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L´Alchimiste par David Teniers, le jeune
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Pourquoi transmettre ce ou ces
secrets à des peintres ? Sans doute parce qu'ils peuvent s'exprimer de façon
voilée sans que cela paraisse suspect :
de nos jours une bonne technique de
cryptographie est la stéganographie qui consiste à dissimuler un message
dans une image de façon numérique. Ces multiples reproductions de la galerie
de peinture sont des publicités, et sont donc destinées à un grand nombre
de personnes pour susciter l'envie et l'admiration. De même de nombreux
tableaux de Poussin ornaient des demeures et des galeries de grands
personnages, ou beaucoup pouvaient les voir.
Le secret s'accommode mal de
publicité pourtant.
C'est là le mystère le plus
irritant de toute cette histoire, des individus disent de façon plus ou
moins transparente « je suis dans le secret », alors qu'il est
évident que le meilleur moyen de garder un secret est de ne jamais
l'évoquer.
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POURQUOI TRANSMETTRE CE SECRET ?
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1680, l´Alchimiste, autoportrait de Teniers âgé de 70 ans
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Pourquoi transmettre ce secret ?
C'est vraiment la question essentielle.
Pourquoi les alchimistes
écrivent-ils des livres incompréhensibles où ils prétendent livrer leurs
secrets, plutôt que de les confier clairement à des disciples soigneusement
éprouvés ? Voila un dilemme assez voisin n'est ce pas ? Teniers a
d'ailleurs représenté des alchimistes à plusieurs reprises.
L'idée vient naturellement que ce
secret doit absolument être transmis pour être d'une quelconque utilité.
L'essentiel ne serait donc pas un dépôt de métal précieux, dont pourrait
s'emparer à tout moment un dépositaire indélicat, mais quelque chose à
mettre en œuvre, et à un moment précis.
Relisez donc "la lettre
volée" d'Edgar Poe*, ça donne des
idées. Ce secret donne t'il un pouvoir à condition de pouvoir le produire
immédiatement au moment décisif ? On soupçonne ici quelque chose
d'analogue.
En définitive, qui dans cette histoire détient à coup sûr un secret ?
NICOLAS FOUQUET, c'est évident.
Son enfermement à Pignerol où
personne ne doit lui parler est un mystère colossal, si Fouquet détient par
exemple une preuve de la naissance illégitime de Louis XIV, parler ne
suffit pas, il aurait parfaitement pu parler pendant les quatre ans de son
procès, il ne l'a pas fait.
Il semble de nos jours que la plupart des familles de l'ancienne noblesse
ne peuvent pas produire de documents valables antérieurs au XIIème
siècle !
Comme le Cartulaire de Brioude, qui
fut utilisé par l'érudit Etienne Baluze pour asseoir les prétentions du
Cardinal de BOUILLON à une ascendance flatteuse, peut-être même
mérovingienne, (cf. Mémoires du Duc de Saint Simon).
De même que la Charte d’Alaon qui va aussi dans le sens d’une survivance de
la lignée mérovingienne ont été déclaré faux, et bien qu'il soit légitime
de douter de leur authenticité, il semble que cela ait été décidé une fois
pour toutes, et sur la pression de personnes directement intéressées.
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Personne ne s'est ici donné la
peine de faire une datation au carbone 14, il n'est d'ailleurs pas évident
que ces "faux" n'aient pas été détruits, je n'ai pu ni les
consulter ni même savoir où ils seraient éventuellement conservés.
S'agit-il bien du même secret ? Ne
connaissant ni l'un ni l'autre, je ne peux évidemment pas trancher. On peut
bien sûr évoquer la lettre à Fouquet de son frère sur le secret de Poussin.
Nous arrivons à une première
conclusion : Si l'existence d'un secret n'est en rien prouvé, nous avons
pourtant des liens, ténus, mais réels. Faudrait-il exiger des preuves
palpables d'une chose qui est censée demeurer secrète ? Autant s'étonner de
ce que le secret ne soit pas publié !
Une façon efficace de protéger un
secret est de fabriquer de fausses pistes, ainsi ceux qui ont compris qu'il
y a réellement un secret risquent fort d'y foncer tête baissée.
Pendant la dernière guerre, les
alliés ont réussi à persuader Hitler qu'un débarquement aurait lieu sur
Calais alors qu'ils le préparaient en Normandie. Apparemment, pour ajouter
à la vraisemblance, quelques personnes ont même été sacrifiées pour cette
intoxication, et auraient révélé sous la torture des nazis ce qu'elles
croyaient authentique.
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Je ne suis pas certain que des
personnes aient été sacrifiées pour le secret que nous cherchons, (encore
que les Templiers…) mais certaines pistes semblent conduire à des impasses,
en particulier certaines choses qui paraissent acceptées par tout le monde.
