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Le Coin de l´Enigme : L´Ormus (3)


Les Deux Arches
Si sur
la première partie de ce chapitre dédiée à l´ORMUS j´ai parlé de l´Arche de
Moise, celle de Noé est la première Arche d´Alliance.
Construite sur les plans donnés par Yahvé, c´est , comme celle de Moise , une
demeure protégée par lui , un temple ambulant, le symbole de sa présence , elle sauvera ses élus. Ce sanctuaire mobil garantissant
l´alliance avec Dieu, elle disparut sur le Mont Ararat
Selon la légende, la seconde arche fut caché par Jérémie au
retour de sa captivité , sur le Mont Nébo là ou Moise fut enterré et elle
devrait réapparaître à l´aube d´un nouvel âge. C´est à dire, toujours suivant
la légende 2.618 ans
après Jérémie, soit en 1975 de notre ère, correspondant à
l´aube de l´ère du Verseau.
Jérémie, est l´un des quatre grands prophètes, né vers 643 avant JC De sa
mort nous ne savons rien, sinon qu´elle eut lieu loin de son pays, qu’il
disparut, dans cette Egypte dont Dieu avait dit : «Vous ne
retournerez plus par ce chemin-là» (Deutéronome 17:16).

Le
« bois résineux », se dit en en hébreu « bois
גפר » , littéralement gofer ou gopher.
La Jewish Encyclopedia avance que cette expression est très
probablement une traduction du babylonien gushure iş erini ,
« poutres de cèdre »ou de l’assyrien giparu ,
« roseau ».
La Vulgate latine, au Ve siècle,
l’a transcrit en lignis levigatis , « bois poli ». La
Septante grecque, quant à elle, ne mentionne aucune variété de bois en
particulier mais évoque la construction d’une grande embarcation carrée,
goudronnée à l’intérieur et à l’extérieur de la coque
De
vieilles traductions anglaises, dont la Bible du roi Jacques du XVIIe siècle,
choisissent tout simplement de ne pas traduire l’expression.
Plusieurs traductions modernes font le choix du cyprès sur la base d’un faux
raisonnement étymologique induit par des rapprochements phonétiques, et ce
bien que le mot hébreu employé dans la Bible pour désigner le cyprès soit
« erez ».
D’autres versions contemporaines proposent le pin ou reprennent l’idée du
cèdre. Des suggestions les plus récentes, entre autres, ont émis l’hypothèse
que le texte ait perdu son sens par altération au fil des siècles, qu’il
fasse référence à un type de bois aujourd’hui disparu ou qu’il s’agisse
simplement d’une mauvaise transcription du mot kopher,
« résine ». Aucune de ces diverses possibilités ne fait cependant
l’unanimité à l’heure actuelle. (Source Wikipédia)

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Cèdre
( comme le Temple de Salomon), roseau, cyprès, pin ou tout simplement bois poli le fait est que le bois utilisé
pour les bateaux fut l´ORME, qui a le bois le plus
résistant et le plus étanche pour toutes les parties du bateau touchant
l’eau, utilisé pour les outils, les tonneaux, les charpentes, les joints de
roues, vis de pressoir, arbres de roues de moulins, conduites d’eau.
Faut-il s´étonner sur l´axe de la roue
s´appelle l´arbre, cette roue renvoie à celle de la carte X du TAROT
(Tora inversée ) la RouX de la
Fortune.
C´est sur une arche de roseau que Moise fut livré aux eaux du Nil
Des pierres précieuses, brillantes comme en plein jour,
éclairaient l´Arche. Pierre de feu peut-être ?
Symbolisme Chrétien de l´Arche de Noé
Augustin d’Hippone
(354-430), dans La Cité de Dieu, démontre que les proportions de
l’arche correspondent à celles du corps humain, qui est aussi le corps du
Christ, qui est aussi l’Église[]. ( le corps humain, comme temple- Voir
chapitre sur les Cathédrales )
L’identification de l’arche à l’Église peut se retrouver dans le rite
anglican du baptême, lequel consiste à demander à Dieu, « qui dans [Sa]
grande pitié a sauvé Noé », de recevoir au sein de l’Église l’enfant
qu’on lui présente.( Initiation )
Jérôme de Stridon
(347-420), s’intéressant à la figure du corbeau qui partit et ne revint pas,
le surnomma « l’infect oiseau de la corruption[ ]», qu’il convient d’expulser de soi par le
baptême. Afin de recevoir la colombe
avec la branche d’olivier qui depuis lors symbolise le Saint-Esprit, l’espoir
du salut et, la paix.( Communion )
Tandis
qu´ Origène (182-251),plus pratique, répliquant à un adversaire qui doutait
que l’arche ait pu contenir tous les animaux du monde, développa un
argumentaire au sujet des coudées. Le théologien répondit que comme Moïse, l’auteur traditionnel du livre de
la Genèse, avait été élevé en Égypte antique, ceci l’a amené à s’exprimer en
coudées égyptiennes, plus grandes que la moyenne. L’arche avait par ailleurs
la forme d’une pyramide tronquée, rectangulaire plutôt que carrée à sa base.
Ce n’est qu´après le XIIe siècle
qu´on lui donna la forme d´une boîte rectangulaire dotée d’un toit incliné.
Un corps humain initié et en communion avec l´Univers fait brillait ses
pierres précieuses qui illuminent de l´intérieur l´extérieur. On est donc
revenu à l´Arbre de Vie de la Kabbale.

