Les Lamentations de Marie Madeleine sur le corps du Christ ,tableau  d´Arnold Böcklin fin 1800


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Christ et la Femme Adultère.

 


A comparez d´abord avec ceux de
Cranach le Vieux , ( 2 ) , ( 3 ) sur lesquels Jésus saisit la femme par le poignet  tandis qu´ici il la prend par la main. La tête d´elle semble s´appuyer sur l´épaule de Jésus. Madeleine est souvent associée à cette femme , cette pécheresse sauvée.
Et bien regardez son ventre arrondi, qui contrairement à une mode en vogue à cette époque ressemble bien plus à celui d´une femme en ceinte.

 « Taille étroite et très cambrée, accentuée par le coussin de plume que l'on pose sous la ceinture, seins menus, hauts et en globes, bouche petite, yeux bridés, teint blanc et diaphane, sourcils et cheveux épilés pour rendre le front haut et bombé. » La
mode de la première moitié du  XVº. S. qui faisait de drôles de silhouettes., donc attention à ne pas s´y laisser prendre

 

 

 



Les Adieux de Jésus à sa Mère
Cliques

 

Jésus prend congé de sa famille .Sur le côté droit on voit Jérusalem  qui n´est pas très loin donc il pourrait s´agire de Béthanie, puisqu´il fallait s´y rendre pour célébrer la Pâques juive. Une femme prie, l´autre pleure, seule celle habillée de rouge semble tranquille. Les regards de deux disciples se dirigent vers elle , habitée de  rouge et le blond semble même lui adressait la parole. Ses mains unies par ses doigts entrelacés encerclent son gros ventre. Son état est de Bonne Espérance sans aucun doute ! Il ne peut s´agire que de Marie Madeleine puisque voyez que ce même artiste la dessine auprès de Jean Baptiste sur un autre tableau.  Marie Madeleine porte sa jarre ouverte en signe de secret dévoilé, découvert.

On dirait un avant et un après la mort de Jésus

 

 

 

Madeleine et Jean le Baptiste

Madeleine avant l´adieu

 

 

 

 

Ce geste, plus ou moins joli, plus ou moins parlant se retrouve sur bon nombre d´œuvres, voyons quelques exemples :

 


Madeleine de Hans Memling
Cliques

Maître de Budapeste : Marie Madeleine ouvre ses bras, aux doigts entrelacés comme si elle berçait un petit, tout en le regardant. Elle est placée du côté gauche de Jésus, dont la tête penche avec la même inclinaison , vers Jean et la Vierge. Seul ce dernier regarde la croix

Van der Weyden : Marie semble aussi tenir un bébé, mais ses mains qui se rejoignent sont cachées par sa cape blanche.

Van der Weyden :  Sur son fameux retable Déposition , sa Marie Madeleine reprend le geste de Maître de Budapest, les paumes vers le Christ

Duccio Di Buoninsegna : Ici c´est Jean qui entrelace les doigts mais les paumes vers le bas, alors que la femme croise ses poignets, comme sur l´anonyme italien

Jean van Eyck :
Marie Madeleine , par ses couleurs vert et rouge est à genoux ,doigts croisés et paumes vers le haut, vers le Christ ,que l´on transperce d´une  lance , il est presque nu sous ce voile transparent.  Deux  des femmes portent également le rouge , la première ne croise que ses mains l´une sur l´autre, tandis que la seconde pose sa main sur son ventre pendant qu´elle se mouche. Une troisième en noir entrelace ses doigts  sur son abdomen, comme les vieilles qui reposent

Andrea Da Firenze ( Voir haut de page ) Jean et Marie croisent leurs doigts mais les expressions sont très différentes. Les doigts de Jean semblent se croiser vers l´intérieur.

 


Albert Durer:  Sur sa gravure des Lamentations au N Inversé , Madeleine , enfin la dame à  la coiffe différente croise les doigts, ses bras sont arqués. Mais il y a une autre bizarrerie sur cette œuvre entre deux femmes , cinq en total, le corps de Jésus est placé sous la robe d´une dame orante. Celle qui se tient debout derrière Madeleine semble portait un enfant qu´elle embrasserait sur le front.

Correggio :
Voyez cette magnifique Madeleine, ses doigts se croisent de façon peu commune pourtant la peinture est très réaliste. Ici cette rouquine aux longs cheveux est mise en parallèle avec la position du crucifié déjà au sol Comme en parallèle sont représentés le corps de Marie la Mère et celui de son fils sur le Weyden du Prado qui appartenu à Philippe II

 

 Le langage des mains :  L´homme a toujours fait une distinction entre la main gauche et la droite , afin de désigner des activités ou des trajets d´initiation ,sinon opposés, du moins complémentaires .

Main droite de miséricorde ( Dieu de l´Alliance -Arche), main gauche de rigueur ( Dieu des Armées)
Droite Magie Blanche, Gauche Magie Noire : les deux Voix !

Méditation intérieure, harmonie /délivrance par l´arrachement, rupture, désintégration des contraires, libération radicale de l´esprit où se révèle l´Unité Primordiale.

Dans la maçonnerie la chaîne des frères est constituée par des mains croisées.

Les mains cachées sous le manches sont un signe de respect envers les rois envers Dieu , comme Moise qui cacha les siennes pour recevoir les Tables de la Loi.

Alors que le Coran dit : « 
En invoquant Dieu,montres-lui l'intérieur de tes mains et non l'extérieur ;lorsque tu auras fini , passes les deux mains sur ton visage. »

 

Gauche c´est le côté féminin, la beauté , droite le masculin : Homme / Femme ; action/passivité 

Les mains serrés sont la marque de la fidélité et de l´union.


 

Le geste de Marie de Magdala ne peut être plus clair , sinon voyait qui dirige la mise à tombeau de Jésus Christ
chez 
Badalocchio Sisto, alors que les autres femmes sont avachies.

Regardez cette pierre angulaire, mise juste devant le sépulcre en pierre…
ne rappelle-t-elle pas celui de
Poussin avec ses trois bergers et la…Dame