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UN MERIDIEN, UNE DATE, UN LIVRE ET TROIS TOILES…
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Comme certains le disent avec
cynisme, dans un ensemble de données, la chose qui paraît la plus
objectivement exacte, sans nécessiter de vérification, est une erreur (Lois
de Murphy)
Si L'ABBE BOUDET a découvert le
secret, ce n'est certes pas en décodant "la vraie langue celtique et
le cromlech de Rennes-les-Bains" qu'il l'a trouvé ! Il y a donc à
l'évidence d'autres moyens d'y parvenir.
Les allusions au 17 JANVIER
semblent négliger qu'en 1582 on est passé du calendrier julien au
calendrier grégorien avec à la solde un décalage de dix jours. Ces 17 janvier
n' étaient donc pas exacts, astronomiquement parlant, avec grosso modo un
décalage d'une journée tous les 150 ans.
On a beaucoup contesté le voyage de
SAUNIERE à Paris, on a fait remarquer qu'à l'époque le Louvre ne vendait pas
de reproductions de toiles, mais je n'ai pas vu douter sérieusement que
Saunière ait découvert le secret grâce à 3 toiles : ET IN ARCADIA EGO,
Saint Antoine Ermite (lequel?) de Teniers et le portrait de Saint Célestin.
Pourquoi cette confiance ? D'où
tenons-nous cela ? Apparemment de Plantard ou de Cherisey personnages sans
doute dignes d'intérêt, mais certainement moins dignes de confiance.
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De là nous partons sur des mesures
d'angles, d'écartement avec le méridien de Paris, etc. qui ne semblent
conduire nulle part, en tout cas qui semblent n'avoir encore vraiment
éclairé personne.
Depuis que j'ai découvert la toile
de Poussin dans mon enfance, j'y ai vu un mystère fascinant. S'il y a
certainement quelque chose dans ce tableau, ce ne sont pas des mesures
d'angle, impossibles à affiner au degré près.
Quand au MERIDIEN de Paris, la
précision des instruments de l'époque n'était quand même pas fameuse, une
minute d'arc d'erreur, c'est un soixantième de degré, l'épaisseur d'un
cheveu à bout de bras, ce qui représente à l'échelle de la Terre un mille
marin, 1852m à l'équateur, et à la latitude de Rennes le Château 1365m
environ.
Allez creuser avec de telles
indications ! Autant chercher l'Obélisque sous l'Arc de Triomphe. Même de
nos jours les chercheurs sur le site ne sont pas d'accord sur l'endroit
exact où passe ce méridien, on ne voit pas très bien Saunière équipé d'un
chronomètre et d'un théodolite à la recherche du méridien perdu. Ne
confondons pas théodolite et théologie, GPS et Grand Prieuré de Sion.
Le texte suivant va nous montrer que du temps de Louis XIII, la longitude
des côtes de la Méditerranée était estimée avec une erreur de 1000
Km !!!, et du temps de Louis XIV, donc de Gassendi et de Poussin, la
superficie de la France était surestimée de 5%.
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PEIRESC ET LA LONGUEUR DE LA MEDITERRANEE
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Un extrait abrégé du site:
Peiresc et Gassendi « rétrécissent
» la Méditerranée de plus de 1 000 Km
« La longueur de la Méditerranée avait
été déterminée par l'astronome grec PTOLEMEE. Mais, dès 1080, l'astronome
ARZACHEL de Tolède pensait que cette longueur était surévaluée. PEIRESC, bibliophile
acharné, a-t-il lu ARZACHEL ? ou les difficultés des navigateurs pour
trouver la direction exacte des îles de Crête et de Chypre éveillent-elles
des doutes sur la cartographie ? En partant de Malte, les marins ont alors
coutume de donner « un quart de vent » au nord par rapport à la boussole
magnétique pour aborder la Crête, « une moitié de vent » pour atteindre
Chypre. PEIRESC est persuadé que ces corrections de route sont rendues
nécessaires en raison des erreurs affectant les cartes de la Méditerranée »
« À l'occasion de l'éclipse de Lune du
27 août 1635, PEIRESC organise le premier réseau moderne d'observations
astronomiques simultanées. Il envoie « en mission » et « sur programme »
des astronomes en des points stratégiques de la côte méditerranéenne Par sa renommée, son abondante correspondance et ses nombreux
voyages, PEIRESC a constitué un réseau de relations influentes. Avec
l'appui à Rome du CARDINAL BARBERINI
[mécène de Nicolas Poussin]et des congrégations des jésuites, des minimes et des
capucins, PEIRESC et GASSENDI recrutent et forment des astronomes laïcs et
religieux. »
« Ces astronomes doivent déterminer
l'heure locale du début de l'éclipse. Comme à cette époque HUYGENS n'a pas
encore inventé l'horloge à pendule, ils utilisent la méthode astronomique
fondée sur la mesure de la hauteur des étoiles au-dessus de l'horizon. Au
retour, les observations sont comparées : la différence des heures locales
donne directement la différence de longitude. Le résultat est
spectaculaire. La mer Méditerranée a 1 000 Km de moins que la distance
indiquée sur les cartes : 42° de longitude au lieu de 61°30' selon la carte
de PTOLEMEE. C'est la longueur de son bassin oriental qui, de Carthage à
Alexandrie, était fortement surestimée. Les portulans de Méditerranée sont
remis à jour et les problèmes de navigation rentrent progressivement en
ordre.