Le Miroir
Revenons à Messire Gauvain qui nous
servit d´introduction au dernier chapitre.
Messire Gauvain passe un pont et entre au
château, arrivé en haut, au point le plus fort de la place, il aperçoit en un
pré sous un orme une pucelle qui mirait son visage, d’une
blancheur de neige. Un étroit cercle d’or couronnait ses cheveux. Messire
Gauvain met son cheval à l’amble et l’éperonne.
- Doucement, sire, lui crie-t-elle. Un peu de mesure !
Faut-il s´étonner si Logres, la pucelle
couronnée attend le cavalier Gauvain sous un orme ? Sous l´arbre de
Justice, de Vie , capable de régénérer le corps du cavalier, mais aussi de
lui donner la Mort. C´est le Labyrinthe, l´arbre central qui relie le Haut au
Bas
La force de L´Orme attend depuis une éternité, source de la vie et de la
régénération qui invite le candidat à passer la frontière du monde de
l’illusion pour entrer dans le nouveau champs de vie.
Nous avons déjà rencontré les contes de fées en relation avec les Symboles de
Marie Madeleine, la blancheur de la
Dame rappelle Blanche Neige et les sept nains…sept comme les 7 centres de la
Kundalini, mais aussi les sept prophétesses de la Tora.
.
Cette vierge , couronnée d´un cercle se mire dans un miroir, dans les contes
du Graal rien n´est mis par hasard. Cet objet qui pour l´Eglise symbolise la
Vanité , la prostitution, que nous retrouvons souvent sur les portraits de
Marie Madeleine, le miroir fut le support d’un symbolisme extrêmement riche
dans l’ordre de la Connaissance pour le monde égyptien, grec, chinois,
bouddhiste et musulman.

Marie Madeleine de G. de la Tour
La lumière sort du sommet Crâne, point de la Kundalini,
porte par laquelle les égyptiens faisaient sortir le Ka, l´Ame
Le
miroir c´est l´Âme. Suivant son orientation, il reflète la beauté ou la laideur. Le
miroir poussiéreux représente le cœur de l’homme, incapable de réfléchir la lumière
divine pour la projeter dans la tête et éclairer ainsi la conscience.
Ainsi, la première phase du processus gnostique est avant tout la
purification de l’âme : le miroir doit retrouver une qualité parfaite,
sa surface doit être parfaitement polie et pure afin de retrouver ses
pouvoirs.
Dans la littérature islamique, la coupe de Jamshid, roi légendaire d’Iran,
est en réalité un miroir qui permet de lire le passé, le présent et l’avenir.
On retrouve ce genre d´objet dans les légendes nordiques, de là puisa Tolkien
son miroir pour Galadriel, cette blanche Dame couronnée
Elle symbolise à son tour le cœur de l’initié. Le Cœur étant symbolisé par un
miroir - en métal, jadis - la rouille symbolise le péché et le polissage du
miroir sa purification.
Dans la Grèce antique, le miroir était aussi le signe de l’initié aux
Mystères. Sur certains vase, le Dieu des Mystères, Dionysos, est représenté
un miroir à la main. Souvent, il le tient derrière le dos de quelqu’un -
dévoilant ce qui est caché - ou le présente à celui-ci, afin qu’il y voie
l’image de son âme divine.
Et c’est bien ce double aspect que représente
« l’orgueilleuse »
Logres : la force de l’âme nouvelle et l’initiatrice
Logres, ce nom rappelle l´Ogre avec ses bottes de 7 lieux, mais aussi le
géant Og qui voyagea au sommet de
l´ARCHE de NOÉ. Avec une longévité de 3000 ans, on retrouve cet Og au
pays de Canaan, avec l´épisode de la grappe géante que Poussin immortalisa
avec ses Quatre Saisons.

