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DE
LA SAINTE LANCE AUX JOYEUSE
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« Nous
avons fort à dire sur la lance
Dont Notre Seigneur fut blessé sur la Croix.
Charles, grâce à Dieu, en a la pointe.
Il l'a fait enchâsser dans un pommeau d'or. ;
En raison de cet honneur et de cette grâce,
Le nom de Joyeuse fut donné à l'épée.
Les barons français ne doivent pas l'oublier :
C'est de là que vient « Montjoie », leur cri de guerre ;
C'est pourquoi aucun peuple ne peut leur résister. »
Voilà ce que nous dit la Chanson de Roland (CLXXXIII )à propos de l´épée de
Charlemagne, dite Joyeuse, du françois (ancien français) Joiel:
"joyeux/joyaux", fém. Joiele: "joyeuse", issu du
francique Gawi: "joie".
L'épée utilisée lors du sacre des rois de France s'appelait
aussi Joyeuse, et l'on prétendait qu'il s'agissait de la même, mais
elle fut en fait forgée sous Charles V.Cette épée se trouve actuellement au
musée du Louvre, à Paris.
Cette épée avait, dit-on, un éclat tel qu'elle aveuglait ses
ennemis. De plus son possesseur ne pouvait être empoisonné. Joyeuse fut
forgée par Galas, elle nécessita trois ans de travaux.
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La
fondation de Joyeuse remonterait à l'an 802, selon une légende :
Charlemagne, revenant d'Espagne, aurait établi son campement tout près de
la Beaume. Au cours d'une partie de chasse, il aurait perdu son épée, la Joyeuse.
Il promit alors une forte récompense à qui la retrouverait. Charlemagne
tint sa promesse quand après
maintes recherches, un soldat la lui rapporta .L´Empereur lui
déclara : « Ici sera bâti un domaine, dont tu
seras le seigneur et maître, et ta descendance portera le nom de ma
glorieuse épée Joyeuse ». C´est ainsi que la ville de
Joyeuse (Ardèche) devrait son nom à
l'épée de Charlemagne.
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Pourtant du XIº au
XIIIº siècle règnera à Joyeuse la Famille de Luc, puis la Maison
d'Anduze, et enfin la Famille Châteauneuf-Randon qui prend le nom et les
armes de Joyeuse. Du XIVe au XVe siècle, c'est le temps des seigneurs de
Joyeuse. Voir généalogie
La vicomté de Joyeuse fut
érigée en duché en 1581 par Henri III, roi de France, en faveur de son
favori Anne de Joyeuse. Anne était le fils aîné de Guillaume II de Joyeuse (1520 † 1592), Vicomte de Joyeuse,
Seigneur de Saint Didier, de Laudun, de Puyvert et d’Arques, fils de Jean
de Joyeuse et de Françoise de Voisins, dame d'Arques. Jean de Joyeuse
côtoya Charles III duc de Bourbon, fils de Claire de Gonzague, dont le nom
apparaît sur la liste des grands Maîtres du Prieuré de SION.
Cet homme se destina
d’abord à l’Église. Il posséda, du vivant de son frère aîné, l’évêché
d’Aleth. Mais la mort de ce dernier l’ayant
fait chef de la famille, et n’ayant pas encore prononcé ses vœux, il
renonça à l’état ecclésiastique et embrassa la carrière des armes.
Il ne semble pas
qu’il y ait brillé d’une manière particulière. Nommé lieutenant général en Languedoc
par Charles IX, il lutta activement contre les Huguenots. Le roi Henri III
l’éleva à la dignité de Maréchal de France en 1582. Il mourut fort âgé en
1592, ayant vu mourir avant lui quatre de ses fils.
