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Recréation du Jupiter
Capitolin Optimus Maximus: Mort de Jules César

Apothéose de Napoléon par
Ingres
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Elle
reprend la pose de la statue de Zeus Olympien, une
œuvre du sculpteur athénien Phidias, réalisée vers 436
av. J.-C. à Olympie.
Aujourd'hui disparue, elle était considérée sous l'Antiquité
comme la troisième des sept merveilles du monde.
L'œuvre de Phidias a été identifiée de manière plus ou
moins sûre sur une série de monnaies romaines frappées entre les années 98 et
198.
Selon Pausanias, dit le Périégète (115-180 ),
géographe et voyageur de l'Antiquité , la statue montrait Zeus assis sur son
trône, représentation qui remonte à L'Iliade et qui se répand dans
l'art grec à partir du VIe siècle av. J.-C. Il semble
donc que le sculpteur se soit volontairement inspiré d'Homère.
Dans la main droite, il tient une statuette de Niké,
personnification de la victoire, elle-même représentée couronnée d'un bandeau
et d'une guirlande.
Ingres donne vie à cette Victoire la plaçant à côté d´Homère, ce qui est plus
propre à l´art de son époque.
De la main gauche, Zeus tient un sceptre richement décoré, sur lequel un aigle est perché. Celui d´Ingres bien que dilué, laisse
entrevoir en son sommet cet oiseau, de toute façon il pointe vers l´aigle
sculpté du Capitole.
Cet
édifice à la même d´ornementation au sommet de sa toiture que celui de la
gravure ci-jointe, qui représente le Zeus Olympien dans son temple de
l´Acropolis, d´après la description qu´en fit Pausanias.
( Le Portrait
de Napoléon Ier sur le trône impérial est une commande de l’administration
impériale et était, à l’origine, destinée à l’empereur ; elle fut achetée par
le Corps législatif et présentée au salon de 1806.
Par
contre la coupole du Capitole Américain s´inspira de celle des Invalides )
Ingres utilisa aussi cette sculpture disparue pour
son Napoléon sur
son trône, il s´agit aussi d´une apothéose et pour Zeus et Thétis, donnant
raison à l´abbé Barthélémy qui dans son « Voyage du Jeune Anacharsis en
Grèce, vers le milieu du quatrième siècle avant l'ère vulgaire » (1843),
écrit :
« le Jupiter d'Olympie servira toujours de modèle aux artistes
qui voudront représenter dignement l'Être suprême. »
Les habits portés par Homère sont moins riches que ceux de
la description qui nous est parvenue. Pas de pierreries, pas de broderies et
même les sandales ont disparues, remplacés par un simple linge blanc, son
linceul !
Homère est placé sur le haut des marches d´un escalier qui
dessine, à l´aide des personnages qui l´entourent, une forme
pyramidale ! et nous avons vu que la PYRAMIDE est symbole
d´assomption.
Il est donc bien question d´Apothéose !
Mais retrouverons nous d´autres formes géométriques cachées dans la
composition de cette œuvre ?
Pour cela regardons les personnages qui accompagnent Homère.
GEOMETRIE SACREE
Cette composition représente Homère entouré d´
Hérodote, Eschyle, Sophocle, Euripide, Ménandre, Démosthène, Apelle,
Raphaël, Sapho, Alcibiade, Virgile, Dante, Horace, Pisistrate, Lycurgue
d'Athènes, Le Tasse, Shakespeare, Poussin, Boileau, Corneille, Racine,
Molière, Fénelon, Longin, Camoens, Gluck, Alexandre le Grand, Aristarque,
Aristote, Michel-Ange, Phidias, Périclès, Socrate, Platon, Hésiode, Pindare, Esope et Orphée.
Remarquons que contrairement à l´Apothéose de Washington aucun dieu n´ est
présent, sauf le divinisé Homère.
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Partons de Nicolas Poussin, auquel Ingres copia son autoportrait, en ajoutant un bras tendu dont l´indexe et
le pouce signalent Apelle qui mène Raphael, montrant un sens ascendant.
Apelle fut le peintre d´Alexandre le Grand. Il semble très efféminé. Il est
coiffé comme Sapho, la poétesse qui se cache derrière le peintre de la
renaissance tout en nous regardant, mais aussi comme l´Iliade et l´Odyssée.
Il y a bien d´ autres personnages masculins qui portent également ce ruban.
L´un d´eux n´est autre que Phidias qui désigne Homère tout en montrant son
front, c´est bien son Zeus qu´Ingres copia !
Pourtant j´ai retrouvé une gravure de Salvator Rosa, un des artistes avec
Claude Lorrain, proches voisins de Nicolas Poussin à Rome, sur laquelle
Apelle est représenté aussi avec ses cheveux longs et son ruban. ( Voir plus
bas )

Remarquez qu´avec un doigt sur les lèvres en signe de silence tandis qu´ il
dénonce, de son autre main, la présence du garçonnet caché par la toile,
qu´Alexandre ne peut voir. Ici, trois personnages montrent leurs genoux.
Apelle
fait face à Phidias, le sculpteur du Zeus Olympien, dont s´inspira Ingres,
comme Poussin est face à Molière, tous deux nous regardent.

