
L´HUILE DE SAINT MARTIN
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Le Chrême est utilisé dans certains sacrements
chrétiens, comme le baptême, la confirmation, ou l'ordination. Rappelons
ici que Nicolas
POUSSIN fit deux séries
des Sept Sacrements.
Le chrême est un composé d'huile d'olive et de BAUME, lequel est une espèce de résine très
odorante qu'on retire, par incision, de l'arbre nommé Commiphora
opobalsamum, qui croît dans l'Arabie et la Judée.
La résine de Commiphora gileadensis en est extraite et porte le nom
de BAUME DE LA
MECQUE OU BAUME DE GALAAD. Elle était utilisée pour les soins de la peau, pour cicatriser les
plaies et pour les
maux d'estomac ou d'intestin, vue sa couleur ambrée.
N´oublions pas qu´après le sacre, le roi a des pouvoirs thaumaturges et
guérit les maux de peau, bien sûr après avoir communier sur le tombeau de
saint Marcoul. Mais nous en étions au saint Chrême…
Pline l´ancien appelait
déjà cette résine « le parfum royal ».
Ce mélange d´huile et de baume est considéré comme l'emblème de la douceur
et de la bonne odeur des vertus d'un disciple de Jésus-Christ !
On retrouve quelques allusions à ce baume curatif dans la Bible version du
Roi Jacques :
« Va en Galaad,
et prend du baume, ô vierge, fille de l'Égypte : en vain tu utiliseras
de nombreux médicaments, par lesquels tu ne seras pas guérie. » Jérémie 46:11
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Marie Madeleine de Metsys
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La Sainte Ampoule était une fiole contenant une huile sacrée qui était rajoutée au
saint chrême, le tout
servait à l'onction des rois de France lors de la cérémonie du sacre.
Les clefs du
tombeau de saint Remi, qui la renfermait, étaient placées dans la chambre de l'abbé de
Reims : c’était lui qui ouvrait et fermait la porte.
Il s’était formé un ordre de chevaliers, et plus tard, de barons de la
sainte ampoule. Au sacre de Louis XIII, ses barons portaient le dais qui
protégeait la relique.
Les habitants du CHENE-POPULEUX (aujourd'hui Le Chesne) avaient le privilège d’accompagner la sainte
ampoule aux cérémonies du sacre,
soit parce que leurs pères avaient été les vassaux de saint Remi, soit parce qu’ils avaient
défendu la fiole contre les Anglais.
Le roi , lors du sacre jurait sur un livre provenant de BOHEME !
L´importance donnée, dans les livres de MAURICE LEBLANC, au chêne et à la Bohème viendrait-elle
de là, du sacre royal ?
Le nom de la sainte ampoule vient du latin ampla olla , grand vase,
ou plutôt de l'ancien mot saxon ampel , coupe, fiole.
Vase, coupe ou fiole
contenant un baume, qui soigne et désigne le roi ! Cela ne vous
rappelle-t-il personne ?
La première fois que fut utilisée cette huile sainte ce fut à la cathédrale de Metz, le 9 septembre
869, par l'archevêque Hincmar de Reims pour sacrer Charles le Chauve, roi de
Lotharingie.
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Marie Madeleine
Lisant d'Ambrosius Benson
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Saint Martín donnant sa cape au Christ
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Si l´abbé de
Saint-Remi de Reims était chargé de veiller sur cette ampoule considérée
comme une grande relique. C'était pourtant
l'évêque de Laon, duc et pair du royaume, qui avait le privilège de
porter la sainte ampoule au cours de la cérémonie. Les insignes royaux
étaient eux apportés par l'abbé de
Saint-Denis. Joyeuse, l'épée de
Charlemagne fait partie de cet équipage.
A noter que la sainte Lance de Longis était usée lors du sacre des empereurs
germains.
Le sacre élève le roi au-dessus du reste des laïcs. Il devient un personnage
sacré. Il n'est plus considéré comme un pur laïc mais « il
approche l'ordre sacerdotal » c'est-à-dire des prêtres. Il peut
communier sous les deux espèces (pain et vin consacrés- voir Abraham et
Melchisedek ), comme les clercs.
Le roi en état de
grâce, donc sacré a également la particularité d'être thaumaturge: Après
avoir communié auprès du tombeau de saint Marcoul, il a la réputation de guérir les
écrouelles ( voir l´image de saint Marcoul plus bas en relation avec TOBIE
)
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Abraham et
Melchisedek
Roi-prêtre ou ange lié au Graal
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Remarquons toute fois que la Marie
Madeleine de l´autel de Rennes-Le-Château n´a pas de
baume contrairement à la statue de la sainte qui figue entre le mot GRAAL
obtenu et formé par les initiales des saints qui l´accompagnent.
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L´huile de
saint Martin : Henri IV n'a pu être sacré à Reims, qui était entre les mains des
ligueurs : la cérémonie a donc été célébrée à Chartres, par Nicolas de
Thou, l'évêque de la ville. Étant donné que l'onction d'Henri IV ne put se
faire avec la même huile contenue dans la sainte ampoule qui avait été
utilisée par l'évêque Remi de Reims, Nicolas de Thou se servit de celle qui
était conservée en L'ABBAYE DE MARMOUTIER, et à laquelle était attribuée la guérison
miraculeuse de SAINT MARTIN DE TOURS.