Marie de Batarnay lui donna
sept fils : Anne de Joyeuse (1560 † 1587) ;François de Joyeuse
(1562 † 1615) ;Henri de Joyeuse (1563 † 1608) ;Antoine Scipion de
Joyeuse (1565 † 1592) ;Georges de Joyeuse (1567-1584) ;Honorat de
Joyeuse (mort jeune) ;Claude de Joyeuse, seigneur de Saint-Sauveur
(1569-1587).
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Anne de Joyeuse
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Anne de Joyeuse, baron d'Arques,
vicomte puis duc de Joyeuse, dit Joyeuse, il fut l'un des mignons du
roi Henri III.
En 1579, il
reçoit le commandement d'une compagnie d'ordonnance du roi puis devient
gouverneur du mont Saint-Michel.
Marié le 18 septembre 1581 avec
Marguerite de Lorraine, fille de Nicolas de Lorraine, duc de Mercoeur, et
de Jeanne de Savoie, et demi-sœur de la reine de France. Les deux époux
reçoivent à leur mariage plus de 300 000 écus du roi. En août la
vicomté de Joyeuse est érigée en duché-pairie avec préséance sur tous les
autres ducs et pairs exceptés les Princes du sang. Le roi lui offre
également la terre et seigneurie de Limours.
Grand-amiral de France le 1er juin 1582. Promu chevalier de l'ordre du
Saint-Esprit le 31 décembre. Le 24 février 1583, il est nommé gouverneur de
Normandie. Et, en 1584, il devient gouverneur du Havre. La même année à
la mort du duc d'Anjou il reçoit le gouvernement du duché d'Alençon - et
son frère Du Bouchage celui d'Anjou.
Anne de Joyeuse s'était constitué prisonnier, lorsqu'il fut reconnu et tué
d'un coup de pistolet. Parmi les 2000 morts catholiques, se trouvait
également le jeune frère d'Anne, Claude de Joyeuse, seigneur de
Saint-Sauveur
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François de Joyeuse
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Le cardinal François de Joyeuse, né
le 24 juin 1562 à Carcassonne, décédé le 23 août 1615 à Avignon
Il sera Archevêque de Narbonne ; à partir de 1581; de Toulouse ;
à partir de 1584 puis de Rouen ; à partir de 1604.
Comme ecclésiastique il sera : Abbé de :
Marmoutier (à partir de 1584); Saint-Florent d'Angers (à partir de 1587); Mont-Saint-Michel
(à partir de 1588); Fécamp (à partir de 1589) ; La Daurade (à partir
de 1591); Eaunes (à partir de 1591); La Grasse (à partir de 1593); Bolbone
(à partir de 1597, échangée contre l'abbaye de La Daurade); Saint-Sernin (à
partir de 1597); Saint-Géraud d'Aurillac (à partir de 1603); Grandselve (à
partir de 1612); Saint-Martin de Pontoise (à partir de 1612); Juilly (à
partir de 1613); Saint-Martin de Cauchenne (à partir de 1614). Abbé
commandataire de Notre-Dame-de-Chambons. Prieur d'Auzat, Naussac, Ruoms,
Saint-Cirgues, Montbazens. Cardinal en 1584. Doyen des cardinaux en 1611.
Églises et évêchés attribués à François de Joyeuse en tant que
cardinal : Saint-Sylvestre (1585-1587) ; Trinité-des-Monts
(1587-1594) ; Saint-Pierre-aux-liens (1594-1604); Sainte-Sabine (1604-1611);
Ostie (1615, en qualité de doyen des cardinaux).
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Ses titres de noblesses
sont : Duc de Joyeuse ;
Baron d'Arques, Couiza, Puivert (baronnie vendue en 1610), Chalabre,
Laudun, Descours, Rochemaure. Seigneur de Linières, Secourrieu, Lésignan,
Lafitte. Par arbitrage, le comté de Batarnay échut en 1602 à Françoise de
Batarnay, dame de Montrésor et tante maternelle du cardinal de Joyeuse.
