Le coin de l´Enigme : Le Guerchin


   
Autoportrait 1624




 Quand Sainte Irène au  Sarzeau mène à la  Sibylle et celle-ci à Marie Madeleine





Le Guerchin du Sarzeau

http://www4.culture.fr/patrimoines/patrimoine_monumental_et_archeologique/sdx/api-url/getatt?app=fr.gouv.culture.inventaire.revue&id=pc001-474_img1

Sainte Irène soignant saint Sébastien, vers 1619


Ce tableau de BARBIERI Giovanni Francesco, dit le GUERCHIN (1591-1666 ) se trouve au Sarzeau, église Saint-Saturnin, une autre version identique du tableau est à Bologne ( voir plus bas ). Au Sarzeau nous avions déjà un Christ aux lièvres ou comme le précise  AlSufi :  «Ce  Christ au Lièvre n'est pas à Sarzeau, mais dans l'église de l'abbaye de Saint Gildas de Rhuys, toujours en presqu'île de Rhuys, à moins de 10 km au SO de Sarzeau. »

Pour détailler les bizarreries de ce Guerchin je cède la place à AlSufi qui me fit parvenir cette image  :


« 
Etant retombé sur le tableau exposé dans l'église de Sarzeau, tableau du Guerchin montrant Sainte Irène pansant les plaies de Saint Sébastien, j'ai relevé deux ou trois trucs bizarres qui ne m'avaient pas sauté aux yeux auparavant :

D'abord les genoux de Sébastien et du serviteur à droite, genoux gauches bien mis en évidence : découvert pour le serviteur et mis en évidence, pour Sébastien, par une posture "impossible" pour un homme blessé ! ;

Ensuite, les flèches, au bas du tableau qui forment une trame géométrique particulière ; Enfin, les regards : la servante et Sébastien, aux deux extrêmes du tableau regardent respectivement Irène et le serviteur ; Irène et le chirurgien regarde eux, la plaie de Sébastien dont on extrait un bout de flèche. »



La Sibylle du Guerchin

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C´est la Sibylle du Guerchin : étonnante ressemblance avec sainte Irène ! L´imagination lui manquerait-il ? Regardons de plus prés.

Qui fut la Sibylle ?  C´est la
voix des oracles, voix si odieuse à l´oreille de l´Eglise
Les oracles sont des réponses demandées à la divinité  et transmises aux hommes par l’intermédiaire d’un prêtre, dit  Augure  ou d’un voyant ou voyante.

Les oracles furent consultés dans la Bible, par David  à travers Nathan (1 Samuel 7) ; Sédécias à travers Jérémie (Jérémie 38 ) Mais la Bible va remplacer ses oracles puisque elle est la parole de Dieu, pourquoi chercher un intermédiaire ? C’est Dieu qui parle à son peuple pour lui faire connaître sa volontés, son dessein de salut et finalement l’envoi de son Fils.


Les Sibylles, ces hermaphrodites furent pourchassées et brûlées ! Mais il n´en fut pas toujours ainsi.

Celle du Guerchin tient un rouleau d´écriture et on voit un livre à ses côtés.
Un langage sibyllin est celui dont le sens reste caché, hermétique.

Le Guerchin peignit de nombreuses sibylles
 

Les Sibylles :

La sibylle est l'être humain qui élevé à une dimension surnaturelle, se communique avec le divin et en livrer les messages. C´est un prophète.
D´ailleurs la racine étymologique grecque Sibylla, Prophétesse proviendrait du sanskrit Shramana, être éclairé.


Les sibylles furent considérées comme des émanations de la sagesse divine, aussi vieilles que le monde, et dépositaires de la révélation primitive : elles seraient à ce titre le symbole même de la révélation. Aussi n'a-t-on pas manqué de rapprocher le nombre des douze sibylles de celui des douze apôtres et de peindre ou de sculpter leurs effigies dans des églises.

Contrairement à la Pythie qui était attachée au temple de Delphes, elles étaient indépendantes et vivaient une existence itinérante.