Quelques années plus tard, sous le règne de Louis XIV,
une opération identique de la carte de France menée par l'astronome La HIRE
réduit de 5% la superficie du royaume de France. À Louis XIV, déçu par
cette découverte, La HIRE répond : « Sire, on ne juge pas la puissance d'un
Monarque à l'étendue de son royaume mais au nombre et à l'attachement de
ses sujets. »
Dans ces conditions, il n'est pas
évident que les wisigoths ou les mérovingiens aient eu une vision plus
précise des choses. Cette histoire de méridien, nécessitant un bon niveau
technologique n'a pu se greffer que tardivement, à moins de faire appel aux
connaissances de civilisations disparues ou de sociétés initiatiques qui en
auraient hérité. C'est une hypothèse à garder en réserve, car elle
permettrait de concilier un grand nombre d’éléments, mais cela exige des
preuves, or nous n'en avons pas, mais seulement des indices. (voir Méridiennes )
Par contre, nous pourrions trouver
des pistes vierges en creusant si j'ose dire dans les galeries de Teniers, l'abondance
de tableaux permettant d'y glisser de multiples informations, sans attirer
l'attention de façon trop évidente.
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RETOUR AU MUSEUM
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Ces tableaux inversés en sont un
exemple frappant :
L'un de ces tableaux inversés est un
tableau de Giorgione, sur une Galerie de Teniers conservée au musée de
Stuttgart
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Ce tableau déjà mentionné, appelé "les
trois philosophes" ( voir aussi VITRVVII =THREE MASTERS
ou Vinci et le 666 ) est situé
cette fois à l'angle supérieur gauche et montre 3 personnages en costume
"exotique" devant ce qui semble l'entrée sombre d'une grotte. Le
personnage assis tient un instrument évoquant une équerre ou un instrument
de visée (astrolabe?) ainsi qu'un compas, un autre debout tient un dessin
représentant un croissant lunaire. Ces 3 "philosophes" sont en
fait des astrologues.
L'idée que ces personnages
représentent les rois mages vient à l'esprit, bien qu'ils ne soient pas
chargés de cadeaux. Visiblement ils cherchent quelque chose, ou viennent
enfin de le trouver.
Ce n'est pas le seul tableau
inversé, il y a aussi sur cette Galerie l’oratorien de Moroni que nous
avons déjà croisé, et cette fois il est à l'envers. Juste au dessous de la
grotte se trouve le portrait d'un homme au regard particulièrement vif, à
l'attitude vigoureuse, il s'agit de JACOPO STRADA, déjà mentionné, dans la
plénitude de l'âge mûr, 51 ans.
Si nous comparons maintenant avec
la Galerie exposée à Bruxelles
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Nous observons une différence
dramatique : Jacopo Strada est devenu un vieillard voûté, la chevelure et la
barbe blanche, nous rappelant ainsi l'expression mystérieuse du livre de
BOUDET "Être obligé
d'avoir les cheveux blancs".
En dessous de lui se trouvent à droite les mages avec la grotte, cette fois
dans le bon sens, mais avec une sensible différence d'éclairage, le rocher
surmontant l'entrée de la grotte n'est plus sombre mais semble illuminé par
la lueur dorée du couchant, directement sous le regard du personnage assis.
Cette lueur dorée est visible aussi au même endroit dans le tableau situé à
gauche, mais là il ne s'agit plus de la lumière du couchant, c'est la pluie
d'or de Jupiter tombant sur Danaé.
Si l'on veut voir dans ces éléments
un message, il est assez clair : une grotte repérée par les astres, de
l'or, et des choses d'une grande antiquité. En dessous, le dragon
vaincu par Sainte Marguerite nous met en garde contre un danger, il faut
triompher de quelque chose.
"Et la grotte fatale aux hôtes imprudents, où du dragon vaincu
dort l'antique semence"
Nerval – Delfica. Delphes est le
sanctuaire d'Apollon, là ou il vainquit le dragon Python.
Savez-vous que la constellation
d'Hercule a le pied sur la tête de la constellation du Dragon ?
Genèse 3-14 "Je mets une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité
et sa postérité, elle te visera à la tête et tu la viseras au talon".
Sinon, pour celui qui n'a pas envie
de voir, il n'y a rien d'autre que des coïncidences.
Quand aux inversions, c'est comme
chacun sait le mérovingien Dagobert qui a initié le processus en mettant sa
culotte à l'envers !
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Loup des steppes
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A SUIVRE : L´ETOILE DU PRIEURE DE SION par Loup des steppes
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