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L´Alchimiste par David Teniers, le
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QUATRIEME
PARTIE : PAR CE SIGNE TU VAINCRAS
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L´Essence
de Dieu est semblable à une Roue…
Plus on la contemple, plus on comprend sa forme
et plus on la comprend, plus on y trouve de
bonheur..
J. Boehme
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Le labarum : ( étendard de laurier ) de
Constantin le Grand : Les sources d´information dont nous disposons, ne concordent
ni sur le moment ni sur les raisons qui poussèrent l´empereur Constantin à
adopter ces signes.
En effet selon Eusèbe de Césarée dans sa Vie de Constantin le motif
fut une vision de l´empereur qui eut lieu bien avant la Bataille de Milvius
contre Maxence. Il vit, et de nombreux soldats aussi, dans le ciel, durant
la journée un chrisme XP avec le lemme « In Hoc Signo vinces », dont l´abréviatif serait IHS qui se lit aussi « Iesus
Hominum Salvator » ou « IESUS, HOMO, SALVATOR ».
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Pour d´autre ce « In Hoc… » fut une voix entendue que par l´empereur avant
de regarder vers les étoiles.
Par contre selon De mortibus persecutorum de Lactance ce ne fut point une vision , mais un rêve songé
juste la nuit antérieure à la bataille, durant lequel Constantin vu le Christ.
Le fait est , toujours d´après la légende, que Constantin plaça ce signe « mystérieux » sur son
étendard, et le fit peindre sur les boucliers, les casques et les armes de
ses soldats. Nous avons vu dans les chapitres antérieurs que ce
« signe » apparaissait déjà sur les tombeaux des catacombes.
Le fait est que la vision, d´un “signe religieux” dit miracle, ou la découverte d´une relique avant la
bataille redonne du courage aux troupes.
Fernand
Cortez, par exemple, montra à ses soldats une statuette en
bois de la Vierge, et leur annonça qu'elle lui avait été envoyée du Ciel
comme un témoignage de grâce, comme une promesse de salut : In hoc signo
vinces. Et les pieux soldats, ranimés par une sainte croyance,
retournèrent au combat et vainquirent l'armée de Guatimozin.
Rappelons nous de la première
croisade avec saint Georges aidant
les combattants ou les reconquérants repoussant les maures
au cris de « Santiago y cierra, España ! » invoquant de cette
guise saint Jacques Matamoros, ou tout simplement la peur superstitieuse
des troupes romaines à perdre leur étendard ou enseigne dite signum !
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Labarum tenu par l'empereur Honorius
sur le diptyque consulaire de Probus (406)
In Nomine Christi Vincas Semper
(Au nom du Christ tu vaincras toujours).
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L´histoire se répète, d´où l´importance
de bien la connaître. Nous ne sommes même pas sûr que Constantin se soit
converti à son dernier chevet, lui qui s´était servi des nouveaux évêques,
comme de marionnettes, manipulant et imposant le credo à son bon plaisir, comment put-il finir par y croire
et donc se convertir ?D´ailleurs c´est un arien et non un catholique
qu´il aurait fait appeler à sa dernière heure.
Sans parler du trafic de reliques
qui débuta alors. Tout ceci pour une bonne cause : obtenir la PAX
ROMANA qui du temps du jeune Constantin brillait par son absence, car aux
menaces des frontières il faut ajouter les conspirations des empereurs, des
césars et d´usurpateurs de tous poils. On en compta neuf à un certain
moment. Une fois l´empire unifié,
la bataille suit sur le plan religieux ce qui est intolérable pour
avoir la paix.
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Par ce signe… de Rubens
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Si le XP, accompagné de la fameuse
phrase, fut mis sur les étendards romains pourquoi ne fut-il pas gravé par
le sculpteur qui immortalisa l´empereur Honorius, frère cadet d´ARCADIUS
dont le percepteur fut saint ARSENE . Il est vrai que le sens reste à peu
près le même.
Il est très probable, mais pas
entièrement certain que ce fut l'étendard fabriqué sur l'ordre de Constantin
avant la bataille du pont Milvius, puisque Lactance en donne une définition
quelque peu obscure.