La Sibylle de Cumes :

Virgile décrit la descente d'Enée aux Enfers accompagné de la sibylle de Cumes; elle lui avait montré où cueillir le rameau d'or, dans les bois sur les bords du lac d'Averne, rameau qui devait lui permettre de pénétrer dans le royaume d'Hadès.

Une autre des sibylles de Cumes est restée célèbre, d´après Aristodemos il Malasio, pour avoir été la reine fondatrice, en 478 av. J-C. de la cité de Néapolis signifiant nouvelle ville, qui devint Naples, Cumes prenant dès lors le nom de Paléopolis signifiant, vieille ville.

La légende de la sibylle de Cumes.

La légende dit qu’Apollon avait une fois offert à la sibylle Démophilé, de Cumes, ce qu'elle voudrait en échange de son amour.

Elle accepta le cadeau et demanda autant d'années de vie qu'un tas de poussière contient de grains ; et il y avait mille grains. Malheureusement, elle avait omis de demander aussi la jeunesse perpétuelle, et, ayant par la suite refusé son amour au dieu, elle devint de plus en plus vieille. Finalement elle resta suspendue dans une bouteille au plafond de sa cave, toute recroquevillée, et lorsque des enfants lui demandaient ce qu'elle désirait, elle disait simplement : « je veux mourir ».

Les sibylles, "prophètes" du Christ ou les Oracles Sibyllins

Ces oracles circulent en Méditerranée, dès le IIIe siècle av. J.-C. Cette série de douze livres connus sous le nom d'Oracles Sibyllins, dont certains sont parvenus jusqu'à nous via des copies datant des XIVe et XVIe siècles, comprennent des oracles antiques, des oracles juifs et des écrits chrétiens.

Les Pères de l'Église n'ignoreront pas ces textes obscurs. À leur suite et pendant longtemps, les auteurs chrétiens chercheront, avec plus ou moins de bonheur, à voir dans les vaticinations des Sibylles des marques sans équivoque de l'attente du Messie Sauveur par le monde païen.

Ainsi c'est dans le 8éme livre des Oracles Sybillins que l'on trouve des vers, attribués à la Sibylle d'Érythrée, annonçant le second avènement du Christ le jour du Jugement Dernier. Cependant, Virgile, qui vécut au Ier siècle av. J.-C. se fit aussi l’écho de cette prophétie dans ces vers célèbres de ses «Bucoliques» :

«Voici venir les derniers temps prédits par la sibylle de Cumes, et de nouveau l’ordre qui fut au commencement des siècles. Voici revenir la Vierge et voici l’âge d’or. Voici que va descendre du haut des cieux une race nouvelle. Diane pure et lumineuse, protège cet enfant qui va naître et fermant l’âge de fer ressuscitera sur toute la terre la génération du siècle d’or »

 
Cet Age d´Or que l´on retrouve dans le 13ième signe zodiacale du Serpent Rouge.

Les premiers chrétiens vont peu à peu s'emparer de la sibylle et intégrer cette prophétie dans leur littérature religieuse.

Eusèbe de Césarée, vers 340, recueille les vers de la Sibylle Érythrée, suivi de Saint Augustin un siècle plus tard, dans «La Cité de Dieu».
Il en offre alors une version particulière, traduite très approximativement du grec, comprenant 27 vers, soit 3.3.3, symbole de la Trinité. Elle commence ainsi : Iudicii signum : tellus sudore madescet (le signe du jugement : la terre s'inondera de sueur…).

La version de Saint Augustin présente un acrostiche (ensemble de vers dont les lettres initiales, lues dans le sens vertical, constituent un nom ou une phrase) : Jesus Christus dei filius servator crux.

Au Moyen Âge on lisait ce passage la veille de Noël. On y invoque tour à tour des personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament, puis des figures païennes : Virgile, Nabuchodonosor, et la Sibylle Érythrée.

Après le Concile de Trente (1568), un nouveau bréviaire met fin à ces représentations de la Sibylle. Certaines régions ont conservé une tradition de voir une sibylle costumée chantant la nuit de Noël jusqu'au XVIIIº s. av. J-C., comme à Majorque, encore de nos jours.

 La Sibylle dans la peinture

La sibylle de Tibur annonçant à Auguste la naissance du Christ, est la plus représentée : Antoine Caron ; Pierre de Cortone ; Maître de Tibur ; Konrad Witz .