Mr Christian
Attard démontre dans son texte que la Dalle dites des Chevaliers à Rennes-Le-Château n´est autre qu´un
relief rendant hommage à saint Martin et particulièrement à l´un de ses
miracles par lequel il aurait exorcisé un animal ( A lire ! )
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Les miracles de saint
Martin sont à rapprocher de ceux attribués à son contemporain, saint Rémi
et au Christ.
« Quand les rois de France allaient en
guerre, on portait devant eux la chape de saint Martin, et cet étendard
sacré ne manquait pas de leur donner la victoire sur tous leurs ennemis » Honorius d´Autun
Cette chape de saint Martin était gardé comme oriflamme à Saint- Denis, le morceau de manteau ROUGE que Martin
donna à Jésus déguisé en mendiant !
THEODORE DE BEZE a beaucoup écrit sur saint Martin ( voir
). SULPICE-SEVERE nous indique l´origine de cette
huile. Celle de la lampe qui
illumina la grotte de Martin, qui servait à rendre la vue et aussi aux
exorcismes.
Donc voici que saint
Martin est bien lié au sacre royal français.
Selon d'autres sources,
moins écolières, la bataille de Tolbiac n'aurait été qu'une étape et l'illumination finale de Clovis
aurait en fait eu lieu lors de sa visite au tombeau de Martin de Tours.
Martin signifie
« voué à Mars », Mars étant le dieu de la guerre à Rome et Clovis
« illustre dans la bataille », « illustre au
combat ». Sentit-il cette correspondance ?
Son statut d’ancien homme de guerre empêche Martin de devenir prêtre :
aussi il refusa la fonction de diacre que lui propose l’évêque. Il devient donc simplement exorciste[], d´après Sulpice-Sévère. Et par ce signe il vainquit le démon.
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G. De la Tour, sans baume mais avec lampe à huile
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Bien sûr comme CELESTIN V, saint Martin fut forcé à prendre la
crosse.
C´est bien Martin qui
créa la première communauté de moines
en Gaule. Ses moines doivent se vêtir d’étoffes
grossières sur le modèle
de saint Jean-Baptiste qui était habillé de poil de chameau.
Rien n'empêchait
Martin, même assit à la table de l'empereur, de servir en premier le prêtre
qui l'accompagnait et d'expliquer que le sacerdoce est plus éminent que la
pourpre impériale !
Après sa mort dès le Ve siècle,
Tours devint le premier lieu de pèlerinage des Gaules. Le choix qui
porte Martin de Tours à devenir seigneur
tutélaire des Mérovingiens est fait sous Clovis.
La cape de saint Martin de Tours est aussi à l'origine du mot « Capet », nom de la dynastie des Rois de
France : Francs Capétiens.
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GALAAD OU GALAHAD ET LES OBJETS DU SACRE ROYAL
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Le baume de GALAAD
rappelle la légende du GRAAL car Galaad c´est aussi Galahad, fils du
chevalier Lancelot du lac et d´Ellan, fille du roi Pêcheur. Ce dernier sans
le savoir cache le graal dans son château.
Ce « bon chevalier » Galaad est le seul à pouvoir s'asseoir à la droite d'Arthur sur
le siège
périlleux. Ce siège ou trône posé sur une pierre
magique « qui crie »
sitôt que la personne qui ose s´y assoir ne soit pas porteuse du Graal,
servira au sacre écossais
puis anglais. L´origine de la pierre serait le Bethel oint par Jacob lors de l´épisode de CE LIEU
TERRIBLE !
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Galaad sera le seul qui
terminera la quête et pourra regarder à l'intérieur du Saint-Graal. Il en mourra à cause de ce qu´il y vu. Il
tiendra l´Objet pendant que Bohort, un autre chevalier, y versera le
sang du Christ qui se trouvait sur la Sainte-Lance du soldat romain . Cette Lance sert au sacre de l´élu pour défendre le saint empire romain
germanique. Ce sang
christique guérit également dans cette version le roi Pêcheur.
Durant ses voyages
Galaad vaincra sept frères qui gardaient prisonnières toutes
les dames qui avaient eu le malheur de s’approcher du châtel. Il libère
donc les pucelles. C´est alors que de curieux enfants lui apprennent que
les sept chevaliers représentaient les sept péchés capitaux, le château
l’enfer, et les pucelles les bonnes âmes enfermées à tort dans les enfers
avant la venue du sauveur. Une vraie descente aux Enfers ! Un voyage
initiatique !
Il voyage dans un premier temps en compagnie de Celle-qui-jamais-ne-mentit,
sa femme et sœur de Perceval. Avec
Bohort et Perceval, Galaad aurait reçu le sacrement de JOSEPH d´ARIMATHIE. Il trouva au cours de l´épisode de la
« Nef Merveilleuse » l'épée de Salomon. La Nef les guide vers un royaume où
Celle-qui-jamais-ne-mentit sacrifie sa vie pour guérir une reine lépreuse,
car seul son sang peut la sauver, malgré la résistance farouche des trois
chevaliers. Un sang bien
particulier, comme celui de la sainte Lance !