Par contre d´après Eusèbe, Constantin aurait fait changer le labarum,
quelques années plus tard sans doute : Une barre transversale fut
rajoutée à la pique de manière à former une croix. Sur la partie
supérieure, au dessus de cette croix fut placée une couronne d'or et de
pierres précieuses, au milieu de laquelle fut placé le monogramme du
Christ, XP si souvent accompagné des lettres alpha et omega, placées de
part et d'autres; ces lettres indiquaient la croyance dans la divinité du
Christ sauveur, telle qu'elle est indiquée dans l'Apocalypse de Saint-Jean.
Des deux bras de la croix pendait la bannière pourpre richement ornée avec
des joyaux et des broderies d'or. A la place de l'Aigle Romain, symbole de
Jupiter et source d'idolâtrie pour
les soldats romains, Constantin plaça le monogramme du Christ, Jésus
détrônant ainsi Jupiter.
On peut voir le Labarum avec le monogramme du Christ sur des monnaies de
Constantin le Grand, ainsi que sur des pièces de Constans, de Jovien, de
Valentinien, et de leurs successeurs.
On peut noter qu'un vexillum ressemblant au Labarum apparaît, avant l'époque de Constantin, sur des monnaies coloniales romaines, par exemple sur des
monnaies d'Antioche de Pisidie, sur des pièces de Saragosse (Caesar
Augusta, Espagne).
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Mais que vit-il vu dans le ciel ?
D´après le Planetarium de Munich
qui a tentée une reconstitution du ciel au lieu et à la date de l’évènement,
ce ne seraient que « Les
planètes Mars, Saturne, Jupiter et Vénus formaient ce jour là une
conjonction extrêmement rare : elles étaient parfaitement alignées. Les
constellations du Capricorne et de l’Aigle dessinaient un P en arrière-plan, soit la
lettre R dans l’alphabet grec. »
La conclusion de Planetarium : l’alignement des étoiles et des
planètes formaient un dessin ressemblant étrangement au monogramme du
Christ. Ceci est très relatif , ne croyez-vous pas ? puisque l´on peut
dessiner n´importe quoi quand on dispose de beaucoup de points- étoiles.
Malgré la technologie employée , il ne reste qu´une anecdote. Surtout quand
Eusèbe place la scène de la vision à MIDI, l´empereur regardant le soleil
aurait vu l´astre couronné par la croix lumineuse et le fameux écrit
de « Par Ce Signe tu
Vaincras ».
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Monnaie frappée du temps de Constantin sur laquelle on lit :
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Sous l´empereur Constant
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spes publica =
espérance du peuple CONSE =
Constantin.
Ce labarum écrase le serpent symbole du mal.
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Sous l´empereur
Vetranio
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Disons aussi qu´il a remplacé la
devise Senatus Populus Que
Romanus , signifiant Le sénat et le peuple romain,
abrégée sous la forme du sigle S.P.Q.R., qui était
l'emblème de la République romaine, puis par tradition de l'Empire romain,
par I.H.S.V. signe de sa victoire personnelle sur l´état et non plus celle
du peuple représenté par le sénat qui jouait depuis longtemps un si petit
rôle face aux figures omnipotentes impériales.
Disons qu´il remit les horloges à l´heure et en finit avec cette farce.
A la politique du sénat il préféra, non plus les lions des arènes mais
l´ « opium du peuple ».
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Il y a une raison plus pratique pour l´usage de signum. A quoi servait une insigne, un
drapeau, etc. …un labarum durant la bataille ? Si les habits ne
suffisaient pas pour distinguer l´ennemis, rappelons ici qu´ on a à faire à
une bataille civile, entre deux usurpateurs de filiation réelle reconnus par l´armée
romaine en deux lieux différents, Maxence à Rome et l´autre à York. Il
s´agissait pour Constantin, maître des provinces occidentales de sa première bataille livrée contre d´autres soldats
romains.
Maxence , lui avait le souci de s’appuyer
sur les traditions historiques et religieuses les plus anciennes de Rome, pour cela il redonna
l’importance de jadis à
l’aristocratie romaine, qui domine le Sénat.
Il devait donc tenter, pour
justifier sa légitimité et son action de restituer à la Ville de Rome sa
grandeur et son influence au moment où, depuis plus d’un demi-siècle, sa
position dominante était affaiblie par la nécessité pour les princes de se
tenir aux frontières menacées de l’empire romain.