On dit des Sibylles de Miguel-Ange à la Chapelle Sixtine : « les prophètes de l'Ancien Testament sont exactement corrélés aux Sibylles : jamais on n'avait placé, avec autant d'audace, à égalité de taille et de dignité, la Révélation faite aux fils d'Israël avec la divination de l'ancien paganisme. »

La Sibylle dans la littérature

La diffusion dans l'Europe de la troupe des Douze Sibylles se fait au XVe siècle, à partir de l'ouvrage du dominicain italien Filippo Barbieri publié en 1481.Un parent de notre artiste Barbieri, Giovanni Francesco ?

Dans un ouvrage attribué à Jean de Paris intitulé La Foi chrétienne prouvée par l'autorité des païens, on lit : « des vierges pleines de l'esprit de Dieu, qu'on appelait Sibylles, ont annoncé le Sauveur à la Grèce, à l'Italie, à l'Asie mineure : Virgile, instruit par leurs livres, a chanté l'enfant mystérieux qui allait changer la face du monde. »

Dans sa septième lettre à Héloîse, Abélard (1079/1142) écrit : "Pesez toutes les paroles de la Sibylle : quel résumé clair et complet de ce que la foi chrétienne doit croire de Jésus-Christ ! Elle n'a rien oublié, ni sa divinité, ni son humanité, ni son arrivée pour les deux jugements ; le premier dans lequel il a été injustement condamné aux tourments de la passion, le second dans lequel il viendra dans sa majesté juger le monde suivant les lois de la justice. Elle fait mention et de sa descente aux enfers et de la gloire de la résurrection ; et en cela, elle s'élève aux dessus des prophètes, que dis-je ? au dessus des évangélistes eux-mêmes, qui de la descente aux enfers, ne disent presque rien."

Dans une œuvre posthume intitulée La Fin de Satan, Victor Hugo met en scène une Sibylle "d'Achlab" dialoguant avec Jésus lui-même. 


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En résumé

Les Sibylles sont des prophètes intermédiaires entre une Divinité et les hommes. Souvent mises en parallèle avec les apôtres, elles s´abritaient dans des grottes, pour leur acoustique particulière. Tout ceci ne vous rappelle-t-il pas Marie Madeleine ?

Et bien regardez la Marie Madeleine du Guerchin, qui semble avoir été expulsée de sa grotte, ou bien elle prend tout simplement l´air. Elle ne tient plus que la croix, symbole du Haut qui rejoint le Bas et un livre bien fermé, que personne n´est plus autorisé à lire depuis le concile de Trento.  C´est bien là le triste destin reçu par cette femme dans l´histoire reflété sur son iconographie.

 

 
Le Guerchin, Marie Madeleine puis Saint Paul l´Ermite

Comparez  le décor de droite de cette Madeleine et celui de son saint Paul l´ermite !
La branche n´est plus rompue et le livre est ouvert.
La branche qui permis Enée de descendre aux Enfers ?
N´attribue-t-on pas à cet Enée la descendance mérovingienne ? Lui qui plus tard sera le Géant Christophe.


Mais revenons à notre double tableau celui qui est exposé au Sarzeau et à Bologne …

Qui fut saint Sébastien ?

Sébastien serait originaire de Narbonne, qui lui a construit une église sur le lieu présumé de sa maison natale.

Les vilaines langues disent qu'il fut l´ amant de l´empereur Dioclétien  ! Ce qui lui valut d´être nommé capitaine de sa garde prétorienne. Sébastien avait fini par adopter la foi de ceux qu´il traquait, les chrétiens. L´empereur se vit forcé à le condamner
à mort et le livre aux archers de sa propre cohorte.

Sébastien ne succomba pas à ses blessures. Soigné par la jeune veuve, Irène, il reprit suffisamment de forces pour se rendre auprès de l'empereur et lui reprocher sa cruauté à l'égard des chrétiens. Dioclétien le fit alors rouer de coups jusqu'à ce que mort s'ensuive, et ordonna que son corps fut jeté dans les égouts.

