"Bergère, pas de tentation, que Poussin Teniers gardent la clef PAX, DCLXXXI ( 681) par
la Croix et ce cheval de Dieu, j'achève ce daémon de gardien à midi pommes bleues"

 

 

 

 

Image : Jan Davidsz de Heem , Teniers dans son atelier

 

LEOPOLD-GUILLAUME DE HABSBOURG, MECENE DE TENIERS

 



David Teniers avec son élève Don Juan de Autriche

 

Le gouverneur général des Pays-Bas espagnols, est un chef militaire et un grand mécène. Dernier fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière, il est le frère cadet de Jean-Charles de Habsbourg  et de Ferdinand III  qui succéda à leur père comme empereur. Ferdinand III, roi de Hongrie, roi de BOHEME est empereur du saint Empire romain germanique. C´est un descendant directe de Ferdinand I, frère cadet de Charles Quint, que nous avons rencontré sur le tableau le CELESTIN V.

Il fut GRAND-MAITRE des Chevaliers teutoniques, évêque de Halberstadt, de Magdebourg, d'Olmütz, Passau, Breslau et de Strasbourg durant trente-sept ans  bien qu´il fut réputé  n’avoir jamais séjourné en Alsace, à cause de la Guerre de Trente Ans.

Cette Guerre de Trente Ans, dont nous avons vu le rôle joué par les Barberini, fut l´héritage de son père Ferdinand II qui la déclencha. Avec lui la
BOHEME deviendra propriété personnelle des HABSBOURG, après la bataille de la Montagne Blanche en 1620.

 



Bien LA DALLE DES ROIS DE BOHEME  est l´une des quatre énigmatiques  inscriptions qui figurent au dos du miroir de LA COMTESSE DE CAGLIOSTRO dans les célèbres Lupin de Maurice LEBLANC que nous savons lié au secret de Rennes -Le-Château, puisque entre autres choses,  il nomme Monseigneur de Bonnechose comme héritier du secret d’ALCOR, donc l’ancien évêque de Carcassonne prédécesseur de Mgr Billard, protecteur à son tour de Bérenger Saunière.

Comme on retrouve l´
abbé Gélis dans HERLOCK SHOLMES ARRIVE TROP TARD détenteur de la clé d’un souterrain à trésor, que Henri IV aurait découvert l´avant-veille de la bataille d ’ARQUES, le roi  Louis XVI en serait également connaisseur. Ce n´est que le nom du curé de Coustaussa que Bérenger Saunière consulta après la découverte d’un mystérieux tombeau et dont l’assassinat est resté inexpliqué.

Cette dalle sera découverte par Arsène Lupin dans
L´ILES AUX TRENTES CERCUEILS, dont l´action se déroule à RENNES en Bretagne et plus précisément sur  l’île de Sarek    Maurice nous décrit un « Prieuré » séparé en deux par une énorme coupure. (Sarek serait  l’anagramme Arkes , c´est à dire Arques, pour Pierre Silvain tandis que pour AlSufi ce serait une autre îles- voir son article sur le portail de Rennes-le-Château.  Cette énorme coupure peut être aussi celle de l´empire espagnol séparé par la France, d´où la rencontre de François 1er et de Charles Quint immortalisée , entre autres, sur le CELESTIN V.

 

 

LES HABSBOURG, PAX681 et le 813

 



Vue de Flandres par Teniers

De l'autre côté du Rhin, Richelieu ne put supporter l'idée de voir se reconstituer l'empire de Charles Quint, du fait des possessions territoriales des Habsbourg. Il prit la suite de ce conflit commencé par les suédois. Il fut relayé par Mazarin. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournèrent Maximilien de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche.

Fort de sa victoire, Ferdinand II décréta le fameux Édit de Restitution qui ordonnait à tous les protestants de rendre les bénéfices ecclésiastiques qu'ils avaient sécularisés depuis le paix d'Augsbourg.

Pour comprendre cette PAIX il faut remonter à Charles Quint, qui par l´édit de Worms interdit strictement l’exercice de la religion protestante. Il recommence en 1529 en réunissant une diète à Spire qui décide que la messe doit être célébrée selon le rite catholique même dans les territoires réformés. Les partisans de Luther  bien sûr refusèrent cette décision , ils  furent dès lors surnommés protestants.



L’Empereur alors opte pour l'action militaire, combattant les princes luthériens unis. Malgré sa victoire militaire, une négociation s'impose car les protestants comptent trop d’adeptes parmi les puissants princes allemands. Une négociation commence à Augsbourg

Le 25 septembre 1555, la Paix d'Augsbourg suspend les hostilités entre les États luthériens et les États catholiques en Allemagne. C’est un compromis qui n’a pu voir le jour qu’en éludant un grand nombre de questions litigieuses. Elle repose sur un principe fondamental : cuius regio, eius religio soit tel prince, telle religion.

Les princes et les seigneurs étaient désormais libres de choisir, pour eux et leurs vassaux, entre les deux religions chrétiennes. Les sujets en désaccord avec la religion de leur suzerain avaient le droit d’émigrer. Elle permet aux princes protestants de conserver les biens de l'Église qu'ils ont sécularisés

Cette paix relative prendra fin en 1
618 avec la défenestration de Prague qui est à l'origine de la guerre de Trente Ans.

Par contre la fin de l´Empire n´aura lieu qu´avec François 1er  d´Autriche, gendre de Napoléon en 1
813 : Empereur contre empereur !

813 , c´est le titre de l´un des
Lupin, c´est aussi l´année de fondation de l'abbaye bénédictine Notre Dame d'Aleth,  qui sera promue cathédrale en 1318 par le pape Jean XXII.  L'évêque de ce siège prenait le titre de comte d'Aleth.  Son église est dédiée à la Sainte vierge et à Saint Pierre.

 

 

 

 

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