Il présente sa politique comme une réhabilitation de la Ville de Rome, point de départ de la construction d’un vaste état, l’empire
romain, et siège privilégié des dieux qui avaient soutenu ses conquêtes. Les monnaies qui furent
émises sous son autorité, essentiellement dans les ateliers monétaires de Rome et d’Ostie, comportent des illustrations inspirées
par les grandes légendes de la fondation de Rome et de ses premiers
temps : La Louve avec Remus et
Romulus puis Mars, leur père.
L’importance du christianisme, à Rome, en Italie et dans les provinces africaines, le
conduit à interrompre la persécution des chrétiens, engagée par Dioclétien,
et poursuivie par Galère avant qu’il ne soit contraint lui-même à
promulguer un édit de tolérance en 311.
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Le rêve de Constantin
Illustration des Homélies de Grégoire de Nazianze, 879-882
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Constantin est un empereur païen monothéiste qui honore le Sol Invictus mais s'intéresse depuis longtemps au christianisme qu'il
finira par adopter comme religion dominante en 312.
En 313, Constantin rencontre Licinius à Milan et conclut avec lui un accord
de partage de l'Empire. Parmi les mesures prises en commun figure un édit
de tolérance religieuse, appelé habituellement édit de Milan qui ne
constitue pas formellement une officialisation du culte chrétien, mais
plutôt sa mise à égalité avec les autres cultes. Ainsi, les chrétiens ne
sont plus victimes de discriminations, leur culte est autorisé et les biens
qui leur ont été confisqués leur sont rendus.
À partir de 324, Constantin transforme la cité grecque de Byzance en une « Nouvelle Rome », à laquelle il donne son
nom, Constantinople. Il l'inaugure en grande pompe après douze ans de
travaux, en 330. Constantinople est
bâtie sur un site naturel défensif qui la
rend pratiquement imprenable alors que Rome est sans cesse sous la menace
des Germains.
Dans les premiers temps, il permet l'implantation de temples païens mais
très vite la ville devient presque exclusivement chrétienne[] et ne comporte que des édifices religieux chrétiens.
L'empereur ne rend pas au Sénat la moindre parcelle de pouvoir politique
mais il rompt avec le mépris et la défiance de nombre de ses prédécesseurs :
le véritable travail législatif se fait au sein du Conseil Impérial, le
Sénat ne disposant de l'initiative des lois que pour des questions
d'intérêt local.
Constantin montre son désir d'assurer à tout prix, par la conciliation ou
la condamnation, l'unité de l'Église qu'il considère dès ce moment comme un
rouage de l'État et l'un des principaux soutiens du pouvoir, et devient, ce
faisant le véritable « président de l'Église »
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Il porte d'abord la couronne de lauriers
puis adopte régulièrement à partir de 326-327 le diadème orné de pierres
précieuses.
Le monothéisme devient le fondement idéologique de la monarchie
constantinienne, ses idées politiques étant inspirées de principes
unitaires, alors que le polythéisme convenait mieux à l'idéal de la
tétrarchie : il n'existe qu'un seul Dieu, il ne doit y avoir qu'un
seul monarque qui gouverne selon la volonté divine.
Son principal théoricien, Eusèbe de Césarée, affirme, dans le Discours
des Tricennales, que le royaume terrestre de Constantin est à l'image
du royaume de Dieu et que l'empereur est entouré de ses Césars comme Dieu
l'est de ses anges : il se peut qu'à la fin de sa vie, Constantin ait
jugé que l'arianisme correspondait mieux à l'idée qu'il se faisait d'une
monarchie divine, avec le Fils subordonné au Père, sur laquelle se modèle
sa propre monarchie, avec des Césars étroitement mis sous tutelle.
Peu à peu Constantin se défait du
dernier obstacle, l´autre empereur restant Lucinius et son fils en 324.
Pour la première fois depuis quarante ans, l'Empire est gouverné par une
autorité unique : Constantin règne seul pendant treize ans, assisté de
Césars qui ne sont plus des collaborateurs mais ses fils, désignés comme
héritiers présomptifs. L'Empire romain
deviendra une véritable bureaucratie.
Mais pourquoi le lemme constantinien
fut-il employé postérieurement ? Pour avoir une réponse voyageons aux
Asturies vers l´ans 700.
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SUIVRE : LA CROIX
VISIGOTHE, DE VICTOIRE OU DES ANGES
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