Les chrétiens purent cependant retrouver son corps et l'ensevelirent auprès des restes des apôtres, grâce à la vision de sainte Lucine qui les guida.
Sous le règne de Charles le Chauve, les reliques du saint sont transférées en l'abbaye royale de Saint Médard, à Soissons, et placées sous la garde d'une Compagnie d'Archers, dite d´ARC et d'une Confrérie de Saint Sébastien.

C´est le patron des archers et on l´invoque aussi pour combattre la peste, comme saint Roch.

Les Cryptes de Lucine


Le long de la via Appia, après la moitié du IIº siècle, prirent origine les cryptes de Lucine. Le nom de Lucine est dû à la notice rapportée par le Liber Pontificalis dans la biographie du pape Saint Corneille: " La bienheureuse Lucine, avec l'aide de quelques ecclésiastiques, recueillit de nuit les dépouilles du pape Corneille pour les déposer dans une crypte creusée dans une de ses terres, dans le cimetière de Callixte sur la via Appia, le 14 septembre. "
 

Qui fut sainte Irène ?

Irène, veuve du saint martyr Catulle…est malgré tout présentée comme vierge ! Mais est-ce bien la sainte du même nom qui vécut sous Dioclétien ?
Sainte
Irène fut arrêtée parce qu'on avait découvert les livres chrétiens chez elle. Refusant de céder aux menaces, elle fut enfermée dans une maison de débauche pour y être exposée, devant les visiteurs qui respectèrent la pureté qui rayonnait d'elle. Conduite alors devant le bûcher, le juge lui donna l'ordre de s'y jeter elle-même. C'est en chantant qu'elle entra dans les flammes.

Irène se dit aussi IRIA, colère et la messe de requiem qui parle des 12 Sibylles commence ainsi :

« Dies iræ, dies illa

Solvet sœclum in favilla

Teste David cum Sibylla. »

« Jour de colère, ce jour-là

dissoudra le monde en poussière

témoins David et la Sibylle. »

http://img155.imageshack.us/img155/6440/davidwiththeheadofgoliawk0.jpg      

Le Guerchin : 1- David et la tête de Goliath. 2- Marie Madeleine

Irène renvoie à la Sibylle, qui à son tour parle du roi David. Cette Irène cache des livres chrétiens chez elle, pour cela elle devient prostituée, mais, tout en restant vierge, puisqu´elle rayonne d´avantage ! Sa mort rappelle les albigeois du pays de la Madeleine !

Voyez la similitude entre David et Madeleine pour ce peintre, dont quelques œuvres étaient déjà incluses dans l
´Enigme de Rennes-Le-Château

Et in Arcadie ego

Apollon et Marsyas où on retrouve ses deux fameux bergers

Saint Luc dessinant la Vierge, habillée de rouge

Sainte Irène soignant saint Sébastien du Guerchin

Irène est aux pieds de saint Sébastien, qu´elle sauve. Elle tient l´écuelle et l´éponge qui se retrouvent sur bon nombre de pietàs, notamment celle de Rennes-Les-bains et celle du Sarzeau copie inversée de Van Dyck d´ Anvers ou celle du même auteur au Prado de Madrid qui servit de modèle à la gravure de Paulus Pontius et celle-ci à celle de Rennes-Les-Bains dite Christ au Lièvre.

C´est bien aux pieds du Sauveur ( sauvé ?) que se tient Marie Madeleine, comme sur la Mise au Tombeau du Guerchin :


http://www.wga.hu/art/g/guercino/1/entombme.jpg
( des cinq plaies on ne voit que celle du pied )



Sur sa
Résurrection de Lazare Marie Madeleine est agenouillée aux pieds de Jésus, ses vêtements et sa coiffe rappellent ceux  d´ Irène ou Sibylle.



https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/1b/Guercino_-_Raising_of_Lazarus_-_WGA10931.jpg/907px-Guercino_-_Raising_of_Lazarus_-_WGA10931.jpg


Ce croisement insolite des jambes de saint Sébastien veut-il nous montré autre chose que l´Initiation de ce dernier ?