Le Miroir de Galadriel, vase qui montre
l´avenir, posé sur un arbre. Reine blanche couronnée, initiatrice des hobbits
qui sont sur le Chemin.
Poudre blanche et eau, source de lumière, comme ORMUS
Cet
Arbre est de polarité féminine, on le rattache à la femme dans la tradition
nordique car c’est à partir de cet arbre que la première femme naquit
(l’homme quant à lui naquit d’un frêne). Il représente aussi un aspect de la
Déesse-Mère relié à la Terre.
Est-ce pour cela que Notre-Dame repose sur un puits, dans nos
cathédrales ? Notre Dame, cette Vierge est le Vase contenant l´Esprit
des choses ou Vase Spirituel, nous dit Fulcanelli. C´est la Lune qui reçois
les rayons de Soleil et qui les conservent secrètement en son sein. Elle
symbolise les métaux planétaires, poursuit-il.
Au sujet des médaillons de Notre Dame
de Paris il parle de celui qui représente un miroir : Sur le second
médaillon, l´Initiateur nous présente
un miroir soutenu par une main tandis qu´il soutient de l´autre une corne
d´Amalthée ; à côté ,nous voyons l´ARBRE DE VIE.le miroir symbolise le
commencement de l´Œuvre, l´Arbre de Vie indique sa fin et la corne
d´Abondance, le résultat.
En alchimie c´est la matière prime , celle que l´artiste doit
choisir pour commencer son œuvre, on la nomme Miroir de l´Art
C´est dans ce miroir qu´ Aristote et Avicenne virent la Création du Monde.
LE MIROIR, POURSUIT FULCANELLI , CET OBJET SI DEPRECIE C´EST AUSSI L´ARBRE DE
VIE,
L´ELIXIR OU LA PIERRE PHILOSOPHALE.
Et nous avons vu dans le premier chapitre que la Pierre Philosophale c´est
l´ORMUS
Le Méridien
N´oublions pas que dans son oeuvre
« Le Mystère des Cathédrales », Fulcanelli divise son livre en trois
parties, portant chacune le nom d’une ville placée sur le Méridien de Paris:
Amiens, Paris, Bourges, il cite au passage Limoux . Ces églises suivent la
Rousse Ligne et sont liées à la date 17 Janvier, date à laquelle Nicolas
Flamel réalisa son Grand Œuvre. Saint Sulpice fut l´évêque de Bourges et sa
fête est aussi celle de Roseline et de saint Antoine l´Ermite un 17 Janvier.
Mais aussi celle de saint Genou , et donc des Initiés.
Saint Vincent de Paul lié à Aleth fut
abbé de Saint-Sulpice, il devient alchimiste et après un voyage à
Narbonne à son retour des galères, il construisit un hôpital Sainte-Rennes en
Bourgogne nous dit Fucanelli.
17 Janvier est aussi la date de l´ opuscules, « Le Serpent
Rouge » gardé à la BN de Paris
qui partant de Saint Sulpice, mène au tombeau d´Arque, que Poussin aurait
peint, avant qu´il n´exista, en passant sur la tombe d´un des derniers Grand
Maître du Prieuré de Sion, d´après la liste figurant sur ce Serpent, Jean
Cocteau enterré à Milly-la-Forêt, sur le méridien de Paris.
Mais restons « alchimiques » cette pierre de feu c´est le cœur,
l´âme .Avec elle on peut transformer le diable en un simple cochon, le pain
en roses même en hiver, un métal vulgaire en or car elle est liée à Dieu par
un cordon . Ce lien est symbolisé par le Méridien du berger Pâris, celui de
par Isis, Notre Dame voilée. La quête étant réservée aux chevaliers alors que
les Dames les initient tout le long du Chemin labyrinthique.

Tombeau d’Isis, près de Memphis. Sur le socle de la statue cette
inscription était gravée :
« Je suis tout ce qui fut, ce qui est, ce qui sera et aucun mortel
n’a encore osé soulever mon voile. »
Sous ce voile, se cachent tous les mystères et le savoir du passé…
Le retrait du voile d’Isis représente la révélation de la lumière et réussir à
soulever le voile d’Isis, c’est devenir immortel.
Cette inscription
rappelle le Tétragramme YHWH, havah
qui combine « être » et « devenir » à la fois c´est à dire j'étais, je suis je serais .
C´est l´ Être Invariable dont parle la Bible du Rabbinat
Selon une autre étymologie, le nom YHWH dériverait de Iahu, déesse sumérienne
dont le nom signifie Colombe d'en Haut et qui s'identifie à Eurynomé, la
déesse de toutes choses du mythe Pélasge de la création. L´origine des
habitants de l´ARCADIE est pélasgique.
Eurynomé est une Océanide, Titanide. Dans la tradition orphique elle est la
première à régner, avec Ophion, sur « l'Olympe neigeux ».
Ils seront détrônés par Rhéa et Cronos. Selon Robert Graves[] ,Ophion est créé par Eurynomé elle-même. Graves rapproche ainsi Ophion
d'Ouranos, lui aussi enfanté seul par Gaïa à laquelle il s'unit ensuite et
comme divinité personnifiant le Ciel.
Cette Eurynome était representée avec une queue de
poisson, comme Mélusine.
" Je suis ce que je suis " c´est ainsi que le Dieu du buisson
ardant se présente à Moise. Est-ce pour cette raison qu´ Enguerrand Quarton représente cette scène avec une vierge
portant son enfant sur un bois ardant ?

Eurynomé et Ophion
Suite :L´Orme de la Marche, Arbre de Saint
Martin

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