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Antoine Scipion de Joyeuse
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Antoine Scipion de Joyeuse (1565 –
1592) fut Chevalier de l'Ordre de Malte et grand-prieur de Toulouse, puis
duc de Joyeuse de 1590 à 1592.
Pendant les guerres de religion, il seconda son père, avant de lui succéder
comme lieutenant général du Languedoc, le 17 mars 1592
Chef de guerre habile, mais brutal : secondé par un certain Barudel,
un ancien boucher, il fit exécuter des blessés à Montastruc (10 mai 1590)
et fut réputé pour tuer "sans
distinction d'âge ny sexe".
L'armée de Scipion de Joyeuse se débanda et s'enfuit vers le Tarn. Scipion
fut emporté par le courant et s'y noya.
Il fut jugé à l'époque comme "Un flambeau qui eust entièrement embrasé le Languedoc sy la
rivière du Tarn ne l'eust esteint".
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Henri de Joyeuse
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Henri de Joyeuse, comte du Bouchage,
en religion Père Ange, est né à Toulouse le 21 septembre 1563.Il rejoint
ses frères à la cour d'Henri III, qui le nomme Grand Maître de sa
garde-robe.
Le 28 novembre 1581, il épouse Catherine de la Valette, âgée de 15 ans.
Leur fille, Henriette Catherine de Joyeuse, naît au Louvre le 10 janvier
1585.
La mort de sa femme, en 1587, le convainc de devenir capucin, à partir de
1587, sous le nom de père Ange. Henri III se précipite au couvent
des Capucins, et, découvrant son ancien favori « la tête rasée et les pieds nus, peu s'en fallut qu'il ne
tomba pasmé à la renverse ». Il quittera les habits pour l´épée puis de nouveau capucin,
Henri de Joyeuse, père Ange devient un prédicateur renommé et un mystique
sujet à des extases.
Il est un des premiers à remarquer la valeur de François Leclerc du
Tremblay, en religion Père Joseph, l´éminence grise qui accompagnera le
Cardinal Richelieu jusqu´à ce que celui-ci lui préféra Mazarin.
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Henriette-Catherine de Joyeuse
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Henriette-Catherine de Joyeuse est
née au Louvre le 13 janvier 1585
Elle fut duchesse de Joyeuse de 1608 à 1647 et princesse de Joinville de
1641 à 1654.
Le 15 mai 1597, Henriette-Catherine épousa Henri de Bourbon, duc de
Montpensier (mai 1573 † février 1608) ; alors qu'elle n'avait que 15
ans, elle fut confiée quelques années à son oncle, le cardinal François de
Joyeuse (1562 † 1615). La fille d'Henriette-Catherine, Marie de
Bourbon-Montpensier, naquit le 31 octobre 1605, à Gaillon.
Devenue veuve en 1608, Henriette-Catherine de Joyeuse épousa le 5 janvier
1611 Charles de Lorraine, IVº duc de Guise (1591 † 1640). Ils eurent dix
enfants , mais le titre de Joyeuse passa à la maison de Guise ou
Lorraine.
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Les de Guise- Joyeuse
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Louis de Lorraine ou de Guise, né le
11 janvier 1622, mort à Paris le 29 septembre 1664, fut duc de Joyeuse de
1647 à 1664 et prince de Joinville de 1654 à 1664.
Louis Joseph de Lorraine ou de Guise, né le 7 août 1650, mort à Paris le 30
juillet 1671, fut duc de Guise, de Joyeuse et prince de Joinville de 1664 à
1671.
Il épouse à Saint-Germain-en-Laye le 15 juin 1667 Elisabeth d'Orleans (1646
† 1696), fille de Gaston de France, duc d'Orléans et de Marguerite de
Lorraine, et eut :
François Joseph de Lorraine ou de Guise, né le 28 août 1670, mort à Paris
le 16 mars 1675, fut duc de Guise, de Joyeuse et prince de Joinville de
1671 à 1675.