On le crut mort, mais les archers romains lui épargnèrent le cœur. Il descendit aux enfers accompagné d´Irène /Sibylle qui le guida pour en revenir. Sans doute se sentit-il immortel après cette guérison et son expérience de quasi - mort. Alors au lieu de fuir, il retourna voir l´empereur. Son nouveau châtiment lui valut la mort. Jeté dans la cloaca Maxima, son corps fut postérieurement transporté et enseveli par Lucine ( lumière ) près de celui du supposé saint Pierre. Donc initiation oui, mais qui ne lui valu que pour perdre la peur au trépas.

Avec Irène nous sommes parvenus à Sibylle, cette Prophète assimilée aux apôtres, lien direct avec la Divinité, qui émet ses révélations dans des grottes, qui depuis les temps de l´ Arcadie nous annonce l´Avenue du Sauveur.

Cette Irène-Sibille est facilement remplaçable par Marie Madeleine. Ce Sébastien serait-il Jésus qui ne mourut pas de ses plaies ?


https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a1/Guercino_Compianto_Angeli.jpg
Christ Mort accompagné par deux anges


Le Guerchin ne représenta pas de
Noli Me Tangere, par contre le Christ ressuscité dit adieu à sa Mère la Vierge …bizarre non ?
Il nous a laissé par contre une
Madeleine déjà demie-nue sur le tombeau vide.(Jean XX :11-15).


 



Faut-il voir sur ce tableau de Sarzeau Marie comme prophète Initiée ou traduire ce langage codé comme le credo de cet artiste : Jésus fut un Initié qui ressuscita comme Lazare, mais ne mourut pas sur la croix. Sa Sibylle lui montra le chemin des Enfers, mais il s´en échappa et vécut longtemps après… ou pas si longtemps comme pour saint Sébastien.


Les autres Marie Madeleine du Guerchin

http://finestitalian.com/wp-content/uploads/wpsc/gallery/Photos-Reprints/guercino-adulteress.jpg

 Jésus et la Femme Adultère

  

Marie Madeleine Contemplative


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Marie Madeleine Pénitente

Madeleine dans sa grotte ouvre son livre ( à gauche )


   

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Celle-ci habillée comme la Sibylle regarde le Haut

Révélation de Marie Madeleine codex de Berlin.

Après l´ Ascension, Jésus apparaît de nouveau à Marie-Madeleine.  Voici ce qu´il nous en est dit dans le Codex de Berlin :

Marie raconte aux disciples : "J’ai vu le Seigneur dans une vision." Aussitôt, elle est prise à parti par le groupe : "Pour ma part", dit André, "je ne crois pas que le Sauveur ait dit cela. Car ses enseignements ont certainement une autre signification." Et Pierre ajoute : "Se serait-il entretenu avec une femme, en secret et à notre insu ? Devrions-nous nous tourner vers elle et l’écouter tous ? Il l’aurait privilégiée par rapport à nous ?" Alors Matthieu répond à Pierre : "Si le Sauveur l’a rendue digne, qui es-tu, toi, pour la rejeter ? Certainement le Sauveur la connaît à fond. C’est pourquoi Il l’a aimée plus que nous ! Ayons plutôt honte et revêtons plutôt l’Homme Parfait comme Il nous en a donné la mission ! Nous devons proclamer l’Evangile sans établir d’autres règles ou d’autres lois que celles prescrites par Lui."

Aurions nous perdu le message de Jésus donné à Marie Madeleine, la prophétesse ? Comme Tarquin perdit les six livres de la Sibylle.


Le Guerchin Marie Madeleine

L´enseignement perdu de la Sibylle de Cumes


La Sibylle de Cumes se rendit auprès de Tarquin, le Superbe, dernier roi de Rome, avec neuf livres oraculaires, et lui en demanda une énorme somme. Il se moqua d'elle et la renvoya; elle brûla trois des livres, et lui offrit les six restants pour la même somme. Tarquin refusant toujours de payer, elle en brûla trois autres, et lui offrit les trois derniers, toujours au même prix. Cette fois-ci Tarquin consulta un conseil de prêtres, les Augures, qui déplorèrent la perte des six livres et lui conseillèrent d'acheter ceux qui restaient.

Tous mes remerciements à AlSufi qui me fit parvenir ce Guerchin du Sarzeau

 

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