Apelle Fait Taire Alexandre le Grand, gravure de Salvator Rosa.
Frontispice de l´Iliade d´Homère en grec et en latin
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Suivons donc les directions indiquées par ces deux derniers et traversons le
regard de Boileau et de Racine : nous obtenons un angle sommet vers le
haut, en partant des pierres travaillées, sur une desquelles Poussin pose son
coude, coude invisible sur son autoportrait.
La base du triangle descendant est
donnée par la frise du temple dont la largeur a la même valeur que la
distance qui sépare le deux blocs de pierre,
formant
ainsi un CARRÉ.
Nous
venons de tracer un SCEAU, un peu
faussé à cause de l´image incomplète vers le bas, sans quoi les lignes
caseraient mieux avec les bras et coudes des personnages et la rame de
l´Odyssée. Si on a un sceau on a un CHRISME.
Apres ceci je n´ai fait que joindre les pierres cubiques du bas avec l´arête
des deux édifices qui apparaissent sur les bord de la toile, puis relier ces derniers, obtenant ainsi une ETOILE à cinq branches.

Vous me direz que je n´ai fait que retrouver les lignes
maitresses qui servirent à l´artiste pour créer son œuvre, oui sans aucun
doute !
Mais
voilà il y a un message laissé par Ingres qui n´est visible que par le
retraçage de ces lignes, mais annoncé par les lettres sous la toiture du ce
temple.
LE MESSAGE
OMHPOY c´est
Homère puis on ne lit que GEO ( qui rappelle l´EGO de Poussin ) de
Géomètre allusion au fameux « Que nul n'entre ici, s'il n'est
géomètre »
( maître
de son ego ?) phrase que la tradition veut gravée à l'entrée de
l'Académie, l'école fondée à Athènes par Platon.
Platon, ici, c´est le personnage en
bleu, à peine visible qui nous tourne
le dos, le seul d´ailleurs à le faire.
Il montre avec sa main gauche le Bas alors que sa droite pointe vers le Haut.
C´est ce même geste que Raphael donna
à son Platon, usant comme modèle Léonard de Vinci, dans l´Ecole d´Athènes. ( voir
)
Le bleu est associé au chiffre 6, donc au sceau dans lequel s´insert le
chrisme.

Le chrisme, qui lui n´est pas faussé par l´image, et oui, une
fois de plus lui, ce SIGNE PAR LEQUEL
ON VAINCRA !
Cherchons l´Alpha et l´Oméga afin de compléter l´ARKHO, soit

Arkho
donne aussi arche, boite et Alexandre le Grand en tient une, au lieu de
brandir une épée ou une lance.
S´opposant à lui, nous avons Virgile, accompagnant Dante tenant sa Divine
Comédie, qu´il faut relier avec
Orphée, voyageur infernal,
dont les Mystère ressemblent à ceux
de Cérès. Ce dernier offre sa lyre à Homère pour qu´il nous chante ses poèmes
épiques.
Virgile, quant à lui, tient son cœur
…
Ce n´est que par le cœur, notre plexus solaire qu´on arrivera à découvrir
ARCKO.
Ou plus simplement encore : notre intérieur est comme le Saint des
Saints, un contenant sacré pour notre alliance personnelle avec Dieu.
Il faut le travailler, car ce n´est que par cette quête que nous nous transformerons en géomètre, en
architecte…en dieu
…comme Homère qui était pourtant l´aveugle au monde extérieur.

Homère d´Auguste Leloir (
avec tombeau)
Le Message trouvé sur l´Apothéose du Capitole de Washington se
répète sur l´œuvre d´ Ingres.
Lui, met en jeu maint personnages de tous temps, symbolisant ainsi la ligne
de transmission à travers les âges.
Poussin ne pouvait pas manquer au rendez-vous !

... jamais je n'encouragerai personne
à entrer dans la carrière des lettres (...)
les réputations éphémères meurent du
soir au matin; grand homme la veille,
on est un sot le lendemain, et tandis qu'une gazette
fait votre apothéose,
une autre
gazette, à la même heure, vous traîne aux gémonies.
Chateaubriand, Mémoires d'Outre-tombe,1848.
RETOUR : LES APOTHEOSES DE WASHINGTON ou LA
SAGESSE ET LA PYRAMIDE / QUAND HAUT ET BAS SE TOUCHENT
SUITE : NICOLAS POUSSIN UN A.A. ? :
UNE CLEF BIEN OMBRAGEE

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