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Il mourut à
l'âge de cinq ans des suites d'une variole. Sa grande tante Marie de Guise
lui succéda.
Marie de Lorraine ou de Guise, née le 15 août 1615, morte à Paris le 3 mars
1688, fut duchesse de Guise, de Joyeuse et princesse de Joinville de 1675 à
1688. Elle était fille de Charles Ier, duc de Guise, et d'Henriette
Catherine de Joyeuse.
Tous les projets de mariage la concernant échouèrent et elle resta
célibataire. Elle était la dernière représentante de la branche aînée de la
maison de Guise.
Elle testa le 8 janvier 1688 et légua ses biens Charles François de
Stainville dit Charles François de Lorraine (1661-1702)
Prince de Commercy, Duc de Joyeuse Sur la requête de ses héritiers, le
Parlement de Paris cassa son testament le 26 avril 1689 et ses biens furent
dispersés entre plusieurs héritiers.
En 1690, le Roi
confisque le Duché suite au passage de Charles François au service de
l'Empereur.
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Blason de Guise
avec la croix du règne de Jérusalem
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Jean François de Paule de Lorraine-Elbeuf (1672-1693), Prince de Lillebonne, Duc de Joyeuse
François Marie de Lorraine-Elbeuf (1624-1694), Prince de Lillebonne, Duc de Joyeuse, et son épouse Anne de Lorraine (1639-1720), Princesse de Lorraine, Duchesse de
Joyeuse (1694 )
Louis II de Melun
(1694-1724) , gendre d´Anne de Lorraine, Prince
d'Epinay et Baron d'Antoing, puis Duc de Joyeuse (1714 ) et Pair de France,
Baron de Cysoing et de Viviers, Comte de Saint-Pol, Vicomte de Gand et
Châtelain de Bapaume. Louis épousa en 1776 Armande fille d'Emmanuel duc de Bouillon,
morte en 1717.
En principe,
l'héritier du titre est son neveu Charles de Rohan (1715 † 1787), fils de
Jules de Rohan, prince de Soubise, et d'Anne Julie de Melun, mais il aurait
fallu pour cela que le roi relève à nouveau le duché pairie, ce qu'il ne
semble pas avoir fait.
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Tableau anonyme :
Bal donné à la cour de Henri III à
l'occasion du mariage d'Anne, duc de Joyeuse, avec Marguerite de Lorraine
le 24 septembre 1581
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L´ apogée de cette famille est due en
grande partie au duc Anne, favori du roi Henri III. Le qualificatif de
Joyeuse, lui allait comme un gant à la cour des Mignons, et on pourrait
croire que les ducs suivants lui doivent le patronyme , mais son père
s´appelait déjà Joyeuse.
S´il n´y a pas de lien de sang dans les familles nobles il y a toujours une
histoire de reliques sacrées, comme pour les Gonzague ou les Savoie. De
plus cette famille se maria avec
les Guise – Lorraine qui eux arborent la croix du royaume de Jérusalem.
Même les de Melun, derniers héritiers du duché de Joyeuse, s´unirent à la maison de Bouillon.
Jean de Joyeuse se retrouve dans l´entourage du connétable Charles III duc
de Bourbon, supposé grand Maître du Prieuré de Sion, fils de Claire de Gonzague et beau-frère d´Antoine de Lorraine, petit
fils de Yolande de Bar, donc arrière petit fils du roi René d´Anjou,
souverain titulaire de Jérusalem, tous deux Grands Maîtres du Prieuré de
Sion selon la liste retrouvée à la
Bibliothèque Nationale de France.
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Petite curiosité : En Italien Joyeuse
se dit Gioconda qui donne au masculin Giocondo et qui nous ramène au Louvre où
loge le tableau plus fameux du monde la Joconde de Léonard de Vinci, grand
Maître de la peinture mais aussi un suposé Grand Maître du Prieuré de Sion
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