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Q. Massys
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Anonyme flamand
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L’épée que Galaad
trouva dans la Nef lui était prédestinée, elle fut fabriquée par Salomon sur les conseils de sa femme lorsque
celui-ci apprit que le meilleur chevalier du monde serait l’un de ses descendants.
« Le pommeau
était d’une seule pierre qui avait toutes les couleurs de la terre, et
chacune de ces couleurs avait sa vertu. La poignée était faite de deux
côtes : l’une du serpent nommé Papaguste qui vit Célidoine et qui a ce
don que l’on ne sent jamais une trop grande chaleur lorsqu’on serre un des
os dans sa main, quelle que soit l’ardeur du soleil ou du feu ; la
seconde côte était d’un petit poisson nommé Ottonax qui habite dans le fleuve Euphrate et
dont la vertu est telle que qui tient un de ses os oublie toute joie ou
douleur passée, et se souvient seulement de la raison qu'il a eue de le
prendre »
Les renges de l’épée étaient des plus
spéciaux : Celle-qui-jamais-ne-mentit les confectionna avec ses
propres cheveux.
Galaad et ses compagnons trouvèrent
l'épée sur la Nef de Salomon, cette Nef deviendra le tombeau de
Celle-qui-jamais-ne-mentit. ( MORT EPEE ?)Quand Galaad tira cette épée, il fut dès lors proclamé maître du Graal.
Galaad arrive quelques
jours après son départ dans un monastère où se trouve une relique, l'écu
donné par le fils de Joseph d'Arimathie au roi Evalach. L'écu est, à
l'image du Siège Périlleux, d'un danger mortel pour quiconque le porte sans
être l'élu. L'écu fut pris par le roi Baudemagu, qui fut blessé aussitôt
par un étrange chevalier angélique. L´écu retourne à l'abbaye pour être donc confié à Galaad qui
l'emportera et l'utilisera.( Source Jacques Boulenger « La Quête du
Graal » )
Doit-on ajouter du sang christique au
baume du saint Chrême contenu dans la sainte Ampoule , pour
obtenir l´onction royale ?
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LE VASE DE SOISSON
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Baptême de Clovis
Remarquez les genoux de l´initiation christique
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Nous connaissons Clovis à travers la
longue description de son règne par l'évêque gallo-romain Grégoire de
Tours, né une trentaine d´années après
la mort de Clovis. La fameuse histoire du Vase de Soisson est toujours
présente dans les livres d´écoliers, mais aujourd´hui elle illustre plutôt
la barbarie du roi qui donna son nom à la France.
Bien avant la bataille de Tolbiac,
quand Clovis eut pris Soisson dont l´évêque était alors Principius, frère
de saint Rémi, ce dernier demanda au roi franc de bien vouloir lui rendre
un vase sacré qui avait était soustrait par leur ennemi. Clovis répondit
aux émissaires de Remi : « Suivez-moi jusqu'à Soissons, parce que
c'est là que doit se faire le partage de tout le butin. Si le sort me donne
ce vase, je satisferai à la demande du Père. ».
Contre la loi militaire du partage, le roi demanda de soustraire du butin
un vase liturgique précieux pour le rendre à l'église de Reims, à la
demande de Remi, évêque de cette dernière cité. Tous accédèrent sauf un
soldat qui brisa le vase. On suppose que s´il contenait un chrême celui-ci a pu être ramassé. Ce
que l´on refit soit disant après que les révolutionnaires passèrent par
Reims et y brisèrent la sainte Ampoule.
L'histoire du retour du vase sacré ou son contenu partiel, témoigne des
relations amicales qui existaient entre Rémi et Clovis .
La stylisation de Grégoire semble viser un double but : opposer
vigoureusement le Clovis païen, qui pille les églises, au Clovis converti,
qui interdit à ses troupes de rien prendre de ce qui leur appartient.
Un an après l´épisode du vase, le roi
franc tranchera la tête du soldat :
Clovis semble encore plongé dans le « fanatisme » , mais
se distingue déjà de ses guerriers par son respect aux clercs : c’est
un signe encourageant certainement
pour sa future conversion.
C’est ainsi que, selon Franck
Collard, l’histoire était déjà comprise à la fin du Moyen Âge dans la
tradition historiographique de Saint-Denis[].
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Toujours d'après
Grégoire de Tours, ne sachant plus à quel dieu païen se vouer, Clovis prie
alors le Christ et lui promet de se convertir s'il obtient la victoire, comme
le fit un siècle plus tôt l'empereur romain CONSTANTIN… lui qui vainquit par CE SIGNE…( Voir Chrisme et IHS ou les Bergers d´ARKHO )
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SUITE : LE « LE »,
VAINCU PAR LE SIGNE DE CROIX
RETOUR : DES SAINTS BIEN PARLANTS POUR L´EGLISE DE RENNES-LE-CHATEAU
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Index des chapitres
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